fond Féminicide de Mérignac : une prise de dépôt de plainte qui pose question
Féminicide de Mérignac : une prise de dépôt de plainte qui pose question

Féminicide de Mérignac : une prise de dépôt de plainte qui pose question

Chahinez Daoud est morte le 4 mai 2021, tuée par son mari. Avant ce meurtre, la jeune femme porte plainte en mars. En face d'elle, le policier qui écoute est lui-même reconnu coupable de violence conjugale. Rappelons que pour rentrer dans la police, il faut un casier judiciaire vierge. Mais cette règle ne vaut que pour le recrutement. Une fois policier, une condamnation ne signifie pas destitution. Me Laurent-Franck Lienard, avocat pénaliste, explique que le tribunal peut prononcer une peine complémentaire interdisant aux policiers concernés d'exercer professionnellement. Cela ne fut pas le cas le 10 février 2021 au tribunal de Bordeaux. Pour avoir battu sa femme, le policier écope de huit mois de prison avec sursis sans suspension ou révocation de la police. Dans son jugement, le tribunal interdit au policier de porter une arme. Ainsi, il ne peut donc plus travailler sur la voie publique. Et sa hiérarchie, pourtant au courant de sa condamnation, le charge du dépôt de plainte au commissariat. C'est lui qui a enregistré celle de Chahinez Daoud contre son mari violent. Et après la mort de la jeune femme, une enquête révèle que le recueil de plainte a été bâclé par le policier. Il a fait des erreurs, n'a pas envoyé tous les éléments au procureur, notamment la retranscription de l'audition. La plainte n'entraîne pas l'arrestation du mari de Chahinez Daoud. Un mois et demi plus tard, il lui tire dessus et la tue devant chez elle.
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Publiée le 22 juillet 2021 à 20:09
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