fond Le cidre, un marché en pleine effervescence
Le cidre, un marché en pleine effervescence

Le cidre, un marché en pleine effervescence

"Du citron vert, de la menthe fraîche, du rhum et une petite touche finale avec le cidre”. Dans ce bar parisien, on vous sert plutôt du “Cidrito”. L'établissement propose plus de 140 cidres différents, en cocktails, en bouteille ou à la pression. Les consommateurs en quête d’authenticité se laissent tenter par cette boisson artisanale. "C’est doux, c’est sucré”. “C’est moins calorique que la bière”. Pour produire le cidre le plus naturel possible, il faut prendre soin de sa matière première. Antoine a repris l'exploitation familiale il y a 5 ans. Ses grands-parents vendaient leurs pommes à une coopérative pour en faire du Calvados. Il a décidé de miser sur le cidre et de le produire lui-même. Tout commence par la récolte à la main. Car la machine abîme les fruits. Les pommes sont stockées deux à trois semaines afin d'atteindre la maturité. Antoine a travaillé plusieurs années pour des domaines viticoles en Bourgogne. Un savoir-faire qu’il applique dans ses vergers. La demande est forte. Le producteur doit planter des hectares de pommiers tous les deux ans pour pouvoir y répondre. Depuis son installation, il a multiplié ses ventes par quatre. “J'augmente à peu près de 5 000 bouteilles tous les ans”. Ce marché en pleine expansion pousse les cidriculteurs à innover. Certains s’essaient même au millésime comme Damien. Environ 30 000 bouteilles sommeillent désormais dans sa cave. “C'est du millésime 2020. L’idée est de le commercialiser à partir de 2022 pour qu'il y ait minimum un an de vieillissement”. Un pari dans cette famille qui cultive la pomme depuis trois générations. “C'est vraiment d'aller toucher une nouvelle clientèle qui connaît que le cidre industriel. On va lui montrer qu'il n'y ait pas que ce cidre industriel qui existe”. Les commandes sont au rendez-vous. Damien est prêt à investir 300 000 euros pour s'agrandir. S’il peut aujourd'hui envisager des travaux, c'est parce qu'il est monté en gamme. Ses prix ont évolué. “Mon père en 95 a démarré avec 1,50 euros la bouteille. Aujourd'hui, on est plutôt autour de 4,5 euros". Le savoir-faire des cidriculteurs est reconnu. La Normandie compte trois appellations d'origine protégée. Un gage de qualité qui séduit à l'étranger. “En 2018, on faisait à peine 5% d’export et aujourd'hui, on fait un bond de 25%”. Ces nouveaux cidres se retrouvent désormais sur la table des restaurants gastronomiques. À Caen, plusieurs plats sont servis avec du cidre. “J'ai été surpris ! Ça se mariait très bien avec le plat”. Le cidre des poussières perd peu à peu son image pour conquérir de nouveaux marchés. Plus de 80 millions de litres sont vendus chaque année en France.
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