fond Le recul de l’épidémie se ressent-il aussi en Rhône-Alpes ?
Le recul de l’épidémie se ressent-il aussi en Rhône-Alpes ?

Le recul de l’épidémie se ressent-il aussi en Rhône-Alpes ?

Alors que le nombre de patients augmentait chaque jour de façon alarmante dans les hôpitaux, nous avions consacré plusieurs reportages à la situation dramatique en Auvergne-Rhône-Alpes, l'une des régions les plus touchées par l'épidémie. Les hôpitaux étaient proches de la rupture. Depuis début novembre, la situation s'est améliorée. Le taux d'incidence (nombre de cas pour 100 000 habitants) a chuté de plus de moitié. Après 37 jours intubé, un patient Covid va pouvoir commencer à respirer de nouveau. À Lyon, dans les services de réanimation parmi les plus débordés de France, ce sont de bonnes nouvelles comme celle-ci qui font tenir les soignants. "Ça fait toujours du bien de voir que le patient, qu'on a pris en charge pendant des semaines, va réussir à respirer tout seul. C'est un moment assez fort", nous a confié Léa Philippe, infirmière à l'hôpital de la Croix-Rousse. Il y a trois semaines, lorsque nous étions venus à l'hôpital de la Croix-Rousse, la réanimation était déjà saturée. "Dès qu'on ouvre des lits, ils étaient pleins le soir", nous expliquait le Pr Jean-Christophe Richard. Aujourd'hui, la tension est toujours la même. Mais des transferts de malades, une quarantaine, vers d'autres régions ont permis d'éviter la catastrophe. "Sans ces transferts, il est possible qu'on ait été débordé", a déclaré le chef de service. "On a plus de malades que de nombre de lits de réanimation", a-t-il ajouté. Depuis la deuxième vague, sur 152 patients transférés dans toute la France, 116 venaient d'Auvergne-Rhône-Alpes. Comme de l'Hôpital Privé de la Loire à Saint-Étienne. Fin octobre, les services se réorganisaient : des chirurgiens ou des médecins sur d'autres spécialités étaient amenés à prendre en charge les patients Covid. Et ce ne sont pas les seuls. Des médecins libéraux extérieurs à l'hôpital ou des infirmières d'autres spécialités sont venus en renfort. Dans l'établissement, le nombre de lits de réanimation a été multiplié par quatre. Mais depuis une semaine, les entrées de nouveaux malades se stabilisent.
Le journal de 20h
3m08
Publiée le 19 novembre 2020 à 20:01
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