Natalistes aux États-Unis : ils veulent sauver l'humanité

Natalistes aux États-Unis : ils veulent sauver l'humanité

Il est le plus célèbre porte-parole du mouvement, Elon Musk, milliardaire et militant pronataliste. Le patron de Tesla est père de onze enfants et s'affiche très souvent avec sa progéniture, car il en est persuadé. La baisse de natalité va entraîner le déclin de notre société. Et il n'est pas le seul. La tendance nataliste renaît aux États-Unis et a même tenu sa première grande conférence il y a quelques mois. Un rassemblement dominé par les ultraconservateurs. Certains gravitent déjà dans l'entourage du candidat Donald Trump. Dans leur tête, c'est la civilisation occidentale blanche qui est menacée. Car tout s'appuie sur un fait : la natalité est en berne dans les États-Unis, comme dans la plupart des pays développés. Et si vous allez poser la question sur un campus américain, vous n'y entendrez aucun projet de familles nombreuses. Crise climatique, inflation ou guerre, chez les 18-34 ans américains, 20 % ne veulent pas d'enfants, et 30 % ne sont pas sûrs d'en vouloir. Face à ce phénomène, Malcolm et Simone Collins veulent sauver la planète. Comment ? En faisant un maximum d'enfants. Ce couple de chefs d'entreprise de Pennsylvanie en a déjà trois, bientôt quatre, et il ne compte pas s'arrêter là. Les Collins appartiennent à cette mouvance nataliste. Selon eux, les pays où l'on fait trop peu d'enfants courent tout droit vers l'extinction de leur population. Et ils en sont sûrs, l'enjeu démographique va bientôt devenir aussi pressant que la crise climatique. Et pour ceux qui ne veulent plus procréer par crainte de l'avenir ou par souci de préserver la planète, le couple a un message : "Si vous estimez que l'éducation, la connaissance, les droits des femmes sont importants, alors l'avenir dépend de votre capacité à faire des enfants et à leur transmettre ces valeurs". Une vision démentie par la majorité des démographes et économistes. Natalité, mais aussi avortement, ces sujets occuperont une place centrale lors de l'élection présidentielle de novembre prochain. TF1 | Reportage A. Monnier, M. Derrien

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