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Pénurie de médicaments : la solution de la relocalisation

Pénurie de médicaments : la solution de la relocalisation

Grégoire Colomb, pharmacien, s’y est habitué. À chaque commande chez son grossiste, des médicaments manquent à l’appel, et notamment de l’antibiotique le plus prescrit aux enfants : l’amoxicilline en flacon. Jusqu’en mars, il sera délivré au compte-gouttes. Même tension d’approvisionnement pour le paracétamol sous certaines formes. Pour éviter la panne sèche, chaque pharmacie reçoit un seul carton par mois, et chaque patient, deux boîtes maximum, comme pendant le Covid. De 405 ruptures de médicaments en 2016, on est passé à plus de 2 000 l’an dernier. Parmi les explications : la mondialisation de la production. En pleine pandémie, le gouvernement a débloqué 120 millions d’euros pour aider les industriels à relocaliser dans l’Hexagone. Un défi relevé par l’usine Seqens à Roussillon (Vaucluse). Dans deux ans, 10 000 tonnes de paracétamols sortiront d’ici par an, soit un tiers des besoins européens. À Salin-de-Giraud (Bouches-du-Rhône), un autre industriel relocalise un produit stratégique pour l’armée : un anesthésique indispensable sur les terrains d’opération. En deux ans, dans le pays, moins de la moitié des produits pharmaceutiques jugés indispensables a été relocalisé. TF1 | Reportage C. Bayle, J.Y. Mey
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Journal de 20 heures
2m40
24 nov. 2022 à 19:25
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