fond Piqûres mystérieuses en soirées festives : agression ou psychose ?
Piqûres mystérieuses en soirées festives : agression ou psychose ?

Piqûres mystérieuses en soirées festives : agression ou psychose ?

Le calvaire dure depuis maintenant presqu'un mois pour Zoé. La jeune femme ne sait toujours pas quel individu l'a piquée à la jambe ni avec quelle potentielle substance lors d'une soirée en boite de nuit à Grenoble. Les résultats toxicologiques n'ont rien donné. "On n’a toujours pas trouvé ni ce qu'on injecte, ni les personnes qui font ça. On se demande si on trouvera un jour ou si c'est juste en vain tout ça". Depuis plusieurs mois, une centaine de plaintes ont été déposées à Rennes, Nantes, Paris, Grenoble, Béziers, Montpellier ou encore Toulouse. Dans chacun des cas, aucune seringue n'a pour l'heure été retrouvée et aucun suspect interpellé. Rien non plus du côté du laboratoire : "On a analysé du sang, des urines. On a même analysé des cheveux. Et dans tous ces prélèvements, on n'a rien trouvé", nous confirme le Pr Jean-Claude Alvarez, chef de service toxicologique à l'hôpital de Garches (Hauts-de-Seine). "Je pense même qu'on injecte rien", ajoute-t-il. À Grenoble où l'on enregistre une vingtaine de plaintes, le procureur se dit lui-même perdu. "On n'a pas de traces de vols ni de plaintes pour agressions sexuelles consécutives aux piqûres. La question qu'on se pose, c'est évidemment de savoir si les gens ne piquent pas pour juste piquer, créer une psychose ou ennuyer les autres". En Grande-Bretagne, le même phénomène des piqûres sauvages a été largement recensé entre septembre et janvier dernier. Pour autant, aucune analyse toxicologique positive n'a été relevée. T F1 | Reportage F.X. Ménage, C. Blampain, A. Janon, B.Gereys, S. Deshaies, D.Riquois
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Journal de 20 heures
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10 May 2022 à 20:14
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