Port d'armes dans la police : quelles sont les règles ?

Port d'armes dans la police : quelles sont les règles ?

Dans la vidéo en tête de cet article, on peut voir l'arme portée à la ceinture par les 150.000 agents de police. Pour TF1, Michel Haccos, armurier chez Armurerie Tatanka à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne), s'est prêté à une simulation. Est-il possible de s'en emparer ? Premier rempart : l'étui réglementaire. Il possède un cran de sécurité qui bloque l'arme. L'enquête devra déterminer si le policier du XIIIe arrondissement portait bien l'étui réglementaire et s'il n'était pas défaillant. Il existe une deuxième sécurité : la dragonne. Elle relie l'arme au policier, populaire pour les fonctionnaires à moto, mais aucune obligation d'en emporter une. Sur l'arme elle-même, quel dispositif ? Aucun cran de sécurité, et cela va plus loin. Une balle est toujours engagée dans le canon, prêt à partir. Une nécessité pour la mission des fonctionnaires de police. "D'armer et charger une arme dans la voie publique dans une période de stress, c'est pratiquement impossible, pas assez rapide dans le cas d'une attaque au couteau ou pas mal de choses", explique Yves Gollety, président de la chambre syndicale des armuriers. Une précaution tout de même. Le premier tir exige une pression plus forte sur la gâchette pour éviter les coups de feu accidentel. Les autres tirs, eux, peuvent s'enchaîner. Un fonctionnaire de police qui se fait arracher son arme, une situation très rare. Pour retrouver un cas similaire à celui d'hier, il faut remonter à 2001. TF1 | Reportage F. De Juvigny, F. Monbec

Journal de 20 heures
1m35

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