Quatre morts dont un gendarme : l’état d’urgence décrété en Nouvelle-Calédonie

Quatre morts dont un gendarme : l’état d’urgence décrété en Nouvelle-Calédonie

Toute la journée encore, des scènes de chaos se poursuivent. Des centaines de policiers sont pris sous des tirs à balles réelles, désormais mortels. Un gendarme de 22 ans a perdu la vie. Des affrontements ont eu lieu entre des indépendantistes kanaks, forces de l’ordre, mais aussi milices. Trois manifestants ont été tués, plusieurs centaines blessées. Et toujours des commerces pillés, une centaine en 48 heures. Des écoles, des casernes ont été attaquées à la hache. Certains policiers nous confient être dépassés. Devant une grande surface en feu, il n’y a qu’un seul pompier. L’état d’urgence est déclaré, certains habitants n’osent pas encore souffler. Et déjà, dans un autre quartier, le brasier reprend, malgré le couvre-feu. Une infirmière préfère passer la nuit chez des voisins avec ses enfants. Son mari, lui, fera des patrouilles dans le quartier. De l’incendie de son restaurant, Éric n’a vu que des images, de loin. Il est trop dangereux de se rendre sur place. Cette nuit, Nouméa brûle encore. Le couvre-feu est prolongé jusqu'à nouvel ordre. TF1 | Reportage F. De Juvigny, C. Chevreton

Journal de 20 heures
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