fond Quatrième vague : risque-t-on une nouvelle congestion des hôpitaux ?
Quatrième vague : risque-t-on une nouvelle congestion des hôpitaux ?

Quatrième vague : risque-t-on une nouvelle congestion des hôpitaux ?

Depuis quelques jours, le professeur Nicolas Bruder est moins serein. Six patients covid sont soignés dans son service de réanimation à l'hôpital de la Timone (AP-HM) à Marseille (Bouches-du-Rhône), par ailleurs bien rempli. Et il s'attend à de nouvelles tensions au début du mois d'août car le nombre de malades du covid moins grave est déjà en train d'augmenter dans les autres services. "Il y a deux semaines, il n'y avait quasiment pas de malades. Il y avait dix patients covid sur la Timone. Là, on en est à trente patients. Les lits sont pleins et la pression augmente". C'est ce que l'on observe au niveau national. Les admissions quotidiennes à l'hôpital sont en légère hausse, un peu plus de 200 chaque jour. On est donc encore très loin des précédentes vagues de l'épidémie. Et au niveau des réanimations, avec 859 personnes, la situation est stable. Mais à quoi faut-il s'attendre face à la propagation du variant Delta ? L'institut Pasteur a émis plusieurs hypothèses. L'enjeu aujourd'hui, c'est de vacciner en priorité les plus fragiles. "Il y a quand même une proportion non négligeable de 10 à 15% des personnes les plus âgées qui n'est pas encore vaccinée. Il faut se rappeler que lors de la première vague, il y avait à peu près 7% des gens qui avaient été atteints. Et ça avait suffi pour saturer les hôpitaux", explique le Dr Luc Dauchet, maître de conférences en santé publique au CHU de Lille (Nord). La bonne nouvelle vient peut-être d'Écosse. Là-bas, les hôpitaux n'ont pas été submergés alors que le pic de la quatrième vague vient d'être franchi.
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Journal de 20 heures
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Publiée le 22 juillet 2021 à 20:01
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