fond Tuerie de Saint-Just : une famille de gendarme porte plainte
Tuerie de Saint-Just : une famille de gendarme porte plainte

Tuerie de Saint-Just : une famille de gendarme porte plainte

Séverine Morel, veuve du lieutenant-colonel Cyrille Morel, en est persuadée, la mort de son mari aurait pu être évitée. Le soir du 22 décembre 2020, à Saint-Just dans le Puy-de-Dôme, les gendarmes interviennent sur ce qu'ils pensent être un différend familial. Ils découvrent une femme réfugiée sur le toit de sa maison. Le mari surarmé menace de la tuer. Moins de deux heures plus tard, il abat trois gendarmes. La plainte de Séverine Morel dénonce le manque de communication entre la hiérarchie, informée de la dangerosité du tueur et les équipes sur place. Elle attend des explications. À partir de 21h51, le soir du drame, la femme menacée par son mari envoie plusieurs messages à la gendarmerie : "très armé", "entre autre AR-15", "entraîné pour tuer". L'AR-15, un fusil d'assaut, n'est mentionné par le centre opérationnel aux équipes sur place qu'à 22h21, soit une demi-heure plus tard : "L'individu est en possession d'une arme style AR-15". Des équipements trop légers, des renforts intervenus tardivement, pour les plaignants, la gendarmerie doit revoir son mode de fonctionnement. Me Gilles-Jean Portejoie, avocat de la famille du lieutenant-colonel Cyrille Morel, nous a expliqué qu'il n'y a pas de volonté de vengeance, ni d'animosité, mais une volonté d'exemplarité. "Il faut tout savoir pour effectivement que les choses ne se reproduisent pas" ajoute-t-il par la suite. Les familles des victimes espèrent une reconstitution. Contactée, la gendarmerie n'a pas souhaité s'exprimer. T F1 | Reportage S. Chevallereau, A. Ponsar.
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Journal de 20 heures
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9 May 2022 à 20:19
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