Tunisie : la lente dérive autoritaire du régime

Tunisie : la lente dérive autoritaire du régime

Dans l'après-midi de ce dimanche 12 mai, à l’appel de partis d’opposition, les manifestants revendiquent la libération de détenus politiques et des élections équitables. La dernière arrestation date du samedi 11 mai, dans la soirée. Des policiers surgissent au siège de l’Ordre des avocats et s'emparent de l’avocate Sonia Dahmani. Tout part d’une phrase de l’avocate sur un plateau de télévision, “le 20H Carthage”. Après une remarque sur l'arrivée de migrants dans le pays, elle réagit en ces termes : “De quel pays extraordinaire parle-t-on ?” Ce sont des propos vus comme une insulte à la Tunisie. Sonia Dahmani est convoquée par la justice, mais pas de motif, elle refuse de se présenter. On lui reprochait d’avoir porté atteinte à la sûreté publique. La peine encourue est jusqu’à cinq ans de prison. C’est un contexte de répression insufflé par le président Kaïs Saïed. Deux ans après son élection, il s’est octroyé les pleins pouvoirs, suspension du Parlement, détention d’opposants politiques. En un an et demi, plus de 60 personnes, opposants, avocats et journalistes, ont été arrêtés pour des critiques à l’égard du pouvoir. TF1 | Reportage F. de Juvigny, J. Azoulai

Journal de 20 heures
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