fond Violences faites aux femmes : comment mieux recueillir les plaintes ?
Violences faites aux femmes : comment mieux recueillir les plaintes ?

Violences faites aux femmes : comment mieux recueillir les plaintes ?

Ces policiers, dans la vidéo en tête de cet article, viennent d'obtenir leurs diplômes. Mais avant de prendre leurs postes, ils ont une dernière formation obligatoire sur la spirale de violences dans un foyer, l'emprise au sein d'un couple. Durant trois heures, ils apprennent à mieux prendre en charge les faits de violences conjugales pour mener des auditions plus à l'écoute des victimes. Selon le brigadier Jean-Philippe Gorce, correspondant de l'aide aux victimes à la DDSP de Marseille, les violences faites aux femmes sont des violences très particulières à traiter avec un véritable levier psychologique que ce soit pour la victime ou que ce soit pour la posture du fonctionnaire de police. Franchir la porte du commissariat est parfois difficile pour les victimes. Les services de police le savent et ils se sont adaptés, faisant des violences conjugales une priorité dans les affaires à traiter. Dans ce commissariat à Marseille (Bouches-du-Rhône), une cellule spéciale a été créée il y a deux ans. Six enquêteurs travaillent avec les victimes pour libérer leurs paroles et établir un témoignage. L'objectif pour ces enquêteurs est souvent de convaincre les victimes de porter plainte avec des preuves, enquêtes de voisinage et certificats médicaux à l'appui. Ils sont accompagnés par des psychologues et des travailleurs sociaux tout au long de la procédure. Ces policiers s'appuient aussi sur des signalements en ligne via une plateforme qui permet de dénoncer des faits souvent par des voisins ou d'autres membres de la famille ou anonymement. Dans les Bouches-du-Rhône, 600 victimes sont prises en charge chaque mois par les services de police. TF1 | Reportage P. Lefrançois, S. Fargeot, P. Fontalba
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Journal de 20 heures
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Publiée le 25 novembre 2021 à 20:22
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