fond Brexit : les pêcheurs, grands perdants d'un "No deal"
Brexit : les pêcheurs, grands perdants d'un "No deal"

Brexit : les pêcheurs, grands perdants d'un "No deal"

Comme chaque nuit, Laurent Merlin, le capitaine et ses trois matelots partent pêcher dans les eaux britanniques de la Manche. Il viennent y relever leur casier avec des crabes, buleaux, homards. Avec le Brexit, si le Royaume-Uni et l'Union Européenne ne trouvent pas d'accord sur le partage des eaux territoriales, ce bateau Laurent Geoffrey pourrait ne plus avoir accès à cette zone. Ce serait une catastrophe pour ces pêcheurs car près des côtes françaises, la ressource est de plus en plus pauvre. En cas de "No Deal", l'ensemble des pêcheurs de l'Union Européenne se disputeraient une zone de pêche beaucoup plus restreinte et moins poissonneuse. Rien que dans l'Hexagone, un tel scénario mettrait en péril l'emploi de près de 30 000 personnes. De l'autre côté de la Manche, l'inquiétude est de pouvoir continuer à exporter leur pêche. "Moi, par exemple, je vends 90% de ma pêche en France. S'il n'y a pas d'accord, nous serions obligés de nous recentrer sur le marché anglais et donc, baisser nos marges. Ce sera un désastre", craint Dany Watt, un marin pêcheur d'Eastbourne au Royaume-Uni. Ce sera aussi un désastre pour l'économie anglaise et ses 12 000 pêcheurs, sans oublier ceux qui travaillent dans la filière. Comme dans l'Hexagone, ces petites entreprises redoutent de devoir mettre la clé sous la porte.
Le Journal du week-end
2m58
Publiée le 20 novembre 2020 à 20:21
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