fond Écrans : un vrai danger pour les tout-petits
Écrans : un vrai danger pour les tout-petits

Écrans : un vrai danger pour les tout-petits

Il y a un an, cette petite fille de quatre ans ne communiquait pas avec les autres, ne répondait pas à sa mère. Mais, en arrivant dans le cabinet de la psychologue scolaire,c’est elle qui invitait à jouer. Des dessins animés depuis l’âge de six mois sur toutes sortes d’écrans, plusieurs heures par jour jusqu’à son entrée à la maternelle et le signalement de la maîtresse à la psychologue scolaire. En trois ans, c’est le cinquième enfant qu’elle prend en charge pour les mêmes raisons : une exposition aux écrans, précoce et excessive. Elle n’en avait jamais croisé les 20 années précédentes. Son ordonnance est la même, à chaque fois : arrêt des écrans, jouer en nommant les choses et pâte à modeler pour certains. Tout le temps passé devant les écrans, c’est du temps que l’enfant ne passe pas à expérimenter à l’aide de tous ses sens. De zéro à cinq ans, chaque interaction crée une connexion et construit ainsi son cerveau, puis son langage. Anne-Lise Ducanda est médecin. En 2017, dans une vidéo devenue virale, elle a lancé l’alerte, constatant dans son cabinet de plus en plus d’enfants avec les mêmes troubles. Depuis son témoignage en ligne, elle est submergée d'appels à l’aide de parents qui, ayant reconnus dans cette vidéo les troubles de leur enfant, ont arrêté les écrans. Anne-Lise Ducanda est convaincue que c’est cette surexposition précoce qui explique les chiffres de l’Éducation nationale sur la situation de handicap dans le premier degré. Autant de constats, faits par différents professionnels de l’enfance, mais aussi dans le monde entier, des études scientifiques qui interrogent cette surexposition. En France, le ministre de la Santé veut se saisir du sujet et rappelle que l’Organisation mondiale de la Santé déconseille les écrans avant trois ans.
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Le Journal du week-end
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Publiée le 10 octobre 2021 à 20:22
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