fond Fêtes foraines à l'arrêt : l'incompréhension des professionnels du secteur
Fêtes foraines à l'arrêt : l'incompréhension des professionnels du secteur

Fêtes foraines à l'arrêt : l'incompréhension des professionnels du secteur

Pas un seul client depuis six mois. Bruno Proost est forain sédentaire, il espère relancer ses manèges au plus vite. Il n'est pas le seul à attendre la réouverture : les clients sont eux aussi impatients. Pour recevoir du public, le protocole est en cours d'élaboration. Mais les forains redoutent de se voir imposer une jauge à l'entrée des fêtes foraines, ils préfèrent plutôt devant chaque manège. "On a des wagons de quatre personnes. On peut en mettre deux devant. Derrière, on laisse libre, et après on rajoute deux. Ça veut dire qu'il y a plus d'un mètre entre chacun", explique Bruno Proost. Alors que tous leurs sites sont en plein air, les forains ont le sentiment d'être exclus du calendrier de déconfinement. "On annonce la réouverture des lieux culturels, des salles de spectacles avec plus de 1 000 personnes en intérieur. Les fêtes foraines qui sont en extérieur, je ne vois pas pour quelle raison aujourd'hui nous ne pourrions pas exercer", déclare Nicolas Lemay, président de la Fédération des Forains de France. Pour certains forains, il y a urgence. Malgré les aides, ils ont besoin de travailler. Kevin Meurice a acheté un stand d'auto-tamponneuses juste avant le premier confinement. Ses voitures n'ont jamais roulé et lui n'a reçu aucune aide. "J'ai dû faire deux ou trois petits boulots, comme travailler juillet à août pour survivre. J'espère reprendre au plus vite, car j'ai des assurances à payer, des services des mines, contrôle technique... Et à l'heure actuelle, je n'ai pas d'argent pour faire tout ça", explique je jeune forain.
Le Journal du week-end
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Publiée le 02 mai 2021 à 20:11
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