fond Marées  vertes : l’État condamné à agir
Marées  vertes : l’État condamné à agir

Marées vertes : l’État condamné à agir

Roswitha Auffray en est convaincue, la mort de son mari a été causée par les algues vertes. En décembre 2016, ne voyant pas Jean-René Auffray rentré d’un footing, sa famille part à sa recherche. Ils le retrouvent décédé. Selon Roswitha, son époux aurait glissé dans la vase et serait mort après avoir inhalé un gaz toxique dégagé par les algues vertes. “Je pense que ce serait bien de mettre un panneau ici pour dire attention, ne vous approchez pas trop. Si vous marchez dans la vase, vous pouvez crever une poche de gaz toxique qui pouvait être mortel”, propose la veuve de Jean-René Auffray. Depuis plusieurs décennies, les alertes se multiplient. Vendredi, une décision de justice est allée dans le sens des militants écologistes. Le préfet de Bretagne a quatre mois pour prendre des mesures concrètes contre les algues vertes. Une victoire symbolique. Les algues vertes se nourrissent d’apport en nitrate présent dans les engrais et les déjections d’animaux sauvages. Des associations aimeraient plus de contrôle des épandages et la limitation des tailles des troupeaux. Actuellement, il est facile de créer ou d’étendre une exploitation. Le mois de mai dernier, un rapport du sénat avait déjà dénoncé le manque d’ambitions et la lenteur des politiques de lutte contre les algues vertes. Ces marées vertes sont observées depuis 1971. Actuellement, elles se sont étendues parfois sur plusieurs hectares, particulièrement dans le Finistère et les Côtes-d’Armor. D’ailleurs, cette année, les algues vertes sont apparues dès le mois d’avril, plus tôt que d’habitude.
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Le Journal du week-end
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Publiée le 05 juin 2021 à 20:00
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