fond Privés de touristes chinois, les grands magasins parisiens à la peine
Privés de touristes chinois, les grands magasins parisiens à la peine

Privés de touristes chinois, les grands magasins parisiens à la peine

Une foule dense qui peine à avancer et qui se glisse en masse dans les grands magasins. En ce week-end de novembre, rien ne semble indiquer de difficultés pour les prestigieux commerces du boulevard Haussmann à Paris. Pourtant, une partie de la clientèle n'est pas là. Cet étudiant chinois nous explique pourquoi : “Les Chinois ont peur du Covid. Alors en ce moment, ils restent au pays”. En Chine, les mesures sanitaires demeurent très contraignantes. Cela explique leur absence qui se ressent économiquement. En 2019 en France, les touristes chinois avaient dépensé 3,5 milliards d'euros. Soit 7% des recettes touristiques de notre pays. Une perte qui s'inscrit dans un contexte national difficile. Le Printemps a récemment fermé trois magasins quand son concurrent les Galeries Lafayette en a revendu onze. Depuis 18 mois, le magasin parisien des Galeries, uniquement consacré à la clientèle chinoise, ne peut pas rouvrir. Contacté, la direction du groupe “ne souhaite pas prendre la parole sur ce sujet”. Pourtant, selon les documents que nous nous sommes procurés, ces mêmes Galeries Lafayette du boulevard Haussmann anticiperaient cette année une perte de chiffre d'affaires record de 928 millions d'euros par rapport à 2019. L'entreprise a négocié un accord pour renouveler le chômage partiel de ses salariés parisiens. Un prolongement qui inquiète “ces salariés qui sont déjà payés au SMIC. On a très très peur d'une précarité supplémentaire”. Bien que les touristes européens soient partiellement de retour, les enseignes doivent se recentrer. Au Printemps par exemple, la stratégie de vente se tourne de plus en plus vers les clients français. Ça a toujours été la priorité du Printemps, ça n'a fait qu'accélérer cette volonté de pouvoir satisfaire notre clientèle locale”. Le magasin multiplie les rayons à thème, crée des animations et commercialise désormais certains articles peu onéreux. “On a des produits qui vont de 5 à 250 euros. On veut que chaque visiteur puisse repartir avec quelque chose qui lui fait plaisir à un prix très accessible”. Un pari sur le désir des Français de dépenser leur argent avant les fêtes dans une enseigne locale. TF1 | Reportage S. Millanvoye, A. Ponsar, M. Neboth, S. Deshaies, M.H Astraudo
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Le Journal du week-end
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Publiée le 21 novembre 2021 à 20:21
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