Thierry Neuvic : « Mon personnage va vivre des situations très difficiles »

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Bastien est en danger
Par Marine Madelmond|Ecrit pour TF1|2017-06-15T16:00:44.683Z, mis à jour 2017-06-16T06:39:14.324Z

TF1 diffuse les deux premiers épisodes de la minisérie « Juste un regard » adaptée du roman d’Harlan Coben. Pour cette adaptation, Thierry Neuvic incarne le personnage de Bastien, un père de famille aux nombreux secrets. Rencontre.

MYTF1 : Le roman d’Harlan Coben a-t-il été un coup de cœur ? 
Thierry Neuvic : Je n’ai pas lu le roman en premier, j’ai d’abord découvert l’adaptation en version scénarisée. J’ai ensuite décidé de lire les romans d’Harlan Coben, j’ai commencé le premier et j’ai lu les six autres d’une traite. C’est plutôt rassurant (rires). Je suis allé de surprises en surprises.

Pourquoi avoir accepté ce rôle ?
J’ai d’abord rencontré le producteur Sydney Gallonde. Il m’a raconté l’histoire et ça a collé tout de suite. Je ne le connaissais pas vraiment, mais il n’a rien lâché, il a eu de vraies convictions. Cette détermination m’a plu. J’ai aussi aimé le rôle de Bastien car il est plongé dans de réelles situations, il vit des choses violentes et difficiles. C’est assez physique.  C’est un registre que je n’avais pas forcément abordé dans ma carrière.

Comment avez-vous abordé le rôle de Bastien ?
Quand j’accepte d’incarner un rôle, je ne suis plus dans l’interrogation de savoir si ça va être facile où difficile à jouer. Je n’appréhende pas de scène en particulier. Je plonge dans le projet à 200%. Je me laisse guider par mon instinct mais aussi par mon partenaire. C’est un travail d’équipe. Quand je ressens des zones d’ombre, j’en parle au metteur en scène, au réalisateur ou même au producteur.  Je suis content de creuser les sillons de l’univers d’Harlan Coben et d’avoir un rôle plus important dans cette deuxième adaptation.

Y a –t-il des difficultés pour un acteur d’incarner un personnage déjà inscrit dans l’imaginaire des lecteurs ?
Non, je ne trouve pas. Il y a du travail en amont. Chaque acteur qui obtient un rôle apporte aussi sa construction, sa particularité. On veut juste raconter l’histoire du mieux possible.

Comment s’est déroulée votre première rencontre avec votre partenaire, Virginie Ledoyen ?
Je ne connaissais pas du tout Virginie Ledoyen en dehors de ce tournage. C’est une partenaire précieuse car elle est vraiment à l’écoute. Elle a une intelligence et une délicatesse, elle laisse la place à l’autre quand il le faut. C’est une partenaire idéale.

Votre personnage endure des épreuves difficiles. Quelles ont été les scènes les plus marquantes en tant qu’acteur ?
Avec ce personnage, tous les jours étaient particulièrement marquants. Le personnage de Bastien subit des choses intenses. On va très mal traiter ce personnage dans l’histoire (rires).
C’était intense. Il y a un véritable effort physique et émotionnel. Je suis plongé dans plein de situations différentes.

Que retenez-vous de ce tournage ?
J’ai vécu trois belles rencontres, trois coups de cœur… Le producteur, le metteur en scène et Virginie Ledoyen. Je suis extrêmement content. Je retravaille avec eux demain s’il le faut. Il y avait un échange rare et intéressant.  Et maintenant, j’ai juste envie que le travail accompli soit aimé par le public.

Vous avez déjà exprimé le souhait de réaliser votre propre film et même d’écrire un polar… Qu’en est-il aujourd’hui ?
Ce n’est pas le fait d’avoir obtenu un rôle dans une adaptation d’Harlan Coben qui m’a donné envie d’écrire un polar. J’avais cette ambition depuis longtemps.  Mais j’ai toujours eu du mal à me sentir légitime en tant qu’écrivain ou même dans la peau d’un réalisateur. Aujourd’hui, je suis toujours à l’étape de l’écriture avec cette réelle envie de réaliser.     

en savoir plus : Bastien Beaufils