Koh-Lanta : Son élimination, ses mocassins, les Bleus... Les premières réactions de Dylan

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DYLAN
Par Alexis Hache|Ecrit pour TF1|2017-03-11T07:00:54.279Z, mis à jour 2017-03-13T16:56:56.843Z

Premier aventurier éliminé dans « Koh-Lanta : Cambodge », le Luxembourgeois avait pourtant de nombreux atouts pour aller loin. Il revient pour MYTF1 sur sa brève expérience dans l’aventure.

Que retenez-vous de cette participation à Koh-Lanta : Cambodge ?
Koh-Lanta, c’est une expérience extraordinaire, ce sont des moments jamais vécus auparavant. Je n’en retiens que du positif.

Quel a été votre sentiment au moment où vous avez compris qu’il y aurait une 3e équipe ?

Personnellement, je n’ai pas apprécié de voir qu’il y avait une 3e équipe, parce que trois équipes de six, c’est forcément plus de chances de sortir en cas de conseil. Pour les « grandes gueules » et les sportifs comme moi, ce n’est pas très bon : les autres essayent de sortir tout de suite les plus forts. Alors que dans deux équipes de dix, on élimine d’abord les plus faibles et ceux qui n’apportent rien à l’équipe.


Vous vous voyiez gagner Koh-Lanta ?

Peut-être pas gagner, car je ne pense pas que quelqu’un comme moi puisse faire son chemin tranquille sans qu’on lui mette des bâtons dans les roues. Mais je pensais au moins aller jusqu’à la réunification.


Dans votre portrait, vous disiez que vous pourriez être un peu « manipulateur » si besoin. Est-ce que, au contraire vous n’avez pas été trop direct avec votre équipe avant votre élimination ?

C’est vrai que j’ai manqué de stratégie. Je me suis retrouvé dans une équipe avec cinq autres personnes et je me suis très vite attaché à eux. Pendant les jours qu’on passe ensemble, on devient une famille, des amis. Tout va cent fois plus vite que dans la vie de tous les jours et en éliminer un, pour moi, ce n’était pas possible. Je n’avais pas le côté stratégique ou méchant en moi, j’avais mis tout ça de côté en arrivant. Mais bon, ce sont des choses qui arrivent.


Avez-vous été surpris par votre élimination ?

Non, je m’y attendais. Je me suis pris un peu la tête sur l’île et je n’avais pas la même vision des choses que les autres. Je savais que le conseil serait pour moi.


N’étiez-vous pas trop sûr de vous en arrivant sur l’île ?

Oui, j’étais sûr de moi. J’attendais juste la réunification pour disputer les épreuves individuelles et, sans arrogance, les gagner toutes. Je n’attendais que ça. Dans un groupe de six, on se retrouve avec des gens qui ont l’âge de notre père, des femmes, et on doit miser sur l’équipe. Le problème, c’est que je n’ai misé que sur moi seul en oubliant qu’on était avant tout une équipe.


Vous dites plusieurs fois dans le premier épisode que vous aimeriez « changer ». Qu’est-ce que vous voudriez changer maintenant que vous avez vécu cette expérience ?

Je n’ai que 22 ans et à mon âge on en apprend tous les jours. Même à 40 ans on en apprend encore tous les jours. A Koh-Lanta, j’ai appris que je n’étais pas tout seul et que si tu n’es pas derrière ton équipe, si tu ne penses qu’à toi et à aller le plus vite possible sans voir qu’il y a ton équipe derrière, ça ne sert à rien. On avance à six et non tout seul. Si je devais refaire ce Koh-Lanta, je pense que je fermerais un peu plus ma bouche. Et je serais surtout plus stratégique. Au moment où il faut la mettre à l’envers, je la mets à l’envers.


Vaut-il mieux être un excellent sportif ou un très bon stratège dans Koh-Lanta ?

Avant la réunification, il faut être très, très, très stratégique. Après la réunification, au contraire, il faut être très sportif et gagner toutes les épreuves individuelles pour éviter le conseil.


Avant le conseil, il y a cette scène assez drôle où Yves et vous vous livrez à une belle partie de poker en bluffant tous les deux, lui pour sauver sa place, vous pour sauver celle de Kelly. Est-ce que vous pensiez que ça allait fonctionner ?

Si le lien que j’avais créé avec Kelly avait été aussi fort de son côté, je pense que ça aurait marché. Mais elle a douté quand je lui ai confié que j’avais dit à Yves que je voterai contre elle, mais que tout ça c’était du bluff. Malheureusement, ça a tout changé.


Est-ce que vous vous êtes senti trahi à l’issue du vote ?

Non, je comprends leur décision, c’est le jeu. Pendant les épreuves, j’avançais tout seul, j’étais un peu égoïste et du coup je comprends leur choix.


Au conseil, vous évoquez l’armée en disant que c’est beaucoup plus dur que ce que vous vivez sur Koh-Lanta. Quelles sont les différences ?

Koh-Lanta, c’est très dur, mais l’armée c’est beaucoup plus dur. On dort mouillé, on dort dans la neige, on a les doigts qui gèlent…


On dit souvent de l’armée que c’est une grande famille. Est-ce que vous n’auriez pas pu vous servir de cette expérience dans l’armée pour avancer un peu plus en équipe sur Koh-Lanta ?

C’est ça qui m’a fait oublier un peu mon côté stratégique. Je me suis senti tellement comme à l’armée… Le saut depuis le bateau au début, l’équipe, avancer à six, à l’armée c’est pareil ! Tout ça m’a rappelé l’armée et j’ai oublié que j’étais dans un jeu de stratégie et que tout peut changer à n’importe quel moment.


Avez-vous des regrets ?

Bien sûr, on est toujours déçu d’être éliminé le premier. Mais bon, ça reste un jeu.


Seriez-vous partant pour refaire Koh-Lanta ?

Oui, bien sûr. Moi je suis prêt pour l’aventure, prêt pour découvrir d’autres choses. Je suis déjà comme ça dans la vie de tous les jours, je ne reste pas sur un échec. S’il y a moyen de retenter ma chance, je suis prêt à retenter ma chance.


Pour finir, pouvez-vous nous parler de votre fameuse tenue chemise-mocassin, car c’est quelque chose qu’on n’avait jamais vu dans Koh-Lanta !

Il faut savoir que mes mocassins sont très confortables. J’étais super à l’aise dedans et sur l’île ça me faisait vraiment du bien d’être en mocassin. Pour les épreuves j’avais mes baskets, mais au campement, on est comme en vacances, tranquille, au Cambodge.


C’était votre petite touche de style en fait…

Vous savez, je suis militaire, je n’hésite pas à mettre ma tête dans le caca, mais au moment où il faut sortir le style, je le sors.



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