Koh-Lanta : Exclu. Félicie éliminée : « J’ai noué une amitié très forte avec Maria »

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FELICIE
Par Alexis Hache|Ecrit pour TF1|2017-04-08T05:00:54.151Z, mis à jour 2017-04-08T05:00:54.151Z

Le dernier conseil de « Koh-Lanta : Cambodge » a rendu son verdict. Les Bleus ont décidé d’éliminer Félicie, qui accusait le coup moralement face aux conditions météorologiques difficiles.

On n’a senti aucune rancœur de votre part à l’issue du vote qui vous a éliminée.
Effectivement. C’est un jeu et il ne faut pas l’oublier. J’imagine que les raisons des aventuriers bleus étaient bonnes.

Vous vous y attendiez un peu ?
J’ai eu des petits coups de blues, comme les autres d’ailleurs, mais ils ont dû voir quelques faiblesses chez moi et ont voté en leur âme et conscience pour faire avancer l’équipe au mieux.

Ont-ils fait le bon choix selon vous ?
Physiquement, j’étais très active sur les épreuves, donc je pense que c’est un atout en moins pour les Bleus. Mais j’espère que leur choix leur apportera des victoires.

Dans votre portrait, on vous a vue très déterminée et ça se traduisait également dans les épreuves. Mais sur les derniers jours de votre aventure, on se rend compte à quel point Koh-Lanta est exigeant mentalement.
Tant qu’on ne l’a pas vécue, on ne peut  pas se rendre compte de la dureté physique et morale de cette aventure. On manque très vite de nourriture, on est fatigué, il y a le manque de sommeil, la vie en communauté… Ce sont des facteurs qui peuvent influencer notre vie quotidienne. Vers la fin, je commençais à être fatiguée. Mais c’était pareil pour tout le monde.

Vous vous attendiez à prendre l’eau à ce point-là ? Koh-Lanta : Cambodge réserve des conditions météo très difficiles aux aventuriers !
C’était très éprouvant, dès la première nuit. On a dû passer peut-être une ou deux nuits au sec maximum. On a très vite été affaiblis par la fatigue et par les conditions météo. Car il ne faut pas oublier qu’il pleut, mais en plus de ça, il fait froid la nuit. On tombe malade, on est fatigué, on a faim, donc forcément ça met un coup au moral.

C’était le plus dur à vivre pour vous ?
Très sincèrement, quand on ressent déjà un manque de ses proches, la pluie ajoute de la douleur à tout cela. Tout est plus difficile à supporter. La pluie en plus du manque, ça fait mal !

On se rend compte que Koh-Lanta, ce n’est pas que du soleil…
Quand les gens disent qu’on est en vacances en faisant Koh-Lanta, ça me fait bien rire, parce que même le soleil est difficile à supporter là-bas. Les gens ne s’en rendent pas compte derrière leur écran.

Vous avez vécu une aventure particulière, comme les autres ex-Jaunes, puisque vous avez été répartis entre les deux autres équipes. Comment avez-vous vécu ce changement ?
Pour ma part, ç’a été un gros coup dur puisque nous étions une équipe soudée, avec beaucoup de cohésion. On était très épanouis tous ensemble. Et puis j’ai quitté une très bonne amie sur le camp en la personne de Maria. Je n’avais pas envie d’aller chez les Bleus et ça m’a énormément affectée.

Pourtant vous êtes arrivée au bon moment chez les Bleus !
Oui, on s’est rendu compte en arrivant que les tensions s’étaient dissipées. L’accueil a été chaleureux et mes préjugés sont tombés aussi. J’ai fait de très belles rencontres chez les Bleus.

D’ailleurs on n’a pas le sentiment que les deux défaites consécutives ont entamé cette cohésion. Au contraire, il se dégage une impression d’union très forte chez les Bleus depuis le départ d’Hada.
Oui, tout à fait. Les Bleus avaient l’envie de repartir du bon pied. Je pense que notre venue leur a fait du bien. On faisait vraiment partie des Bleus. Même si au final c’est une ex-Jaune qui est partie, je pense que c’était pour d’autres raisons qu’une simple couleur de foulard.

Votre équipe a été victime de la stratégie des Rouges qui ont choisi d’éliminer Franck lors de leur premier conseil pour qu’il y ait un tirage au sort entre hommes chez les Bleus avant chaque épreuve. Deux fois, Vincent a tiré la boule noire et n’a donc pas pu vous aider…
Oui, c’était très stratégique. Etre privés de Vincent qui est une force de la nature, et qui apportait beaucoup humainement également, nous a beaucoup pénalisés. C’étaient des épreuves qui étaient faites pour lui.

Est-ce que les Bleus n’auraient pas dû faire la même chose au conseil en votant contre un homme ? Cela aurait évité de nouveau des tirages au sort lors des prochaines épreuves.
Je pense que ç’a été suggéré par certains, mais au fur et à mesure que l’aventure se poursuit, quelques petites faiblesses apparaissent chez les uns et les autres, certaines plus exacerbées… En plus je me suis évanouie, donc ça les a sans doute poussés à choisir une autre stratégie.

Vous l’avez évoqué tout à l’heure, vous avez noué une belle amitié avec Maria dans Koh-Lanta. Une amitié qui est née très vite, non ?
Je n’imaginais pas du tout repartir du Cambodge avec une amie. On a vraiment traversé des épreuves ensemble et on a beaucoup participé à la vie du camp jaune en trouvant de l’eau, du manioc… On était très actives et on formait un duo très solide. On se soutenait mutuellement, elle me faisait beaucoup rire ! C’est une très belle rencontre. Une amitié Paris-Marseille, on a fait tomber les clichés ! (rires)

Retrouver vos proches et votre chien Yoda, ça a dû être une libération ?
On a toujours une part de déception en quittant une aventure aussi forte, mais c’était un bien pour un mal parce que ça m’a soulagée, ça m’a apporté beaucoup, une vraie bouffée d’oxygène. J’avais besoin de ça. Donc même si partir a été une déception, c’était pour trouver du bonheur ailleurs.

en savoir plus : Félicie, Maria