Koh-Lanta : Exclu. Frédéric, vainqueur de Koh-Lanta : « Je suis l'homme le plus heureux du monde ! »

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Frédéric finaliste
Par Alexis Hache|Ecrit pour TF1|2017-06-17T05:00:46.694Z, mis à jour 2017-06-19T13:07:30.995Z

Frédéric est le grand gagnant de « Koh-Lanta : Cambodge » ! Pour MYTF1, il revient en exclusivité sur son aventure extraordinaire et ses plus belles émotions.

Quel est ton sentiment, là, tout de suite, quelques minutes seulement après ta victoire ?
Je suis sonné. Je suis heureux comme jamais, c'est un truc de dingue, un truc de fou, mais vraiment je suis sonné.

Tu pensais que tu pouvais gagner Koh-Lanta ?
Oui évidemment, je pensais que ça pouvait être moi. Mais après tu te dis que certains votes que tu pensais pour toi sont peut-être pour Clémentine finalement... Tu peux douter, mais quand ça tombe, ça tombe !

Tu imaginais ça il y a quelques mois en te lançant dans l'aventure ?
Si j'avais parié, j'aurais évidemment perdu ! Jamais, au grand jamais, je n'aurais pensé pouvoir gagner Koh-Lanta. J'ai toujours tout pris par palier : 1er casting, 2e casting... Du début à la fin, c'était « On verra bien ». Et voilà... 

Tu as dit que tu allais faire un don à l'Association Grégory Lemarchal, pourquoi cette association en particulier ?
J'ai eu la chance de le côtoyer brièvement. J'étais dans les derniers candidats de la Star Academy lors de la première et de la quatrième saison. Et j'ai eu la chance d'être ami avec Lucie Bernardoni pendant le casting de la quatrième saison, on a gardé le contact après. Je n'ai finalement pas été retenu mais elle est allée jusqu'en finale face à Grégory Lemarchal. Après ça, elle m'a invité dans les coulisses des Zéniths de Martigues, de Toulon, et c'est là que j'ai côtoyé Grégory Lemarchal. Je suis passionné de chant depuis des années et quand j'ai appris sa mort, ç'a été un choc. Dès le casting de Koh-Lanta, je m'étais dit que si je gagnais je verserais une partie des 100 000 euros à l'Association Grégory Lemarchal.

Tu as pu faire ta demande en mariage finalement ?
Pas encore, mais là je pense qu'elle a compris ! (rires) Maintenant ça va être une formalité.

Elle était là pour la finale ?
Oui, elle était dans le public avec mon cousin et ma cousine. C'est super qu'elle l'ait vu en direct. Je n'ai pas pu voir son visage à ce moment-là, mais j'ai tout gagné. Je suis l'homme le plus heureux du monde.

On t'as senti très stressé pendant l'orientation. Tu perdais un peu la tête par moments !
Complètement ! Manque de lucidité, je me suis vu entrer dans l'eau, continuer, alors que ça n'avait aucun sens... Au bout de 4 heures, tu es livide... Pour moi, ça a été l'épreuve la plus difficile. En voyant mes réactions, je me suis dit « Mais qu'est-ce que tu faisais ? » ! J'avais perdu 16 kilos, quatre heures sous un soleil de plomb... En plus de ça, il y avait la déception de me retrouver le bec dans l'eau : on était à trois sur ma souche que j'avais trouvée au bout d'une heure et Vincent trouve le poignard... Et là je me dis qu'il faut refaire tout le travail ! Je m'en suis sorti par un trou de souris !

Tu es très pote avec Vincent. Regrettes-tu de ne pas avoir été en finale contre lui ?
C'est sûr que j'aurais adoré être en finale avec lui. Mais je vous mentirais si je disais que je ne lui en voulais pas un petit peu. Il le sait, je le lui ai dit. Il y avait cette alliance à quatre avec Sébastien, Claire et Clémentine. Si je ne m'en rends pas compte, je sors du jeu. Et pareil pour l'orientation où je me suis retrouvé le bec dans l'eau quand il a trouvé le poignard. Mais ç'aurait été super d'être contre lui en finale.

Tu penses que tu aurais pu gagner contre lui ?
Non, j'aurais évidemment perdu. Je préférais tomber face à Clémentine que face à Vincent, il ne faut pas se mentir.

Tu as rendu hommage à Sébastien à la fin, c'était surtout par rapport au fait qu'il est venu te parler de l'alliance à quatre dans ton dos ?
En voyant les images, je me dis que j'ai parfois été trop naïf ou trop gentil. Il n'y en a qu'un qui voulait m'emmener dans le carré final, c'était Sébastien. Et s'il n'a pas cet élan d'honnêteté à ce moment-là, qui lui coûte en partie sa tête après coup, je ne me rends pas compte du plan et je sors du jeu. C'est pour ça que je voulais lui rendre hommage. Ça me tenait à cœur et je voulais rendre à César ce qui est à César.

Tu t'en veux quand tu revois les images du confort que tu donnes à Clémentine au lieu de Sébastien que tu aurais très certainement choisi si tu n'avais pas été en danger ?
Bien sûr que je m'en veux, je me dis que j'aurais dû lui donner ce confort. C'est mon petit faux-pas de l'aventure, mais qui sauve ma tête à ce moment-là. Ça reste Koh-Lanta et à ce stade du jeu on aurait tous fait pareil, lui le premier. On en a d'ailleurs parlé après coup. Je n'avais pas le choix si je voulais sauver ma tête.

Le dernier conseil a été l'occasion de mettre les choses à plat. Tu comprends l'amertume de Mathilde sur le moment ?
Oui, je la comprends totalement. Aujourd'hui j'ai la lucidité, alors que sur le moment je l'ai zappée. Mais il faut remettre dans le contexte : ça faisait 4h30 qu'on cherchait, on ne tenait pas debout, j'avais perdu un premier poignard... On cherche, on cherche, je trouve ce poignard, je m'en saisis, je suis au bout de ma vie ! (rires) Mes deux plus beaux moments sont le confort avec ma femme et le moment où je trouve ce poignard. Ils resteront gravés dans ma vie. Dans l'instant, j'oublie, j'explose, j'exulte et je ne percute pas, mais ce n'est pas intentionnel. J'aurais dû la réconforter tout de suite, parce qu'elle s'effondre quand je trouve le poignard, et je la comprends à 200%.

Que penses-tu des critiques de certains aventuriers envers Clémentine lors de ce conseil final ?
Ça dépend de la vision que chacun a du jeu. Clémentine a fait son jeu, mais je pense qu'elle l'a un peu payé en perdant face à moi. On a chacun nos stratégies, mais j'ai trouvé que le conseil avait été assez violent à son encontre. Ça reste un jeu. Mais je tenais à dire une chose avec le recul : quand Sébastien me demande si j'ai des regrets... Je ne l'ai pas dit au moment du conseil, mais évidemment, j'ai le regret de ne pas lui donner ce fameux confort, car il le méritait tellement.

Tu as vécu une aventure folle, notamment au début, au sein de l'équipe bleue, entre les conditions météo, les cabanes ratées, les embrouilles entre coéquipiers...
Franchement, ç'a été terrible, compliqué à vivre. Il y avait beaucoup de forts caractères dans cette équipe, on a eu la pluie tout de suite, pas de riz pendant dix jours... J'essayais de fédérer l'équipe, mais à un moment tu satures. Et tu bouffes toute ton énergie, ce que je ne voulais absolument pas. Je suis d'autant plus fier d'avoir gagné par rapport à mon début de parcours. Comme quoi, quand on ne lâche pas l'affaire et qu'on se dit qu'il y a pire dans la vie... J'ai toujours regardé devant et c'est ce qui m'a permis d'aller loin.


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