Koh-Lanta : EXCLU - Julie : "J’ai pu enfin être moi"

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Julie interview
Par Sabine BOUCHOUL|Ecrit pour TF1|2016-11-19T08:00:29.906Z, mis à jour 2016-11-21T10:09:58.372Z

Elle a l’accent chantant et une joie de vivre à toute épreuve. Julie a quitté l’aventure "Koh-Lanta" à la suite d’une épreuve à élimination directe. En exclusivité pour MYTF1, la Catalane revient sur son aventure. Elle ne regrette rien et ne garde que le positif.

Etes-vous déçue d’avoir quitté Koh-Lanta à la suite de l’épreuve éliminatoire ?
Je ne suis pas déçue dans la mesure où je me suis donnée à fond jusqu’au bout. Pour moi, j’ai fait tout ce qu’il fallait, je me suis vraiment battue donc je n’ai pas de regret. Je suis allée jusqu’où ma destinée m’a amenée et je suis vraiment contente de mon parcours. 

Qu’est-ce qui vous a manqué, selon vous, sur cette épreuve ?
Oh pas grand-chose. Mais c’est vrai qu’à ce niveau de l’aventure, j’étais affaiblie par le manque de nourriture. Le manque de protéine joue pas mal. Il s’en est fallu de peu mais je me suis donnée à fond.

Vous n’avez rien lâché même quand Ludivine décrochait la dernière bouée, d’où vient votre mental d’acier ?
Cela fait partie de mon caractère, j’aime aller jusqu’au bout, c’est mon côté perfectionniste, et c’est vrai aussi pour ma vie de tous les jours, que ce soit pour le travail ou mes projets personnels. Quand on va au bout des choses, on n’a pas de regret. C’est ma nature ! (rires)

Pendant toute l’aventure, vous avez fait preuve d’une joie de vivre à toute épreuve…
J’essaie de voir la vie du bon côté parce qu’on en a qu'une, et tant qu’à faire, autant essayer de la vivre du mieux possible. C’est vrai que ce n’est pas facile tous les jours, mais ma devise c’est que derrière les nuages il y a le soleil et il faut garder le sourire et la positive attitude.

C’est ce qui vous a permis de tenir et de faire face aux conditions difficiles ?
C’était très difficile mais ça m’a beaucoup aidé, oui, de me concentrer sur les choses qui me donnaient le sourire et de la force : les beaux paysages, les chansons, parce que j’adore la musique. Je pensais à ma famille et à mes proches aussi. Ça m’a permis d’y arriver.

Qu’est-ce qui a été le plus difficile durant votre Koh-Lanta ?
C’était vraiment le manque de nourriture. Avoir faim, c’est terrible, surtout que je suis une gourmande ! Après, ne pas avoir de nouvelles de ses proches, c’est vrai que c’est très dur, mais on s’y prépare. Quand on regarde Koh-Lanta, on sait que l’on va être coupé de ses proches. Pendant l’aventure, ça permet de rester concentrés sur nos parcours personnels. Je n’ai pas de moment plus dur qu’un autre, tout était tellement fort et intense. Et puis, je ne vais garder que du positif.

"Je me suis inscrite à Koh-Lanta pour vivre le fameux moment du Robinson Crusoé" 

Qu’avez-vous ressenti quand les anciens Rouges ne vous ont pas choisie pour l’épreuve en équipe ?

Cela fait partie du jeu, je peux les comprendre. C’est du passé et je ne suis pas rancunière. Dans Koh-Lanta, il faut aussi penser à soi, ils ont bien fait. Et, sur le moment, ça m’a donné de l’énergie pour le parcours du combattant !

Vous teniez à aller jusqu’au bout de ce fameux parcours…
Exactement. C’était l’épreuve que je redoutais le plus dans Koh-Lanta parce que physiquement, je ne suis pas la plus forte mais c’était important pour moi de la terminer. C’était mon épreuve personnelle, mon challenge. Je suis contente de l’avoir finie, certes, en dernier, mais ce n’est pas ce que je retiens. Je suis allée jusqu’au bout, je me suis donnée à fond. Comme dans toutes les épreuves. Quand on a la chance de réaliser son rêve, on n’a pas le choix, on y va.

Quelle est la personne avec qui vous vous entendiez le plus ?
Je m’entendais avec tous les aventuriers ! Je n’avais pas de préférence particulière. Ça fait partie de ma nature aussi de parler avec tout le monde. Et même avec ceux qui ont un caractère un peu différent du mien. C’est bien d’aller au-delà des différences, avec le temps, on se trouve des points communs et des centres d’intérêts. J’ai rencontré en chaque aventurier, des gens très intéressants et je suis ravie de les avoir connus. D’ailleurs je garde contact avec tous les candidats. On a tous vécu une aventure extraordinaire.

Candice a été très affectée par votre élimination…
On a chanté ensemble. Quand elle a failli s’intoxiquer, j’étais là avec elle pour l’épauler. Forcément, j’étais plus proche des Rouges. On ne gagnait pas souvent, mais quelque part, ça nous a lié encore plus. 

Quel a été votre plus beau moment de l’aventure ?
Le choix est difficile. Le plus beau c’est d’avoir fait partie de l’aventure. Mais il y a deux moments : l’épreuve du paresseux où j’ai tenu jusqu’à la fin de l’épreuve. Je ne pensais pas pouvoir rester aussi longtemps. Quelque part, je ressens une petite fierté. Et il y a ce moment où je me retrouve toute seule sur la plage. C’est extraordinaire d’avoir une île rien que pour soi. C’est magique ! Quand je me suis inscrite à Koh-Lanta c’était pour vivre la survie et le fameux moment du Robinson Crusoé. Et je l’ai eu (rires)!

Qu’est-ce que vous avez appris sur vous ?
Que physiquement j’étais capable de faire beaucoup de choses : le lancer de coco, l’équilibre, l’adresse. J’ai découvert que j’avais de la force mentale et ça m’a donné plus de confiance en moi. Et ça m’a permis de me retrouver face à moi-même et de savoir celle que je suis. A Koh-Lanta, on se retrouve avec les choses essentielles de la vie et on a le temps de faire le point sur soi et sur sa vie. Et ça aide à relativiser.

Et le retour chez soi n’est pas compliqué après des semaines sur une île hostile ?
Oh si ! On va au magasin, on a tout à portée de mains, on a le confort tout de suite. On se rend compte qu’ici, on a des facilités. Pas besoin de faire une épreuve pour manger de la viande !


en savoir plus : Denis Brogniart, Julie