Koh-Lanta : Exclu. Maria éliminée  : «  Avec Félicie, on est en contact tous les jours  »

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MARIA
Par Alexis Hache|Ecrit pour TF1|2017-04-22T12:00:11.859Z, mis à jour 2017-04-22T12:00:11.859Z

Eliminée lors de l'épreuve des tables à bascule, la boulangère marseillaise est revenue pour MYTF1 sur sa belle aventure dans «  Koh-Lanta  : Cambodge  » et son amitié avec Félicie.

Vous n'avez pas eu de chance avec cette épreuve éliminatoire des tables à bascule, car vous l'avez dit avant le jeu, la patience n'est pas votre fort...

Je suis un peu nerveuse, donc le calme c'était pas pour moi. En plus avec la fatigue accumulée, je savais d'avance que ce serait un peu plus compliqué et que j'aurais plus de mal que d'autres. Mais je l'ai quand même fait, je suis allée jusqu'au bout et je n'ai pas abandonné.


Juste après, on vous a vue très émue et vous avez eu des mots forts pour les autres Rouges.

Quand j'ai quitté les Jaunes, j'étais triste de les quitter, notamment Félicie. J'ai eu du mal à trouver mes marques chez les Rouges, mais les filles ont été très présentes pour moi. Après on s'attache et forcément ç'a été dur de les quitter et de quitter l'aventure. C'est une belle équipe.


Vous vous attendiez à aller aussi loin  ?

Non, pas du tout. J'ai crié haut et fort que je n'étais pas très sportive, je n'ai pas fait la discrète à ce niveau-là. Mais j'ai quand même réussi à décrocher certaines victoires avec mon équipe. Et puis mon caractère est assez facile à vivre, je mettais la bonne ambiance sur le camp et je pense que ça a compté pour que j'aille aussi loin.


Que représente Koh-Lanta quand on n'est pas très sportive et qu'on sait que certaines épreuves vont être très exigeantes à ce niveau-là  ?

Avant chaque épreuve, je pense qu'on avait tous la même appréhension de savoir ce que ça allait être, mais moi encore plus car je savais qu'il fallait que je redouble d'efforts pour réussir. J'étais vraiment stressée avant chaque épreuve, mais une fois le jeu lancé, on ne pense plus à rien.


Vous vous êtes révélée lors des épreuves avec les Rouges...

L'appel à mon chéri m'a fait énormément de bien. Ça m'a redonné un coup de boost alors qu'avant ça, j'ai sans doute eu des baisses de tension qui ont joué sur mon physique et sur mon moral. Après ça, je me suis dépassée, je me suis étonnée moi-même  !


La dissolution des Jaunes a été difficile à vivre pour vous  ?

Oui, parce que lorsqu'on arrive dans cette aventure, on ne sait pas du tout ce qui nous attend, mais on parvient tout de même à prendre nos marques. J'avais mes repères sur l'île, dans mon équipe, et d'un coup on nous recasse tout et on doit tout recommencer. Ç'a été compliqué, mais pas insurmontable non plus.


Quand vous êtes parties chez les Rouges et chez les Bleus, Félicie et vous étiez persuadées que vous seriez les premières à être éliminées lors des conseils.

Bien sûr, car je savais que chez les Rouges Sandro serait un élément fort et un homme costaud dont ils auraient besoin dans les épreuves. Mais on ne sait pas quelles peuvent être les tensions et les disputes dans une équipe qu'on ne voit que pendant les épreuves... Et quand je suis arrivée chez les Rouges, ils étaient un peu en froid avec Franck. Ç'a été ma chance  ! En plus, ils n'ont pas regretté leur choix vu la réaction de Franck au conseil.


Vous êtes arrivée chez les Rouges au moment où les premières tensions apparaissaient, notamment autour de la personnalité de Yassin. Comment avez-vous appréhendé cela  ?

Je ne suis pas comme Sandro, capable de bien m'intégrer immédiatement. J'aime bien avoir du recul, voir comment l'équipe fonctionne, donc je n'ai pas pris part à ces disputes. Mais ça ne m'a pas étonnée car on sait bien que tout n'est pas toujours blanc.


C'est difficile de cohabiter avec Yassin  ?

Non, mais son attitude peut parfois fâcher certaines personnes. Par exemple, il arrivait que Clémentine veuille faire quelque chose et que Yassin veuille le faire à sa place. Mais il fait tellement de choses sur le camp que ça ne m'a pas embêtée personnellement. Je comprends le point de vue des autres, mais ce n'était pas mon problème, sinon j'aurais mis mon petit grain de sel  ! Là, je les ai laissés entre eux.


Quelle a été votre plus grande émotion dans cette aventure  ?

Il y a eu l'appel à mon chéri bien sûr, mais je pense que tout le monde vous répondra ça  ! Mais mon coup de cœur, ç'a été Félicie parce que j'ai vécu des moments forts avec elle et j'ai donc énormément de souvenirs avec elle là-bas.


Vous pensiez nouer une telle amitié en participant à Koh-Lanta  ?

Sincèrement non. Je n'allais à Koh-Lanta ni pour me faire des amis, ni pour me faire des ennemis. Mais je suis revenue avec une grande amie. Aujourd'hui on est en contact tous les jours, par téléphone ou via les réseaux sociaux. Il n'y a pas un jour où on ne prend pas des nouvelles l'une de l'autre  ! Cet été elle va venir à la maison pour mon anniversaire, c'est vraiment une très, très belle rencontre.


Etiez-vous proche d'autres personnes sur l'île  ?

Dès l'arrivée sur l'île, on a vite formé un groupe à quatre avec Sandro, Félicie et Corentin. Ça s'est fait naturellement, il n'y a pas eu d'hypocrisie ou de sourires forcés, c'est comme si on s'était rencontrés ailleurs... Il y a vraiment eu une osmose tout de suite et je pense que ça s'est vu sur les épreuves.


Qu'est-ce qui a été le plus dur à vivre au Cambodge  ?

Sur le moment, les conditions météo nous paraissaient quelque chose d'insurmontable, alors qu'aujourd'hui j'en rigole parce que ça fait partie de notre aventure. Ce sont mes proches qui m'ont le plus manqué. J'ai mon chéri au téléphone tous les jours, ma petite sœur aussi, ma mère également... Donc c'est dur de ne pas savoir comment ils vont et de ne pas pouvoir entendre leurs voix.


Ça vous a miné le moral parfois  ?

Au début, j'essayais de ne pas trop y penser, de ne pas trop en parler, de garder tout ça pour moi. Mais il y a eu des moments où je me suis mise à l'écart, où j'ai pleuré... Je ne voulais pas abandonner, même si j'avais beaucoup de baisses de moral. Alors on se met dans un coin, on pleure et après on revient, on rigole avec tout le monde, on part aux épreuves, on gagne et c'est aussi ça Koh-Lanta  : il y a des hauts, des bas et on avance comme ça.


L'abandon de Brahma vous a marquée  ?

J'ai fait le début de l'aventure avec lui et chez les Jaunes on l'appelait «  Brahma le sage  » parce que rien ne l'atteignait. Quand il pleuvait, on était sous les arbres et lui dormait dehors, comme si tout ça lui passait au-dessus... Mais quand il est passé chez les Bleus, il s'est éteint et je trouve vraiment dommage qu'il ait abandonné. En plus, je pense qu'il nous aurait mis la raclée à la boue, donc c'est dommage pour lui  ! (rires)


Est-ce que Sylvain, votre compagnon, était heureux de retrouver vos bons petits plats  ?

(rires) Oui, je pense qu'il était heureux  ! Il sait cuisiner, mais voilà, ça fait dix ans que je suis avec lui, j'ai l'habitude de m'occuper de lui... Le soir-même où je suis revenue, j'ai cuisiné, ça m'avait même manqué à moi  !


Est-ce que ç'a été dur de revenir à la vie «  normale  »  ?

C'est vrai que ça fait bizarre... On arrive à la gare, il y a beaucoup de monde, entre les voitures, les habitudes, les gens qui ne savent pas conduire... C'est bizarre mais ça fait du bien  !


Et vous rentrez du Cambodge avec plein de souvenirs et une belle amitié en plus  !

J'ai tout gagné là-bas. Même si je n'ai pas gagné Koh-Lanta, c'est pas grave. C'est une aventure que je conseille à tout le monde. C'est dur, parfois on a envie de craquer, mais ça nous apporte tellement... Moi, ça m'a vraiment changée  !


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