Koh-Lanta : Exclu. Les regrets de Cédric, éliminé : « Je n’ai pas réussi à oublier les problèmes de santé de mon père »

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L’épreuve d’immunité : laissez-vous guider (Ep.3)
Par Alexis Hache|Ecrit pour TF1|2018-04-07T05:00:40.620Z, mis à jour 2018-04-07T05:00:40.620Z

Inquiet pour son père gravement malade, Cédric n’est jamais entré totalement dans son aventure. Il s’est confié à MYTF1.

On sent après ton élimination que tu as l’impression d’être passé à côté de ton aventure. Quel est le sentiment qui prédomine ?
C’est un mélange de plusieurs émotions. Il y a de la colère envers moi, de la frustration de ne pas avoir pu montrer l’étendue de mes capacités, et beaucoup de regrets. Je m’étais bien préparé et je misais beaucoup sur cette seconde participation.

Ce duel était une seconde chance que tu n’as pu saisir. Raphaële était trop forte ?
Je n’ai aucun regret. Sur le reste de mon aventure oui, parce que c’est bien avant ce duel que ça se joue. Si j’ai la tête à l’aventure dès le début, Raphaële et moi n’en serions peut-être pas là. Quand je vois qu’il faut marcher sur une poutre… J’ai toujours dit que mon talon d’Achille était l’équilibre et on en avait même parlé avec Raphaële dans la journée. Je lui avais dit en rigolant que je gagnerais le duel et que sa seule chance serait que ce soit une épreuve d’équilibre. Quand nous sommes arrivés dans l’arène, on s’est regardé et on a souri tous les deux, c’était cocasse ! J’ai tout donné sur cette épreuve et elle a été beaucoup plus forte que moi.

Maintenant que tu sais qu’elle avait un collier, est-ce que tu as un peu plus de regrets ?
Non, je n’ai pas plus de regrets puisque j’ai fait l’épreuve à 100 %. J’ai des regrets sur tout le reste, parce que je ne suis pas dedans et que je n’arrive pas à laisser de côté ce qu’il se passe dans ma tête.

Qu’est-ce qui explique que tu ne sois jamais « rentré dans ton aventure » comme tu dis ?
Juste avant de commencer le Combat des héros, j’ai appris que mon père était malade et qu’il devait se faire opérer. J’ai eu ça dans la tête pendant toute l’aventure. Quand je me regarde à la télévision, je vois que je n’ai pas réussi à surmonter ça. C’était dur d’avancer en ne sachant pas ce qui allait se passer pour mon père.

Qu’est-ce qu’on ressent quand on enchaîne comme les Jaunes six défaites de rang ?
C’est dur. En plus, c’est l’inverse de ce que j’ai connu dans ma précédente aventure. Pour un compétiteur comme moi, qui a la haine de la défaite, c’est très compliqué. Mais sur le camp, on était un peu agacé et rapidement on passait à autre chose, on rigolait. Peut-être qu’on aurait dû avoir une hargne plus importante face à la défaite. Perdre comme ça à chaque fois, c’est frustrant et énervant.

Comprends-tu les reproches de tes coéquipiers à ton égard ?
Je peux les comprendre et les accepter, mais je trouve que ça a été un peu facile de tout le temps se cacher derrière les défaillances d’une seule personne. Sur l’épreuve des cibles, les gars étaient chargés de viser les plus lointaines et on y est arrivé ; on perd parce qu’une cible plus proche n’a pas été touchée par les filles. Sur l’épreuve d’apnée, même si Dylan fait une petite boulette au début, personne ne rapporte de pierre… Toute l’équipe est fautive. Quant à l’épreuve des aveugles, même si j’ai fait perdre du temps à l’équipe, Dylan, Candice ou d’autres nous en ont fait perdre aussi. Lors de ma première participation, quand on perdait, même s’il y avait des erreurs individuelles, on ne pointait jamais personne du doigt. On réglait ça en équipe. Là, on a fait l’inverse et c’est dommage.

Est-ce que le fait d’être avec des aventuriers aguerris pour ce Combat des héros autorise encore moins les faiblesses et les écarts ?
On ressent effectivement qu’il ne faut pas se louper, notamment vis-à-vis des personnes de notre équipe. On connaît les règles et les rouages, on sait qu’on n’a pas le droit à l’erreur. Il faut vite faire des alliances, se protéger. Il faut être à 200 %.

As-tu été surpris par le double jeu de Dylan, beaucoup plus stratège que ce à quoi on pouvait s’attendre ?
Quand il est arrivé, on a beaucoup discuté tous les deux. J’ai senti qu’il avait retenu les leçons du passé. C’est pour ça que je ne voulais pas qu’on l’élimine dès le deuxième conseil. Quand on parlait stratégie tous les deux, je sentais que ce petit bonhomme en avait sous le pied ! On a parlé ensemble du collier : si je le trouvais, on continuait l’aventure ensemble en binôme, mais si je ne le trouvais pas il fallait qu’il se protège pour avoir une chance de continuer. J’espère qu’il ira très loin. En tout cas je ne suis pas surpris de ce qu’il fait !

Qui sont tes favoris à la victoire finale ?
Parmi ceux que j’aimerais bien voir gagner, il y a Alban, Jérémy, qui a d’énormes capacités, que je trouve très fort et qui est très malin, Dylan évidemment parce qu’il a des capacités physiques hors norme. Et puis il y a les filles aussi. Attention à une Clémentine ! Elle est forte et peut se faufiler entre les mailles du filet.

Tu es parvenu à faire le feu sur l’île de l’Exil. Est-ce que ça atténue un peu l’amertume de ton élimination ?
C’est l’un des plus grands moments de mes deux Koh-Lanta ! J’arrive sur l’île de l’Exil, c’est difficile pour moi après ce que j’ai vécu et je vois ces deux bouts de bambou. Raphaële me dit que Chantal a déjà essayé sans succès, mais je voulais tenter ma chance. Et au final je fais le feu en moins de trois minutes ! On n’a pas battu le record de Marc, mais c’était fou ! Quand j’ai senti la chaleur qui venait dans mes mains, c’était incroyable… Il me manquait quelque chose dans mon parcours à Koh-Lanta, je suis fier d’avoir ajouté cette ligne à mon CV d’aventurier !

en savoir plus : Cédric, Raphaële, Dylan, Alban, Clémentine