Koh-Lanta : Interview : Corinne Vaillant - Réalisatrice de Koh-Lanta

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Corinne Vaillant
Par Ariane Grassi|Ecrit pour TF1|2009-08-24T14:15:00.000Z, mis à jour 2009-08-24T14:15:00.000Z

Un tournage riche et complexe pour une heureuse réalisatrice, Corinne Vaillant

Corinne Vaillant

Corinne Vaillant a accepté sans hésiter de repartir dans l'aventure. Elle n'est pas que la réalisatrice de KOH-LANTA PALAU, elle est aussi un membre à part entière de la famille Koh-Lanta !

En tant que réalisatrice, quel est exactement votre rôle sur Koh-Lanta ?
Je chapeaute les deux grosses entités présentes sur le tournage. Une première équipe se consacre aux jeux et aux conseils. Il faut cacher la régie, enterrer les câbles... pour créer un plateau de télévision, mais dans la jungle ! L'infrastructure de l'autre équipe est plus légère, comme pour un reportage. Ils suivent les candidats à deux ou trois.

Les conditions de tournage parfois difficiles vous obligent-elles à vous entraîner avant de partir ?
Personnellement, non. Mais les cameramen doivent être en bonne forme physique. Ceux qui sont sur les jeux effectuent les mêmes épreuves que les candidats... avec une caméra sur l'épaule ! Quant à ceux qui sont sur les camps, ils doivent pouvoir suivre les aventuriers qui crapahutent beaucoup !

Certains candidats sont-ils un peu gênés au début par les caméras ?
Pour eux, l'arrivée sur Koh-Lanta, c'est le grand plongeon. Ils sont tellement occupés à se construire une cabane et à trouver de l'eau et de la nourriture qu'ils en oublient très vite la caméra.

Les installations techniques nécessaires au tournage sont-elles facilement conciliables avec le souci de préserver l'environnement ?
C'est en général plus propre à notre départ qu'à notre arrivée ! Lors des deux semaines de préparation du tournage, on ratisse la forêt et la plage car, malheureusement, même les zones désertiques sont encombrées par des déchets transportés par les vagues et le vent. Et bien entendu, toutes nos installations sont démontables et construites en fonction de l'environnement. Nous nous adaptons à la nature, jamais l'inverse.

La Micronésie est un lieu magnifique, mais d'un point de vue logistique, était-il facile d'y tourner une émission de télévision ?
La région est un labyrinthe d'îlots qui ne portent pas tous un nom ! Notre plus gros souci sur le tournage : ne pas se perdre ! Comme la population locale ne s'aventure pas vraiment dans ces lieux, il n'existait pas de carte et nos équipes ont dû créer leur propre plan ! La localisation était notre difficulté majeure, notamment lors du traditionnel trek.

Quels sont les atouts de la région ?
L'eau turquoise de la Micronésie est un support fantastique ; les jeux d'eau sont donc beaucoup plus nombreux cette année. Mais ce n'était pas simple à gérer avec les marées... une demi-heure de retard pouvait compromettre le tournage !

Les jeux sont-ils pensés pour être filmés ou est-ce à vous de vous adapter ?
On repère le terrain pour déterminer quels types de jeux s'y prêtent. Ensuite, Yann Le Gac invente ou adapte des épreuves à ce milieu-là. Il y a les jeux qu'on a envie de faire et qu'on essaie de concilier avec les lieux, et d'autres que le terrain nous inspire !

A l'heure du montage, comment décider quels passages mettre en avant ?
C'est assez naturel. Nous devons raconter une histoire de son début à sa fin. La trame principale s'impose donc d'elle-même.

Vous travaillez depuis plusieurs années sur l'émission : comment garder l'envie intacte ?
On est toujours surpris par la réaction des candidats. On pourrait croire que l'histoire est toujours la même - deux équipes s'affrontent -, mais chaque année des personnalités très différentes se révèlent dans le jeu.

Est-ce parfois difficile de s'imposer en tant que femme à la tête de Koh-Lanta ?
Pas tellement. Cela s'est fait très naturellement car je faisais déjà partie de l'équipe. On pourrait s'attendre à voir de gros machos sur Koh-Lanta, mais on a la chance d'avoir des équipes très professionnelles où chacun, fille ou garçon, sait ce qu'il a à faire. Il y a plein d'aspects passionnants dans ce travail, c'est une découverte permanente. Côtoyer cette équipe est un ravissement ; voir les candidats évoluer, un bonheur.