Régis, éliminé : “Je n’en veux plus du tout à Claude”

Régis, éliminé : “Je n’en veux plus du tout à Claude”
Dans “Koh-Lanta, l'île des Héros”, ce vendredi 22 mai sur TF1, Régis a été éliminé. En exclusivité pour MYTF1, l’aventurier revient sur son aventure.

Régis, pourquoi vous aviez envie de participer à Koh-Lanta ?

Il faut savoir que ça fait très longtemps que j’avais envie de participer à Koh-Lanta. Il n’y a que la première saison que je n’ai pas regardé. Pour la petite anecdote, j’ai postulé, pour la première fois, au casting de la saison 3 à laquelle Moussa participait. Après, la vie faisant, j’ai eu d’autres priorités. Cela faisait trois années de suite que je postulais et cette fois a été la bonne. Quand le casteur m’a annoncé que j’avais été sélectionné, je n’ai pas tout de suite compris. Une fois que j’ai réalisé, le stress m’a immédiatement envahi et je n’ai pas pu laisser exploser ma joie.

Est-ce que vous aviez déjà peur de ce qu’il vous attendait ?

J’avais aucune appréhension particulière. Je savais que j’allais avoir faim mais entre le savoir et le vivre, ce sont deux choses différentes. Mais sur le moment, rien ne me faisait peur. J’étais juste stressé de me dire que l’aventure que j’attendais de vivre, depuis des années, allait démarrer.

Comment s’est passé votre début d’aventure ?

Les premiers jours, on était tous dans l’euphorie de se dire : “Ça y’est, on est dans Koh-Lanta”. On découvre la faim, la promiscuité, les nuits à dormir par terre… C’est très particulier mais après le corps s’habitue. L’ambiance était vraiment bonne au sein de l’équipe. Ce qui nous a vraiment rapproché chez les jaunes, c’est le fait d’avoir été mauvais dans toutes les épreuves de confort. On en a gagné qu’une seule et donc on s’est construit dans la dureté de l’aventure. Si on avait tout gagné, notre côté individualiste aurait pu davantage resurgir comme on a pu l’observer chez les rouges. On était tellement soudés dans l’adversité qu’on a créé cette vraie solidarité.

Vous avez mis en place des stratégies après la réunification.

Le paradoxe de notre aventure, c’est qu’elle a été très difficile dans les épreuves en équipe et sur le camp avec le manque de nourriture. Mais c’est vrai qu’au début, on n’avait pas besoin de penser à la stratégie. Le vrai élément perturbateur a été Claude. On n’avait pas imaginé qu’il serait aussi fort et on avait bon espoir d’arriver à 5 à l’épreuve d’orientation.

Votre élimination lors de l’ultime conseil a-t-elle été une surprise ?

Honnêtement, je ne m’y attendais pas du tout. Je pensais que ce serait Alexandra parce que c’est ce que Claude m’avait dit. J’ai longtemps été très en colère contre lui. Mais j’ai vite pris conscience que ce que je vivais, c’est ce que j’avais infligé à d’autres personnes. Lorsque je votais pour éliminer des personnes, je pensais que c’était le jeu. Je ne comprenais pas à quel point ça pouvait faire mal jusqu’à ce que ça m’arrive.

Avec le recul, est-ce que vous avez bien fait d’avoir tourné le dos à l’alliance Claude/Jessica ?

J’ai longtemps pesé le pour et le contre dans ma tête. Malheureusement, dans une situation comme dans l’autre, l’issue aurait été la même. En sortant, Alexandra aurait donné son vote noir et je pense que les jaunes se seraient retournés contre moi. Au final, ça n’aurait rien changé.

Quand vous avez promis à Jessica de ne pas voter contre elle, est-ce que vous le pensiez à ce moment-là ?

Complètement. Jessica, c’est une personne que je connaissais très peu avant de me retrouver en binôme avec elle. On dormait à côté et on a commencé à se parler. J’ai découvert une personne attachante, une maman aussi, une femme solide. Je n’avais absolument pas envie de voter contre elle et j’en avais fait part à mes collègues jaunes mais ils avaient leur idée en tête. Je suis stratège par définition. Mais ce que je n’avais absolument pas prévu, c’est l’affect que je pouvais ressentir envers les autres. J’avais prévenu Jessica que j’allais voter contre elle. Elle le savait.

C’est difficile d’être éliminé au dernier conseil ?

Il y avait deux places que je ne voulais pas : sortir au premier conseil ou juste avant l'orientation. Pas de chance, je suis éliminé à juste avant l'orientation. C’est très frustrant...

Est-ce que vous avez accepté votre élimination aujourd’hui ?

Oui, je n’ai plus de rancoeurs. Maintenant, je n’en veux plus du tout à Claude. On s’est pris dans les bras après l’aventure. Il ne faut pas oublier que ça ne reste qu’un jeu. L’aventure est terminée. On rentre tous à la maison.

Qu’est-ce qui a été le plus difficile pour vous dans Koh-Lanta ?

C’est une chose que je n’ai pas du tout vu venir. Je m’attendais à la faim, à la difficulté des épreuves,... Mais je n’avais pas envisagé que je pourrais m’attacher autant à des personnes. La nuit, il y a ces moments au coin du feu, où quelqu’un vous rejoint, met sa tête sur votre épaule et commence à se confier. J’ai vraiment été lié à mes compagnons d’aventure de façon inattendue. Ce qui a rendu les éliminations encore plus difficiles. Si on prend l’exemple de Teheiura, c’est un homme extraordinaire. C’est un héros de Disney au cœur pur. Quand on a choisi de l’éliminer, c’était loin d’être un choix de cœur.

Quel est votre plus beau souvenir ?

Le dernier confort chez l’habitant avec Naoil, Jessica et Claude. C’était un moment extraordinaire ! On est rentré dans la vie de ces gens qui sont à des années lumières de nos préoccupations quotidiennes. On a rencontré des gens heureux de la vie qu’ils mènent, d’une simplicité et d’une gentillesse que je n’oublierai jamais. Ils nous ont offerts une grande leçon de vie !

Que pensent vos enfants de votre aventure ?

Ils aiment regarder les épisodes avec moi. Chaque vendredi soir, je leur raconte des petites anecdotes qu’on ne voit pas forcément à la télévision. Mes enfants sont très fiers de leur papa même s’ils sont souvent déçus que je ne gagne pas (Rires).

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