Koh-Lanta : Dans la fourmilière rouge, on travaille mais on ne se connaît pas

Voir le site Koh-Lanta

FOURMILIERE ROUGE
Par Alexis Hache|Ecrit pour TF1|2017-03-25T16:00:46.150Z, mis à jour 2017-03-27T16:50:35.849Z

Depuis le début de l’aventure, les Rouges renvoient l’image d’une équipe parfaitement organisée et très efficace. Mais c’est sans doute au détriment de moments de partage indispensables à la vie d’une équipe.

Un manque d’unité et de complicité chez les Rouges ? A première vue, ce n’est pas ce qui ressort de leur vie sur le camp et de leur comportement lors des épreuves. Mais derrière cette organisation sans failles et cette activité permanente se cache tout de même quelque chose, que chacun définit à sa manière.
« Au bout de huit jours, on ne se connaît pas vraiment, confirme Marjorie. Moi je dis que je ne connais pas les autres coéquipiers, mais je pense qu’eux ne me connaissent pas non plus comme je suis à l’extérieur. » La Nordiste confie avoir de la « retenue » et ce n’est pas Manuella qui la contredira. « Dans l’équipe, on ne s’est pas encore tous dévoilés, avoue la maman mannequin. J’évite de trop parler de ma vie privée, de ma famille, de mes enfants, parce que tout de suite, ça part… » Joignant le geste à la parole, elle laisse couler quelques larmes. « Quand je ne pense pas à eux, ça va. Mon hypersensibilité je la cache, j’essaye de ne pas la dévoiler trop tôt ou trop, pour ne pas que ça me desserve. »
Du coup, le campement rouge est comme une petite fourmilière où chacun s’active pour passer le temps et ne pas avoir à trop se livrer sur soi. La comparaison, c’est Bastien qui en parle le mieux. « Au bout de huit jours d’aventure, on commence à fissurer la coquille qu’on a, chacun de nous. Mais j’ai tendance à comparer les Rouges à une véritable fourmilière. La plupart des Rouges sont hyperactifs, mais on fait rarement des choses tous ensemble, à part les repas ou le soir. C’est à partir du coucher du soleil que tous les Rouges vont commencer à se rassembler, comme si on rentrait tous du travail. » 

Des tempéraments volcaniques…

Sébastien, pourtant arrivé après ses compagnons d’aventure, a tout de suite cerné le problème. « Clairement, les gens ont peur. Ils ont peur de dire vraiment ce qu’ils pensent, ce qu’ils ressentent. Chacun est sur la réserve. C’est une façon d’éviter les rancœurs des autres et d’éviter l’élimination. »
Et pour certains, ce comportement permet d’éviter tout conflit. Comme Clémentine, surnommée « Clem la rage » par ses proches car elle déteste perdre. La professeur de badminton le sait, son caractère volcanique pourrait lui jouer des tours. « J’ai un caractère assez impulsif à la base et je sais que le jour où j’entre en éruption, ils vont tout de suite cerner le personnage. J’ai pas du tout envie de faire de vagues dans une équipe où tout va bien, où personne ne se prend la tête pour l’instant. »
Clémentine pense aussi ne pas être la seule à dissimuler son tempérament de feu. « Je pense que Yassin a aussi ce côté très impulsif, peut-être qu’on le verra par la suite. » L’électricien bordelais avance lui une autre explication à son côté mystérieux. « Je ne suis pas trop rapport humain, à avoir de grandes discussions. Ça me saoule en fait… » Il est en revanche convaincu que certains de ses camarades ne se comportent pas sur l’île comme dans la vie. « Je sais qu’ici, ils y vont avec des pincettes, mais ça se voit, ils restent dans le contrôle. »
Finalement, le plus radical, c’est Franck, qui du haut de ses 50 ans, ne se sent pas intégré chez les Bokor. « Il y a une ambiance de merde ! C’est un groupe de jeunes, moi je m’ennuie beaucoup avec eux. Je ne suis pas du tout heureux. » Chez les Rouges, les apparences peuvent donc être trompeuses…

en savoir plus : Sébastien, Yassin, Clémentine, Franck, Bastien