Stéphane Freiss dans la peau d'un juge atypique

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La loi selon Bartoli
Par Aurélie Binoist|Ecrit pour TF1|2010-03-10T14:53:00.000Z, mis à jour 2010-03-10T14:53:00.000Z

Impliqué très en amont sur le projet de cette nouvelle série, Stéphane Freiss a eu le temps de décrypter son personnage, Paul Lawrence Bartoli, un juge d'instruction aux méthodes peu conventionnelles. Il s'est glissé avec bonheur dans la peau de cet homme complexe et atypique. Impressions d'un acteur enthousiaste et comblé. Rendez-vous jeudi 25 mars à 20h45 pour La loi selon Bartoli

Une liberté épanouissante.

Impliqué très en amont sur le projet de cette nouvelle série, Stéphane Freiss a eu le temps de décrypter son personnage, Paul Lawrence Bartoli, un juge d'instruction aux méthodes peu conventionnelles. Il s'est glissé avec bonheur dans la peau de cet homme complexe et atypique. Impressions d'un acteur enthousiaste et comblé. La loi selon Bartoli jeudi 25 mars à 20h45.

Avec La Loi selon Bartoli, vous participez pour la seconde fois à une série...
Je considère en réalité cette expérience comme une première. Lorsque j'ai joué dans Sécurité intérieure pour Canal + en 2007, j'ai tourné tous les épisodes sans interruption. C'était donc un tournage plus long que d'habitude mais je n'avais pas eu l'impression d'une récurrence. Cette fois, c'est très différent. Lorsque les producteurs m'ont parlé de l'histoire, ils m'ont aussitôt prévenu qu'il s'agissait d'un pilote de série. Pour différentes raisons, notamment par besoin de liberté, j'ai toujours refusé d'interpréter des personnages récurrents. Ma rencontre avec Bartoli a bousculé mes craintes et mes a priori. Il me tarde déjà de le retrouver !

Pour quelles raisons ?
Bartoli est un personnage atypique, iconoclaste, dérangeant... et dérangé ! Si je devais le définir en un seul mot, je dirais libre. Car ce juge d'instruction ne se pose aucun interdit et n'hésite pas à transgresser la loi ou à enfreindre les règles les plus élémentaires de son métier si elles le freinent dans ses enquêtes. Sa devise pourrait être : «transgresser pour mieux servir». Ce travailleur acharné rend sa propre justice quand il estime que les lois manquent d'équité. Cette caractéristique en fait un personnage très consensuel. En effet, qui n'a pas eu un jour envie de passer outre un supérieur ou un principe qu'il trouvait ridicule ? C'est un homme courageux, car ses méthodes peu conventionnelles peuvent lui attirer les foudres de ses supérieurs, et un épicurien qui aime la vie et a du cœur. Je le trouve très attachant.

Pourtant, il sait aussi se montrer cynique et provocateur...
Effectivement. En fait, beaucoup d'adjectifs, parfois même opposés, peuvent le qualifier. Je passe parfois par 3 ou 4 états totalement différents au cours d'une même scène. A la fois grave et drôle, mûr et enfantin, fort et fragile, il se montre souvent cynique mais n'est pas dans l'ironie permanente. Bartoli est aussi un homme sensible et attentif. Il ne joue jamais avec le chagrin ou la détresse d'autrui. Ce tempérament complexe et ambivalent offre la possibilité d'un traitement très décalé dans la narration. Malgré la gravité de certaines affaires, le ton général de la série reste léger.

Comment vous êtes-vous approprié ce personnage si atypique ?
J'ai accepté ce projet pour le personnage mais aussi pour l'équipe du film. Je connais bien les producteurs, François Charlent et Christophe Carmona, avec lesquels j'avais déjà collaboré plusieurs fois. Et j'entretiens un rapport fusionnel et complice avec Hervé Korian, le scénariste, devenu mon ami depuis Papillon Noir. Il est un auteur de talent. Nous avons travaillé tous ensemble dans l'harmonie et l'écoute, nous réunissant très en amont pour comprendre le personnage et peaufiner le scénario, afin que les dialogues et les situations soient les plus justes possibles. Ensuite, j'ai continué ce travail minutieux et enrichissant seul avec Hervé Korian. Au moment du tournage, j'avais déjà résolu toutes les questions que j'aurais pu me poser... Je connaissais Bartoli très intimement ! Par le passé, je n'avais jamais rencontré Laurence Katrian, la réalisatrice. Elle nous a rejoints moins de 2 mois avant le tournage mais s'est fondue dans le projet avec beaucoup d'attention, d'écoute et d'humilité. Elle m'a laissé un périmètre de jeu assez large dont j'ai beaucoup profité !

Pouvez-vous nous dire un mot sur vos partenaires dans la série ?
J'ai vraiment besoin d'être entouré par des personnes que j'admire et dont je respecte le travail. En l'occurrence, j'ai déjà hâte de retrouver tous les comédiens rencontrés sur le premier épisode ! Alexia Barlier s'est révélée attentive, joueuse, curieuse et à l'écoute. J'ai découvert Lionnel Astier, un partenaire formidable, sensible et chaleureux. Sophie Le Tellier, ma greffière dans la série, a une bonne humeur contagieuse et un talent lumineux. Enfin, il s'est créé entre mon personnage et celui interprété par Philippe Bas un rapport antagoniste qui fonctionne à merveille à l'écran. Je voudrais citer également un autre partenaire très important : Aix-en-Provence ! C'est une ville majestueuse, jeune et vivante, qui donne une empreinte particulière à la série. Dans l'épisode pilote, il était important d'installer les personnages. L'environnement nous y a vraiment aidés.

Vous allez retrouver prochainement Hervé Korian...
Oui, je vais prochainement écrire et réaliser un long métrage. Après notre expérience commune sur cette série, j'ai immédiatement pensé à Hervé Korian comme coauteur. J'ai vraiment envie de prolonger l'aventure avec lui. Nos deux natures très différentes se complètent parfaitement. Il m'a offert avec Bartoli un rôle splendide. J'ai joué par le passé de très beaux personnages qui restent fondamentaux dans mon parcours et que je n'oublie pas. Mais Bartoli me permet de m'épanouir follement et me donne un passeport de liberté qui, je l'espère durera très longtemps.