Interview Laëtitia Milot : "Je me laisse porter par la vie" - Partie 1

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VENGEANCE EP 1 EXTRAIT 1
Par Ingrid BERNARD|Ecrit pour TF1|2016-09-07T07:55:04.143Z, mis à jour 2016-09-11T07:07:36.343Z

Dans la Vengeance aux yeux clairs, Laëtitia Milot interprète le rôle d'Olivia, une femme qui décide de revenir dix ans plus tard pour venger sa famille. Entre temps, elle a choisi de changer d'identité. L'occasion d'en savoir un peu plus sur la comédienne.

Le tournage de la Vengeance aux yeux clairs a duré quatre mois. Vous avez vécu en autarcie pendant tout ce temps ?
Pendant quatre mois, j’étais Olivia. Le week end, je ne pouvais pas vraiment relâcher la pression parce que c’est à ce moment-là que j’apprenais mes textes. Avec l’auteur, on a créé le personnage ensemble. Olivia est une personne à part entière. On connait son passé, ses traits de personnalité, la moindre de ses réactions… Ce sont des heures et des heures de travail, en amont et pendant le tournage. Il y a un petit niveau de schizophrénie là-dedans.

Comment vos proches l’ont-ils pris ?
Ils étaient conscients de l’investissement que me demandait ce rôle. Ma famille était prioritaire il en pouvait pas en être autrement. Avec Badri, on se voyait moins parce qu’il travaillait à 200 kms de Nice. Mais c’était génial quand on se retrouvait. On avait un peu l’impression de retourner au début de notre histoire. Ce genre de situation met du piment dans une relation. Toujours est-il que notre désir d’enfant n’a jamais été mis entre parenthèse pendant tout ce temps.

Avez-vous déjà eu envie de changer d’identité comme votre personnage ?
Non. Je préfère vivre dans le présent. Je me laisse porter par la vie. Je crois au destin. Après, on est les seuls maitres de nos décisions. Il faut savoir s’écouter. Personne d’autre que nous peut savoir si on doit faire telle ou telle chose. Lorsque je me suis lancée dans l’écriture d’On se retrouvera, Badri m’a dit : « Dans quoi tu t’embarques ? » Finalement, j’ai eu raison de le faire.

Etes-vous d’un naturel revanchard ?
Pas vraiment. Je relativise beaucoup. Je suis convaincue que les choses n’arrivent jamais par hasard. On ne peut pas vivre avec la rancœur, la haine. La haine engendre la haine. Il y a des personnes qui m’ont fait du mal dans le passé. Je ne suis même pas rancunière…


"Dans la vie, soit tu te laisser aller, soit tu trouves des solutions pour t'en sortir"

On sent une certaine sérénité dans vos propos…
En fait, j’ai beaucoup évolué à ce sujet. Il y a quinze ans en arrière, je n’étais pas comme ça. Je me disais : « C’est injuste », « Pourquoi, ça ? », « Pourquoi, lui ? ». A cette époque, j’en voulais à tout le monde, à la vie. Et puis, je me suis rendue compte que je n’avais pas le choix. C’était marche ou crève. Soit tu te laisses aller avec et c’est fini, soit tu trouves des solutions pour t’en sortir. J’ai choisi l’option de me construire, de ne pas suivre le chemin obscur et d’aller vers l’avenir. Badri et ma famille m’ont beaucoup apporté.

Vous êtes très proches de vos fans. Pourquoi est-ce si important pour vous ?
Lorsqu’ils me croisent dans la rue, les gens me parlent comme si ils me connaissaient. J’aime beaucoup ce lien qui nous unit. Je suis très proche des gens car je les aime. Je leur dois beaucoup. Si je suis arrivée en finale de Danse avec les stars, c’est grâce à eux. Je ne l’oublie pas. C’est en recevant des messages de mes fans que  j’ai eu envie d’écrire mon livre : Le bébé, c’est pour quand ? 


"Une maladie ne doit pas être à l'origine d'une séparation"

Dans ce livre, vous parlez de l’endométriose. Une maladie qui vous touche depuis plusieurs années…
Malheureusement, cette maladie est mal identifiée. Des millions de femmes se battent contre l’endométriose. Lorsque j’ai révélé ce problème à la presse, j’ai été touchée par les lettres que j’ai reçues. J’en pleurais. Chaque femme à son endométriose. Elles sont parfois incomprises par les médecins. Il faut faire bouger les choses.

On vous sent très soudée face à cette maladie avec votre mari…
Beaucoup de femmes m’ont dit que cela détruisait leur couple. Une maladie ne doit pas être à l’origine d’une séparation. Le compagnon doit être là pour soutenir sa femme.  Ils sont là pour se soutenir mutuellement. L’endométriose, c’est une maladie de couple. Avec Badri, on fait front. L’espoir fait vivre. On est persuadé que l’on aura un enfant, d’une manière ou d’une autre…

C’est important pour vous d’être engagée lorsque l’on est une personnalité connue du grand public ?
Oui, c’est primordial. J’ai plusieurs combats. Il y en a certains que je n’expose pas médiatiquement. Il m’arrive de visiter des CHU. Si je le fais, c’est simplement pour soutenir des enfants malades. Si je peux les faire sourire ne serait-ce qu’un instant. Ma mère est, quant à elle, très engagée envers les personnes âges. Je la soutiens comme je peux. Je suis aussi très engagée pour les animaux du refuge. Je suis contre la maltraitance, les braconniers. Je me dis que chaque personne connue devrait s’engager…


Retrouvez la Vengeance aux yeux clairs tous les jeudis soirs à 20h50


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