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Les 12 coups de midi - Sylvain : "Face à Christian, j’en tremble d’avance !"

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Par Marine Madelmond|Ecrit pour TF1|2016-09-18T13:00:18.732Z, mis à jour 2016-09-19T09:46:24.109Z

A la tête d’une cagnotte de 335 593 euros, Sylvain a vu sa vie chamboulée après sa participation aux 12 coups de midi. Aujourd’hui, l’écrivain a accepté de se confier sur son expérience et sur ses projets.

Christian a dépassé votre record avec 76 participations. Comment réagissez-vous ?

J’ai déjà rencontré Christian lors d’un tournage d’une émission. Vu le niveau qu’il a, il fallait se faire à l’idée. Mon côté joueur va râler, mais les records sont faits pour être battus. C’était couru d’avance. Dès que j’ai le temps, je le regarde à la télévision, avec intérêt. Il est excentrique et original, ça a tendance à me plaire.

Pour revenir sur votre participation, comment avez-vous vécu cette expérience ?

Ce n’était pas la première émission télévisée à laquelle je participais. La différence avec Les 12 coups de midi, c’est la renommée, petite mais sympathique. Je suis reconnu dans la rue. Par exemple, lorsque je suis revenu d’Italie avec ma compagne, nous avons croisé un policier dans l’aéroport qui n’a pas hésité à me demander comment s’était déroulée mon expérience. Ce n’est pas fréquent mais ça fait toujours plaisir. Les gens veulent surtout savoir les petits détails, les coulisses de l’émission et si Jean-Luc Reichmann est gentil. 

Comment avez-vous vécu cette « petite renommée » ?

Je ne suis ni un chanteur, ni un acteur. Mais la chose commune, c’est le côté bienveillant. Les gens ne sont pas violents, ils me saluent ou me félicitent. C’est l’essentiel que je retiens. Cependant, il y a certaines personnes qui m’ont envoyé des lettres pour me demander de l’argent. J’ai aussi reçu des coups de téléphones tard le soir. C’est toujours surprenant.


"On n’en sort pas indemne"

L’émission a-t-elle ouvert de nouvelles perspectives dans votre vie ?

Financièrement, ça m’a beaucoup aidé. Je n’étais pas dans la même situation que Christian, mais je vivais une situation délicate. Deux ans avant de participer à l’émission, j’avais un emploi que j’ai perdu ensuite. Ça m’a permis de sortir la tête de l’eau. J’ai beaucoup écrit ensuite, une chose que je ne pouvais pas envisager avant de remporter cette cagnotte (335 593 euros). C’était un soulagement. J’ai effectué quelques achats, mais rien d’excentrique. Je suis loin d’avoir tout dépensé, j’ai mis beaucoup de côté. J’ai vendu les quatre voitures gagnées, dont une à ma mère qui tenait vraiment à me l’acheter. Je me suis ensuite fait plaisir en achetant une voiture neuve, customisée et violette. Ça doit être la seule en France ! (rires)

Humainement, vous avez-vécu une belle expérience…

Je suis quelqu’un de très susceptible, à fleur de peau. Adolescent, je souffrais beaucoup car j’étais souvent mis de côté et critiqué. On n’en sort pas indemne. Aujourd’hui, ça joue encore dans mon existence. En participant à l’émission, je n’avais pas songé aux remarques négatives, et ça m’a touché. Mais, j’ai pu montrer que j’avais de la culture générale, malgré mon physique. J’ai aussi pu rencontrer des personnes incroyables comme Jean-Luc Reichmann qui m’a mis à l’aise. Il est très bienveillant.

Avez-vous gardé contact avec d’autres candidats ?

J’ai gardé contact avec certains Maîtres de midi comme Xavier, Maxime et Benjamin. Sur les réseaux sociaux, on commente nos photos et nos actualités. On ne parle pas spécialement de l’émission.

Pensiez-vous aller aussi loin dans l’aventure ?

Pas du tout. Je n’étais pas préparé. J’espérais devenir Maître de midi, c’est une évidence. C’était inattendu, mais j’étais le premier à m’en réjouir. Plus j’avançais dans l’aventure, plus j’avais envie de continuer. Mais la fin a été très rude.

Justement, comment avez-vous vécu votre élimination ?

Sur le coup, ça été très difficile. Ce jeu c’est un peu un marathon. On est en tête, on voit la ligne d’arrivée mais on trébuche au dernier moment et un autre candidat vous passe devant. C’est beaucoup de fatigue, de stress et d’épuisement. Lors de mon élimination, je n’étais pas souriant, car c’était un choc. La première chose que j’ai fait dans les coulisses, c’est pleurer un bon coup pour évacuer.

Vous avez quand même gardé de bons souvenirs ?

Oui, je me souviens encore de ma deuxième victoire. Ce jour-là, j’avais réussi le coup de maître et trouvé la personne cachée derrière l’étoile mystérieuse. C’était incroyable. Je garde des bribes de souvenirs, c’était une parenthèse enchantée.


"Un thriller qui évoque le concept du jeu"

Si vous deviez vous retrouver face aux derniers Maître de midi, qui serait votre principal concurrent ?

Tous, absolument tous. Je ne vais pas faire long feu face à Hakim, Christian et Xavier. J’en tremble d’avance.

L’émission vous a-t-elle permis d’évoluer dans votre carrière d’écrivain ?

Non, mais je me suis servi de mon expérience dans l’émission pour écrire un roman policier. Un thriller qui évoque le concept du jeu. La trame reste la même, bien que je ne me suis pas inspiré des personnalités pour mes personnages. Je n’en suis pas le héros.

Que retenez-vous de votre participation aux 12 coups de midi ?

 Il fallait que l’émission arrive. Je ne vais pas m’en plaindre, c’est arrivé au bon moment. C’était le destin. 

en savoir plus : Jean-Luc Reichmann