Kristoff St. John fête ses 25 ans au générique des Feux de l’amour !

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Par Alison DEFAUWE|Ecrit pour TF1|2016-03-11T10:16:27.716Z, mis à jour 2016-03-16T16:18:41.978Z

L’équipe technique et les acteurs des Feux de l’amour se sont réunis en février pour fêter le 25e anniversaire de l’arrivée de Kristoff St. John dans la ville fictive de Genoa City.

L’interprète de Neil a été très touché par les interventions d’Eric Braeden (Victor), Joshua Morrow (Nick), Bryton James (Devon), Christel Khalil (Lily) et la productrice déléguée Jill Farren Phelps, venus partager des anecdotes amusantes et lui faire part de leur amitié et de leur admiration.

« J’ai passé la moitié de ma vie ici », s’est exclamé l’intéressé, ravi que ses filles, Lola et Paris, et son chien adoré, Brando, soient de la partie. Il s’est dit « très ému » en écoutant les différents discours prononcés par sa « famille » télévisuelle.

Depuis sa première apparition, en 1991, Neil a fait l’objet de tous les rebondissements possibles et imaginables, ce qui a d’ailleurs valu à Kristoff St. John deux Daytime Emmy Awards et dix NAACP Awards (qui honorent les artistes issus de la communauté afro-américaine).

Et ce n’est peut-être pas fini ! « Tu as un talent incroyable », a déclaré Bryton James, son fils dans la série. « Nous sommes admiratifs de l’excellence et l’engagement dont tu fais preuve dans ton travail. Sans oublier l’amour, la joie et le plaisir que tu y mets. J’apprends chaque jour à tes côtés. »

Christel Khalil a, quant à elle, gentiment taquiné son « père », et parlé de tout ce qu’il lui avait appris : « Dès que je te regarde, je sens qu’il se passe quelque chose. Tu es un acteur extraordinaire, extrêmement attentif. C’est un régal de travailler avec toi. »

A écouter ces compliments, on comprenait que l’acteur prend son travail au sérieux… mais qu’il aime aussi plaisanter ! Joshua Morrow lui a d’ailleurs reproché d’avoir mis une certaine distance entre leurs personnages : « Je suis incapable de garder mon sérieux face à toi, ce qui ne m’était jamais arrivé. Ceci explique pourquoi on nous voit rarement ensemble dans la série, à mon grand regret. J’aimerais tellement avoir des scènes avec toi ! »

Ce discours, léger et plein d’humour, faisait lui aussi la part belle à la personnalité de leur collègue et ami. « On peut juger du caractère d’un homme à la manière dont il surmonte l’adversité », a ajouté M. Morrow, en référence au décès du fils de Kristoff St. John, qui souffrait de troubles psychologiques, en 2014. « On peut dire que tu as pourfendu bien des dragons, triomphé de bien des démons. Et tu es toujours debout. Je ne sais pas de quelle étoffe tu es fait, mais il n’est rien de plus solide au monde. »

Pour Eric Braeden, c’est un « superbe acteur » et « un ami, ce qui est plutôt rare dans ce métier ! Indépendamment de tes talents de comédien, j’ai énormément de respect pour toi. Ce que tu as subi ces dernières années, la plupart d’entre nous ne le vivrons pas dans une vie entière, et c’est beaucoup trop pour un seul homme ! J’admire la dignité dont tu as fait preuve. C’est tout simplement remarquable. »

Retour sur ces vingt-cinq dernières années


 

Après la cérémonie, Kristoff. St. John nous a accordé une interview, autour d’une part de gâteau, manifestant sa joie de fêter cet anniversaire et d’avoir l’occasion de se remémorer certains retournements de situation pour le moins étonnants !

« J’ai encore du mal à croire que je fais enfin partie de la troupe des personnages les plus déjantés des Feux de l’amour ! », explique-t-il. « Je suis ravi que mon personnage ait, pour une fois, radicalement changé de direction. »

Bien entendu, Neil a connu son lot de malheurs. « En 2001, quand il a commencé à boire, je pensais qu’on en resterait là. C’est d’ailleurs ce qui s’est produit pendant très longtemps », se souvient-il. « Il est pourtant devenu un peu plus sombre et menaçant, ce qui plaît à beaucoup de monde. Les gens adorent les polémiques, ce qui explique le succès de la téléréalité. Les mecs sympa sont toujours les derniers, et ça n’a aucun intérêt ! »

Le moins que l’on puisse dire, c’est que, depuis quelque temps, Neil n’a rien de sympathique ni d’ennuyeux… « L’intrigue était particulièrement bien menée cette année », ajoute-t-il en souriant. « Neil a perdu la vue, il l’a retrouvée, il s’est rendu compte que ses enfants le trompaient... sans oublier sa vengeance ! Mais il n’a pas complètement pété les plombs. Sinon, il n’y a pas de possibilité de rédemption. »

Après cet épisode de folie furieuse, l’acteur pense que Neil va surmonter ses problèmes d’alcoolisme et remonter la pente : « Il doit se reprendre, et trouver quelqu’un qui lui permettra de vivre une relation épanouissante ! »

M. St. John ajoute qu’il est prêt à affronter Eric Braeden (Victor) et Peter Bergman (Jack). « Neil doit pouvoir monter sa propre société ! », nous dit-il. « Il doit s’émanciper de l’emprise de certains personnages afin de prendre sa place au côté des gros bonnets, Victor et Jack. »

Quand on lui demande d’évoquer les moments-clés de ses 25 années sur la série, il parle de sa victoire aux Emmy Awards, de son histoire d’amour tragique avec Drucilla ou, tout simplement, « des moments passés à discuter avec les autres acteurs et à nouer des liens solides avec eux. »
Il ajoute que la disparition de Jeanne Cooper les a marqués : « Ca a été très difficile, mais je crois que nous n’avons pas perdu son esprit inimitable. Elle INCARNAIT Les Feux de l’amour, et la série n’aurait jamais pu exister sans elle. Certains personnages sont irremplaçables, elle plus que tout. »

Si ses partenaires et ses enfants à l’écran ne tarissaient pas d’éloges à son égard, il leur a à son tour témoigné sa gratitude, ainsi qu’à tous ceux qui l’avaient précédé dans la série. Fils de l’acteur Christopher St. John (Les Nuits rouges de Harlem, Les Enquêtes de Remington Steel), Kristoff a ce métier dans le sang : il a décroché son premier rôle à neuf ans à peine, en 1975, et interprétait l’un des personnages principaux du feuilleton Générations en 1989. Mais il a été sidéré d’obtenir un rôle dans Les Feux de l’amour.

« Je suis passé de la dernière série du classement à celle qui était le plus regardée », se souvient-il. « La différence principale ne concernait pas le scénario – remarquable – mais la qualité de l’image, des décors et du jeu des acteurs, qui étaient tous chevronnés. Ca ne ressemblait à rien de ce que j’avais connu. J’étais admiratif ! Plusieurs personnes m’ont pris sous leur aile, notamment Doug Davidson (Paul). Mais, au-delà des acteurs, toute l’équipe était absolument extraordinaire. J’ai eu une chance incroyable. »

Et nous également ! Merci pour ce superbe quart de siècle, M. St. John !

 Le replay du mardi 15 mars 2016