"Une vraie bande de copains !"

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Mes amis, mes amours, mes emmerdes
Par Karelle Bourgueil|Ecrit pour TF1|2010-10-29T17:15:00.000Z, mis à jour 2010-10-29T17:15:00.000Z

Le metteur en scène Jérôme Navarro s'est laissé séduire par la première saison de MES AMIS, MES AMOURS, MES EMMERDES... Il reprend les rênes de la réalisation de ces 6 nouveaux épisodes avec beaucoup d'enthousiasme et fait le bilan de cette expérience enrichissante.

Qu'est-ce qui vous a séduit dans ce projet ?
J'avais suivi la première saison à la télévision et j'avais apprécié le côté comédie chorale de cette série. Je n'avais jamais eu l'occasion d'en réaliser. La pléiade de comédiens qui figurait au casting était un atout supplémentaire. Travailler sur ce projet m'offrait l'opportunité de les rencontrer.

Quel est l'avantage d'hériter d'un casting déjà constitué ?
Les personnages sont dessinés et les comédiens connaissent parfaitement leur rôle. Il ne reste plus qu'à se laisser guider en fonction des scènes et des péripéties de la deuxième saison. Les personnages sont placés dans des situations un peu plus compliquées que l'année dernière mais, comme les acteurs connaissent déjà leurs profils, le travail de mise en scène est simplifié.

Que vous inspirait cette bande de copains quand vous les avez découverts dans la première saison ?
Cette histoire me renvoyait à de nombreux films : Un éléphant ça trompe énormément, Mes meilleurs copains ou encore Le cœur des hommes. J'aime bien ce genre de films avec plusieurs histoires à raconter. J'ai également apprécié l'esprit de troupe. Je l'avais perçu en regardant la première saison et je n'ai pas été déçu. C'est une vraie bande de copains. Le travail en est facilité et cette ambiance se ressent à l'image.

Suivre plusieurs personnages apporte-t-il des difficultés supplémentaires ?
La difficulté est surtout de garder une cohérence avec les caractères des personnages dessinés dans la première saison. Je ne cherche pas à ce qu'ils jouent tous le même type de comédie mais plutôt qu'ils conservent leurs spécificités.
Le plus dur, c'est d'arriver à former un groupe tout en gardant à l'esprit que, séparément, chacun est différent. Quand nous avons dû changer de comédien, nous ne souhaitions pas prendre le double de Serge Hazanavicius mais plutôt un acteur avec sa propre personnalité qui se fonde dans le groupe.


Avez-vous collaboré avec les auteurs ?
Les auteurs étaient nombreux et le développement du scénario très rapide. Les histoires étaient déjà construites. Je ne voulais pas tout révolutionner mais aller plus loin en rendant les situations plus visuelles. Ce sont de petites adaptations mais qui sont nombreuses dans le film.

Quel genre de réalisateur êtes-vous ?
J'aime faire une vraie mise en place puis laisser une certaine liberté. Je ne veux pas être trop directif dès le départ. Je préfère que les comédiens conservent leur naturel et soient libres de suggérer des idées.

Vous avez essentiellement tourné des unitaires. Quelle est la différence primordiale avec la réalisation d'une série ?
Tourner les histoires de 6 épisodes dans le désordre est particulièrement compliqué. Il faut être très vigilant sur la chronologie des événements et sur l'évolution psychologique et les intentions des personnages. Nous avons élaboré des documents qui retraçaient, par épisode, la trajectoire des couples et les moments clés qui pouvaient avoir une répercussion sur la suite. Les comédiens réalisaient le même suivi de leur côté et cela nous permettait de comparer nos notes et donc de minimiser les risques d'erreurs.


La bonne entente entre les comédiens et leur nombre important ne rendait-il pas certaines scènes plus difficiles à tourner ?
L'alchimie entre les comédiens est mon principal plaisir. J'aime que la séquence prenne définitivement forme lors des répétitions. Chacun apporte son énergie. Le résultat doit être naturel et vivant et, pour cela, je laisse une part importante à l'improvisation. Il régnait une bonne ambiance et les fous rires étaient nombreux. Sans cet esprit de troupe, on perdrait un aspect fondamental.

Que pensez-vous du résultat ?

Si nous avions eu plus de temps de préparation, nous aurions pu aller encore plus loin. La comédie monte au fur et à mesure des épisodes. Je me suis amusé, j'ai fait ce dont j'avais envie. J'ai poussé au maximum et, si je peux réaliser une éventuelle saison 3, je monterai encore un cran au-dessus. Le prétravail ne sera plus nécessaire et je pourrai aller directement droit au but.