Miss France 2018 : Exclu - Iris Mittenaere, Miss Univers : "Il y a dix ans, j'avais encore tout à faire"

Voir le site Miss France 2018 - Site officiel

Iris
Par Ingrid BERNARD|Ecrit pour TF1|2017-02-09T15:29:24.885Z, mis à jour 2017-02-10T14:45:41.625Z

Le concours de Miss Univers, son arrivée à New York, ses ambitions... Iris Mittenaere revient, en exclu, pour MYTF1 sur l'élection qui a changé sa vie.

Vous avez été élue Miss Univers face à 85 prétendantes. Quelle est la première chose que vous vous êtes dite en sortant de scène ?
Je n’ai pas compris ce qu’il s’était passé. J’étais vraiment sonnée. J’avais du mal à réaliser. Il y a eu comme un blanc. Sur le coup, je me suis sentie perdue. J’ai vu plein de monde autour de moi. J’étais là, avec ma couronne. Je ne savais pas quoi faire. L’organisation de Miss Univers a l’habitude de voir des jeunes femmes choquées lorsqu’elles entendent leur nom. On m’a aidé à reprendre mes esprits à me calmer. C’était beaucoup d’émotion d’un coup. Et puis, j’ai finalement pu passer une heure avec ma maman.

Qu’est-ce qui selon vous a fait la différence ?
Pendant toute la préparation, j’ai essayé d’être une bonne Miss, d’être attentive, de me montrer un maximum investie. Je pense aussi que le costume du Moulin Rouge a marqué les esprits. C’était la petite touche française. Ce qu’il faut savoir, c’est que j’adore être sur scène. Je pense que les gens l’ont senti. Et puis, au fond de moi, je voulais vraiment remporter cette couronne.

Vous attendiez-vous à faire partie des finalistes ?
Je voulais être dans le top 6. Le top 3, c’était dingue. Il y a un moment qui m’a particulièrement marqué lorsque j’étais sur scène : lors de notre dernière apparition, on défilait une par une. Avec Miss Colombie, on s’est pris dans les bras. Elle s’est mise à pleurer. J’ai fait la même chose. On n’avait pas encore eu le résultat, mais c’était tellement magique…

"Ce qui m'a le plus marqué ? L'histoire de chaque personne derrière son écharpe"

Qu’est-ce qui vous a le plus impressionné pendant les trois semaines de préparation ?
Je me suis demandé comment il était possible de choisir, dans un premier temps, treize filles parmi toutes ces jeunes femmes. Je me rappelle avoir appelé Sylvie Tellier et lui avoir dit : « Je ne pourrais jamais gagner ». Elles étaient toutes belles, méritantes. Et surtout, elles avaient des histoires incroyables. Miss Thaïlande qui a commencé à bosser à 10 ans pour aider sa maman. C’est une fille courageuse. Finalement, ce qui m’a le plus marqué, c’est l’histoire de chaque personne derrière son écharpe.  Au fond de moi je pensais : "Miss Univers, c’est bien mais est-ce que vous connaissez leur histoire ?" J’ai énormément appris sur les gens. Je me suis dit que j’avais beaucoup de chance, que j’avais une histoire assez simple et sympa. Il est important de regarder autour de soi.

Comment se passe votre vie à New York et la cohabitation avec Miss USA ?
C’est la première fois que je viens à New York. J’ai envie de découvrir plein de choses. J’ai déjà vu Times Square, Central Park. Je n’ai pas encore visité la Statue de la Liberté. J’ai envie d’être une touriste à New York. J’ai un an pour le faire et je compte en profiter. Quant à la cohabitation avec Miss USA, elle se passe très bien même si cela fait très peu de temps que l’on se connaît. Ca fait 7 jours que je suis à New York. Elle est arrivée il y a deux jours. Mais on a concouru ensemble pour le titre de Miss Univers. Je la trouve très gentille. On va apprendre à bien se connaître au fur et à mesure.

On vous sent plutôt à l’aise en anglais…
Je ne me trouve pas forcément très à l’aise. Il y a certaines choses que je ne comprends pas. Parfois, je n’arrive pas à me faire comprendre non plus. Ce n’est pas évident. Je n’ai pas pris de cours. Mon anglais se peaufine sur le tas. J’espère être bilingue à la fin de l’année.

N’avez-vous pas l’impression de manquer de repères ?
Ce n’est pas forcément évident avec le décalage horaire mais on a la chance d’être très connecté aujourd’hui. J’ai un coiffeur qui parle français. Mais il est vrai que, parfois, quand on ne comprend pas quelque chose, ou que l’on n’arrive pas à se faire comprendre, on se sent un peu seule.

"J'ai encore plein de rêves à réaliser"

Quel est votre rêve le plus fou maintenant que vous avez été élue Miss Univers ?
J’en ai plein. Ca serait dommage de se réveiller un matin en n’ayant plus de rêve à 24 ans. Ma principale ambition : c’est de devenir chirurgien dentiste. Je rêve aussi de rencontrer des personnalités que j’aime et qui me touchent. Et puis, j’ai envie d’avoir des enfants un jour.

Avant de devenir Miss France, vous nous disiez rêver de rencontrer Dany Boon. Aujourd’hui, il est l’un de vos plus grand soutien. Racontez-nous…
Je l’ai rencontré au début de mon année de Miss France. C’est quelqu’un de très sympa, de très drôle dans la vie de tous les jours. Je l’aime beaucoup. Je ne l’ai pas revu depuis que je suis Miss Univers. Si un jour il vient à New York, j’irais le voir avec plaisir. Dany Boon a été quelqu’un de très important pour moi. Ca a été ma plus belle rencontre pendant mon année de Miss France.

Quand allez-vous revenir en France ?
Sylvie Tellier organise mon grand retour en France. J’ai hâte de montrer ma couronne à tous les Français et les remercier. J’ai très envie de revoir mes ch’tis et les flamands qui me manquent. J’espère revenir début mars.

Un petit mot sur les anciennes Miss France qui vous ont soutenue ?
J’ai énormément de chance de les avoir. Les Miss ont été formidables. Certaines sont d’ailleurs devenues mes meilleures amies. Je pense à Camille Cerf, qui est ma meilleure amie. Elle tenait mon compte Twitter pendant l’élection de Miss Univers. Malika Ménard a été l’une des premières personnes à me féliciter par message. J’espère qu’elle va venir me voir à New York. Flora Coquerel m’a donné énormément de conseils pendant toute la préparation. Elle m’envoyait des messages tous les jours. Elles me manquent toutes énormément. J’espère ne pas les perdre de vue cette année.

Que vous dites-vous en regardant dix ans en arrière ?
Il y a dix ans, j’avais 14 ans. Je ne savais pas trop qui j’étais, je n’avais pas vraiment confiance en moi. J’étais timide. Je n’étais pas très gentille avec ma mère. J’ai pris confiance en moi depuis. Je suis très fière de la personne que je suis devenue grâce à ma famille, mon entourage, tous les gens qui ont fait partie de ma vie. Il y a dix ans, j’avais tout à faire. Je n’ai pas tout fait, mais j’ai déjà  fait un beau chemin. Aujourd’hui, je me dis que la jeune femme que j’étais à l’époque aurait certainement eu envie d’avoir Miss Univers comme modèle. C’est pour ça que j’ai envie d’être la meilleure personne possible,  d’être un bon modèle pour les jeunes filles de cet âge-là.


en savoir plus : Sylvie Tellier