Peur sur le lac - Julie de Bona : "Mes études m’ont surtout permis de crédibiliser la terreur qu’un virus éveille en moi"

Peur sur le lac - Julie de Bona : "Mes études m’ont surtout permis de crédibiliser la terreur qu’un virus éveille en moi"
La mini-série événement "Peur sur le lac" arrive le jeudi 9 janvier à 21h05 sur TF1. Julie de Bonia, alias Lise, nous parle de ce nouveau virus mortel qui décime Annecy.

Après une année riche et variée tant à la télévision qu’au cinéma, la comédienne Julie de Bona nous revient dans le rôle du commandant Lise Stocker avec «Peur sur le lac», sorte de spin-off du «Tueur du lac» (2017). Plus que jamais, elle va devoir faire appel à son sang froid car un virus mortel décime un à un les habitants de la ville d’Annecy. Le compte à rebours est lancé ! Entretien.

Dans quel état d’esprit retrouve-t-on Lise, l’héroïne avec laquelle vous devenez familière ?
On retrouve le couple environ trois ans après la dernière enquête du Tueur du lac. Tom, leur fils, va déjà à l’école. Lise et Clovis sont épanouis et leur couple, au début de la série, est en osmose et stabilisé, jusqu’à ce qu’une situation hors du commun vienne bousculer leur vie paisible. La droiture et la solidité de Lise vont à nouveau être des atouts majeurs, même si elle reste une bombe à retardement.

Que se passe-t-il ?
Un virus dérivé d’Ebola, dont l’origine est vite identifiée comme criminelle, se propage dans la ville d’Annecy. Le couple d’enquêteurs est tenu d’en stopper la propagation et d’en trouver rapidement les causes, car la course contre la montre est lancée et chaque habitant infecté meurt en 48 heures.

Votre formation de biochimiste a-t-elle été utile pour aborder votre rôle ? Que connaissiez-vous du virus Ebola ?
Je sais ce qu’est une cellule souche et connais les conditions de sa mutation. Mes études m’ont surtout permis de crédibiliser la terreur qu’un virus éveille en moi. Etant très hypocondriaque, il me suffisait d’entrer dans la tente de confinement pour ressentir de l’effroi. Lutter contre un virus est beaucoup plus impressionnant pour moi que traquer un tueur en série.

Aviez-vous déjà joué dans ce type de fiction «catastrophe» auparavant ?
Jamais. Encore moins dans une série en six épisodes. Pour moi, ce registre est principalement développé par les Américains (je pense à Alerte ou Contagion), rarement par les scénaristes français. S’attaquer à ce genre est audacieux, car les moyens mis en œuvre doivent être perceptibles à l’image pour que les scènes soient crédibles. La star de cette fiction, c’est l’intrigue !

Vous avez retrouvé le même casting...
Oui pour mon plus grand plaisir. J’ai retrouvé Cécile Rebboah, une amie, et Joyce Bibring, qui est vraiment adorable. Cette année, j’ai appris à mieux connaître Justine Le Pottier, ayant beaucoup plus de scènes avec elle. Juliette Plumecocq-Mech et Lola Dewaere sont extraordinaires… sans compter Pierre Perrier, aussi beau que gentil. C’est un garçon en or. Et bien sûr Lannick Gautry, mon partenaire, avec lequel c’est un réel plaisir de jouer. C’était comme retrouver des copains !

Une pléiade de nouveaux comédiens font leur apparition dans cet opus… Aviez-vous déjà eu l’occasion de travailler avec eux ?
Jamais. J’ai adoré rencontrer tous ces nouveaux acteurs. Donner la réplique à Anne Charrier, ou encore Clotilde Courau. Etre face à Sylvie Testud, totalement bluffante, et Bruno Debrandt, dans le rôle d’un ancien amour, avec lequel nos échanges devaient être subtils… quel plaisir ! Mais aussi Juliette Roudet, avec qui j’ai adoré jouer, sans oublier François Feroleto et Michaël Cohen… Je dois dire que j’ai beaucoup de chance. Tous ces partenaires de qualité m’ont portée et m’ont permis de grandir au fil des tournages. Etant en quelque sorte le fil rouge de la série, il fallait être à la hauteur de ces comédiens exceptionnels.

Quelle scène a été pour vous la plus difficile à jouer ?
Le réalisateur, Jérôme Cornuau, voulait que Lise soit plus mature par rapport au précédent opus. Elle a grandi, réglé ses problèmes et se laisse déstabiliser moins facilement. C’est une flic solide. Jérôme voulait que mon personnage éprouve de l’empathie, mais sans affect. Etre ni trop dure, ni trop dans l’émotion, en gardant une grande dignité est une nuance compliquée à obtenir.

Avez-vous une anecdote à partager ?
Le téléspectateur l’ignore, mais nous avons tourné l’été, en pleine canicule. Sous la tente militaire, avec nos combinaisons et les masques à oxygène, il faisait près de 50 degrés ! Jouer l’émotion sans parvenir à respirer est un véritable challenge, croyez-moi. Toute l’équipe était en nage. C’était éprouvant, mais, quelque part, ça collait parfaitement au thème oppressant du confinement ! Le bon côté c’est que le soir, nous allions tous nous baigner dans le lac.

Entre le cinéma et les séries télévisées, vous avez eu une année chargée… Comment organise-t-on sa vie, d’un tournage à l’autre, lorsque l’on est jeune maman ?
2019 a effectivement été une année chargée entre la promotion de Made in China, le tournage du Bazar de la Charité à Bry-sur-Marne, sans compter la tournée de la pièce de théâtre Non à l'argent !, avec Pascal Légitimus et Claire Nadeau. Heureusement, tout s’est mis en place sans trop de chevauchements ! Pour le Bazar, j’ai eu une trentaine de jours de tournage, principalement en avril. Peur sur le Lac était à Annecy pendant l’été. Mon fils m’a même rejointe là-bas ! En octobre, dans le sud de la France, j’ai joué dans un unitaire, Comme un père, avec Ary Abittan. Autant d’univers différents que de régions ! Fort heureusement, j’ai eu quelques pauses pour profiter de mon fils. Si l’arrivée d’un enfant peut parfois bouleverser la vie d'une femme, je dois dire que tous ces challenges m’ont donné une énergie folle !

A présent, quelle est votre actualité ?
L’année 2020 commence sur le petit écran. Je viens de terminer l’unitaire sur la trisomie, Comme un père, et j’ai par ailleurs un autre projet de minisérie très original dont j’attends la confirmation. Changer de rôle, de style et d’univers me nourrit. J’aime explorer l’âme humaine. Et sur ce sujet, j’ai de quoi m’occuper jusqu’à 90 ans !

INTERVIEW SOPHIE RICAUME

Peur sur le lac, Jeudi 9 janvier à 21h05 sur TF1

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