Michel Galabru : violeur et tueur en série dans Profilage

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Michel Galabru dans profilage - grande soeur
Par Coralie VALLET|Ecrit pour TF1|2012-03-23T08:00:00.000Z, mis à jour 2012-03-27T08:10:59.000Z

Michel Galabru, quitte le registre de la comédie pour renouer avec celui du drame. Il devient Benoît Merlin et revient sur son personnage, un effroyable violeur et tueur en série dans l'épisode inédit "Grande soeur"

Du haut de ses 89 ans, Michel Galabru ne se lasse pas d'interpréter des rôles en tout genre. Dans Profilage, l'homme aux 250 films quitte le registre de la comédie pour renouer avec celui du drame. Un univers dans lequel il excella, en 1977, en remportant le César du meilleur comédien pour le film Le Juge et l'Assassin de Bertrand Tavernier. Michel Galabru, alias Benoît Merlin, revient sur son personnage, un effroyable violeur et tueur en série... Profilage Saison 3, "Grande soeur" épisode inédit, jeudi 29 mars à 20h50 sur TF1 et MYTF1.fr


Comment êtes-vous arrivé sur ce projet ?
Les raisons pour lesquelles on vous propose un rôle au cinéma ou à la télévision sont toujours assez mystérieuses. Je suis resté 10 ans sans qu'un rôle sur le grand ou le petit écran ne me soit distribué. Apparemment, certains réalisateurs m'avaient connu jeune, et n'osaient plus me diriger aujourd'hui... Et puis, un jour, la sonnerie du téléphone retentit de nouveau pour vous proposer des personnages en tout genre : populaires, comme dans Bienvenue chez les Ch'tis ou Le Petit Nicolas, ou des rôles plus surprenants, comme dans Profilage, et je m'en réjouis !

Connaissiez-vous Profilage ?
Non, mais le projet était original. Je n'ai pas l'habitude d'interpréter des personnages effrayants, comme celui d'un pervers, dans des séries policières. Malheureusement, cette fiction se rapproche de la réalité. Les pervers malsains existent, ce sont des personnes terribles dont nous ne comprenons pas les actes, des actes qu'eux-mêmes n'expliquent pas. C'est dramatique...

Vous incarnez Benoît Merlin, violeur et tueur en série, un personnage qui fait froid dans le dos, loin du registre dans lequel le grand public vous connaît...
C'est vrai, mais il faut savoir se renouveler ! Cette proposition était quelque peu inattendue mais elle a son charme. Je dois admettre qu'il m'est plus souvent proposé d'incarner des personnages bêtas que des déséquilibrés. Cependant, je trouve intéressant d'accepter des rôles différents de ceux que j'ai l'habitude de jouer. Dans notre société, les personnes comme Benoît Merlin sont imprévisibles et brisent des vies. Mais leur personnalité intrigue. Il est toujours intéressant pour un comédien, ou pour le téléspectateur, d'étudier et de cerner ce type de profil.

D'après vous, quel est le plus difficile : faire rire, émouvoir, faire peur ou inspirer le dégoût comme c'est le cas pour ce tueur récidiviste ?
Sans aucun doute, faire rire ! D'ailleurs, sur 65 millions de Français, combien de grands comiques célèbres peut-on compter ? Très peu... Mais toute interprétation demande du travail. De la comédie au drame, chaque rôle a sa spécificité et sa difficulté. Je ne crois pas qu'émouvoir le public ou lui faire peur soit facile, mais déclencher le rire paraît une tâche plus ardue ! Parfois, une musique tragique suffit à vous faire pleurer. Pour l'anecdote, il m'est arrivé de tourner des scènes très tristes, avec une petite fille malade par exemple, et de ne pas être ému au moment du tournage. Mais une fois le film monté, je n'ai pas pu m'empêcher de pleurer devant ma télévision !

Connaissiez-vous les comédiens de la série, Odile Vuillemin et Philippe Bas ?
Je ne connaissais ni les comédiens ni le réalisateur, mais tout le monde m'a chaleureusement accueilli. Odile Vuillemin et Philippe Bas sont d'une extrême gentillesse et vraiment charmants. Nous n'appartenons pas à la même génération mais avons très vite brisé la glace. Nous étions tout à fait à l'aise au moment de tourner notre scène. Ma seule crainte était de ne pas me souvenir de mon texte, mais il était tellement bien écrit qu'il me venait très facilement.

Quelle était l'ambiance sur le tournage ?
Je garde un excellent souvenir de ces deux jours passés avec l'équipe de la série. Nous nous sommes beaucoup amusés, avons beaucoup ri et j'ai même rencontré la fille d'un vieil ami, Christian Rauth ! L'ambiance était très agréable. Je tiens à remercier la production et mes partenaires qui se sont tous montrés plus adorables les uns que les autres envers moi. J'ai été énormément touché.

Quels sont vos projets ? Aurons-nous la chance de vous revoir dans une série policière ?

Je crains que cela ne dépende pas de moi. J'ai pris beaucoup de plaisir à tourner dans Profilage et à interpréter ce cruel personnage. D'ailleurs, je suis moins effrayé à l'idée de jouer des rôles dramatiques que comiques. Je serais donc ravi d'entendre le téléphone sonner pour me proposer un tournage similaire. En attendant, je suis très pris par le théâtre. Je joue, presque tous les soirs, La Femme du boulanger au théâtre Hébertot, et tant que le public est séduit, je continue !