Résistance : Qui est Frédo, alias le futur Colonel Fabien ?

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Résistance - Episode 3
Par Martin TRAN|Ecrit pour TF1|2014-05-27T15:00:00.000Z, mis à jour 2014-05-27T15:53:37.000Z

Ce lundi 26 mai dans "Résistance" sur TF1, Lili fait la rencontre de Frédo, un jeune communiste de 22 ans faisant partie du réseau de résistance des Bataillons de la Jeunesse. Qui est-il ? Et surtout, qu'est-ce qui va le conduire à devenir ensuite le fameux Colonel Fabien ?

Lors de la soirée « Résistance » du lundi 26 mai sur TF1, vous avez découvert un nouveau visage, celui du jeune Frédo, alias Pierre Georges de son vrai nom, alias Colonel Fabien pour l'Histoire avec un grand H : portrait de ce Frédo qui est aujourd'hui considéré comme l'un des résistants les plus marquants de notre histoire.

Pierre Georges devient Frédo pour la résistance
Né en 1919, Pierre Georges grandit en région parisienne. Très vite, alors que sa mère décède alors qu'il n'a que 9 ans, il entre dans la vie active, d'abord comme boulanger puis dans les chemins de fers. A 14 ans, il adhère au Parti Communiste avant de partir à 17 ans (il ment alors sur son âge pour pouvoir s'engager) pour l'Espagne combattre avec les républicains face aux nationalistes de Franco. Blessé trois fois, victime d'une foudroyante pneumonie, il rentre en France en juin 1938. Mais dès fin 1939, il est arrêté pour ses activités communistes après la signature du pacte germano-soviétique. Il arrive néanmoins à s'évader lors d'un transfert en train et il rejoint Paris. C'est à ce moment-là que Pierre Georges devient alors Frédo.

L'attentat de Barbès-Rochechouard
Chargé par le PCF de monter un groupe armé de résistance à l'occupant, Frédo grimpe très vite dans la hiérarchie jusqu'à devenir en juillet 1941 commissaire militaire de l'Organisation Spéciale, branche armée du Parti. Avec Albert Ouzoulias, il va recruter de nombreux combattants au sein des Jeunesses Communistes : ainsi naissent les Bataillons de la Jeunesse, que notre hérïne Lili a rejoint ce lundi dans « Résistance ».

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En août, Frédo réussit son premier rand fait d'arme, le plus grand : le 21 août, il tente et réussit un attentat contre un agent de l'occupation, tuant l'aspirant de la KriegsMarine Alfons Moser à la station de métro Barbès-Rochechouard. Cet attentat est considéré comme le premier visant un militaire de l'occupation, et il entraînera des sanctions lourdes, Adolf Hitler ordonnant après cet attentat mais aussi celui de Nantes (Gilbert Brustlein, l'adjoint de Pierre Georges à Barbès, y tua le commandant Karl Hotz le 20 octobre) l'exécution de 100 otages issus de la résistance. Parmi ces victimes collatérales de la lutte de l'intérieur, le jeune Guy Moquet...

Instigateur des premiers Maquis, il évite la mort de justesse
En mars 1942, alors que la plupart de ses compères de résistance ont été arrêtés et/ou exécutés, Pierre Georges part en Franche-Comté pour créer l'un des premiers Maquis des Francs-Tireurs et Partisans. La fin de l'année de l'année 1942 sera moins rose pour celui qui est conne désormais sous le nom de Capitaine Henri : d'abord dénoncé en octobre 1942 par un agriculteur tenté par la prime promise pour sa capture, il parvient à s'échapper, la tête en sang. Mais en novembre, il est pris au métro République à Paris puis livré aux forces allemandes. Condamné à mort, il profite néanmoins de la débâcle allemande sur le front de l'est pour être « simplement » déporté. Il parvient alors encore une fois à s'échapper en mai 1943 pour rejoindre les Maquis qu'il a lui-même contribuer à faire grandir.

Il fait entrer les Alliés dans Paris
Circulant un peu partout en France pour aider à l'organisation des Maquis, Pierre Georges reste dans l'Ouest de la France alors que la rumeur gronde d'un débarquement allié. En mars 1944, il échappe de justesse à une nouvelle arrestation alors qu'il a depuis peu adopté le pseudonyme de Colonel Fabien. De retour en région parisienne, il craint de voir les armées battues en Normandie revenir garder Paris. Nommé responsable des FTP de ma région sud de Paris, il débute dès le 10 août 1944 à harceler l'occupant autour de la capitale : il ne le sait pas encore, mais ses actions seront le début des insurrections dans Paris qui finiront par l'entrée des Alliés et notamment de la 2ème DB du Général Leclerc dans la capitale. C'est le Colonel Fabien qui fera d'ailleurs la jonction avec la 2ème DB de la France Libre du Colonel Alain de Boissieu le 25 août.

Colonel Fabien avec Patton et de Lattre
Grand partisan de la Libération de Paris, le Colonel Fabien ne s'arrête pas pour autant en si bon chemin : il intègre avec ses "Fabiens" (le nom donné à la Brigade de Paris pour laquelle il a regroupé quelques 500 hommes) la division du légendaire général Patton avant celle du Général De Lattre de Tassigny pour continuer la lutte vers l'est et l'Allemagne. Malheureusement, il meurt le 27 décembre 1944 avant même de voir le sol allemand, en tentant de désamorcer une mine.

Colonel Fabien dans l'Histoire
L'action de Pierre Georges, alias Frédo, alias Capitaine Henri, alias enfin Colonel Fabien, si elles n'ont pas toutes été saluées par les dirigeants de l'époque, ont joué un rôle primordial dans l'histoire de la France. C'est pourquoi après la fin du conflit, il a été érigé en héros, avec notamment depuis le 19 août 1945 une place à son nom dans Paris sur laquelle se trouve la station de métro « Colonel Fabien » située entre les 10è et 19è arrondissements, et à coté de laquelle se trouve le siège du Parti Communiste Français. Outre Paris, Nancy, Reims, Toulon ou encore Lanester en Bretagne possèdent une voie adossée au nom du Colonel Fabien.


C'est donc une véritable tête d'affiche de la Résistance française lors de la Seconde Guerre Mondiale, un Frédo qui deviendra le grand Colonel Fabien, que Lili a rencontrée ce lundi 26 mai sur TF1 lors de la deuxième soirée « Résistance », une soirée à revivre en video replay sur MYTF1 !