Lydia, agressée : "Je n’avais pas envie de me sentir victimisée"

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Alors que tous les Habitants, hormis Jordan, Julie et Charles, étaient en danger ce soir, c'est finalement Lydia qui quitte Secret Story.
Par SB|Ecrit pour TF1|2017-11-11T18:00:04.190Z, mis à jour 2017-11-11T18:00:04.190Z

Alors qu'elle rentrait chez elle, Lydia (SS11) a été agressée dans le hall de son immeuble. La Youtubeuse revient sur cette agression et donne de ses nouvelles.

Comment ça va aujourd’hui ?
Ça va, je me remets doucement, je suis toujours choquée, mais ça va. 

Peut-on revenir sur le fait en lui-même pour ceux qui ne savent pas, que s’est-il passé ?
Je suis rentrée chez moi, un lundi, il devait être 12h30, j’étais dans le hall de mon immeuble, je me dirigeais vers la boîte aux lettres pour récupérer mon courrier et un homme a surgi derrière moi, il m’a poussée, il a pointé son arme devant ma tête, il parlait, mais je ne comprenais pas. Je pensais qu’il se trompait de personne, qu’il cherchait quelqu’un, j’avais du mal à réaliser ce qu’il se passait, qu’il s’attaquait vraiment à moi. Il m’a dit « donne-moi les clés de ta voiture », et une fois que j’ai commencé à réaliser, il m’a mis des coups, il m’a frappé au niveau des tempes et des joues, puis dans la tête, il m’a mis des coups des pieds. J’étais tellement tétanisée et choquée que je n’osais pas bouger. Et plus je restais immobile, plus il me donnait des coups. Puis, il a tiré mon sac, je tirais de mon côté aussi. Il a tiré jusqu’à la sortie de mon immeuble. Là, j’ai commencé à crier, je parlais fort, j’ai hurlé instinctivement et les voisins du rez-de-chaussée sont sortis. L’homme a pris peur, il s’est enfuit. 

Qu’avez-vous pensé à ce moment-là ? 
J’ai eu très peur. J’étais focalisée sur son arme, je me demandais si c’était une vraie, s’il allait me tirer dessus, si j’allais mourir ? J’étais tellement focalisée sur cette arme que je ne comprenais pas ce qu’il se passait. 

Pensez-vous que cela à un rapport avec votre nouvelle célébrité ? 
Je ne sais pas, mais je trouve ça un peu bizarre. Parce que j’étais à Paris juste avant. J’étais montée pour participer au Débrief le vendredi. Je suis rentrée dimanche soir… Je me suis fait agresser lundi matin. Je pense que c’est quelqu’un qui m’a suivie en fait, quelqu’un qui suivait mes allers-venues, je ne pense pas qu’il était là par hasard. 

Avez-vous porté plainte ? 
J’ai porté plainte, la police est sur l’affaire, elle la prend vraiment au sérieux. Je suis allée à la médecine légale pour qu’on constate mes blessures, j’ai vu un psychologue aussi, le procureur tenait vraiment à ce que je vois un juriste et un psychologue pour que l’on m’explique bien les choses. Il y a un brigadier qui m’a appelée et qui va passer pour interroger certainement mes voisins dans l’espoir que quelqu’un ait pu l’apercevoir. Mais je ne suis pas sûre. J’ai laissé mon sac à la police pour qu’ils essaient de récupérer des empreintes. 

Comment étiez-vous après cette agression ? 
J’étais choquée, mais aussi fière de moi parce que je ne lui ai rien donné au final. C’est dangereux, je sais que la plupart des gens aurait tout donné. Ce n’est pas ma première agression et je ne voulais pas en subir d’autres. Cette fois, ça faisait trop. L’homme voulait prendre mon sac, ma voiture, les clés de chez moi, dans mon sac, il y avait mes papiers, toute mon intimité, pour moi, il allait me mettre à nu. Mon sac, j’ai galéré à me le payer, c’est un sac de marque. Je tiens plus à ma vie qu’à mes effets personnels, mais j’y tiens aussi. Je n’avais pas envie de me sentir victimisée. Mais quand j’y repense, mais je dis parfois que j’aurais dû tout lui donner parce que j’aurais pu mourir.

Avez-vous décidé de rentrer tout de suite chez vous ?
Non, je suis d’abord allée chez mon frère, mais je suis retournée chez moi après parce que je n’allais pas quitter mon domicile à cause de ça. Mais le fait que ce soit médiatisé et que le procureur prenne l’affaire au sérieux ça me rassure. Et puis, je ne suis pas seule, des amis dorment à la maison, mon frère est là, je ne suis jamais seule et ça ne me trotte pas dans la tête. C’est important d’être entouré, c’est dur psychologiquement, il y a un besoin d’en parler. 

Gardez-vous des séquelles de cette agression ? 

Heureusement, je n’ai rien de cassé. J’ai une douleur à la jambe et un œil au beurre noir, mais ça passera. Mentalement, ça va, parce que je suis entourée, ma famille et avec moi, mes amis aussi et j’ai reçu énormément de soutien, notamment de la part de la production de TF1, de certains journalistes, des pages « people » et des personnes qui me suivent… C’est grâce à Jeremstar. C’est à lui que j’ai raconté les faits en premier parce que je sais qu’il a un impact et qu’en lui disant, cela allait forcément faire le tour et j’allais me sentir plus en sécurité, car il y aurait plus de chance que mon agresseur soit au courant que la police est sur l’affaire. Je voulais aussi faire un rappel pour toutes les femmes qui sont seules. On est plus vulnérables et je voulais leur rappeler qu’il fallait toujours être vigilantes et faire attention et surtout ne pas avoir peur d’en parler. Quand on subit des violences comme ça, il faut en parler pour que les autres le sachent et agissent en fonction. Je suis quelqu’un de très vigilent, je n’ai jamais pensé me faire agresser en pleine journée. En fait, il faut faire attention tout le temps sans tomber dans la paranoïa. 

Vous avez reçu beaucoup de messages de soutien sur les réseaux, qu’est-ce que cela vous fait ? 
Cela m’a fait vraiment du bien de voir qu’il y a des personnes gentilles dans ce monde ! J’ai eu énormément de soutiens, cela m’a étonné d’ailleurs. Les gens ont été touchés par mon histoire et parce qu’il s’est passé, ça fait du bien de recevoir tout ça. Ça m’a permis de relativiser et ça m’aide à aller mieux. Heureusement, ça n’arrive pas tous les jours et je me relève. En revanche, ce qui m’a choqué, c’est lorsque j’ai appelé la police, on m’a dit de venir au poste, on m’a dit « ne vous inquiétez pas, il ne va pas revenir », ils ne sont pas déplacés. Je n’étais pas tout seule, mon frère était avec moi, du coup, je suis allée aux urgences d’abord, la police n’a pris ma plainte que le lendemain. Les officiers hautement gradés dans le commissariat étaient outrés que personne ne se soit déplacé, parce que c’est grave : on m’a frappée, on m’a menacée avec une arme… S’ils étaient venus tout de suite, peut-être qu’ils auraient pu le retrouver dans les parages. Peut-être qu’ils n’ont pas pris mon histoire au sérieux au téléphone, peut-être qu’ils ont cru que je fabulais. Le policier que j’ai eu n’avait pas l’air choqué de ce qui m’arrivait… Alors que l’autre policier que j’ai vu le lendemain a pris ma déposition très au sérieux. 

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