A dix minutes de nulle part : Lio répond à nos questions

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A 10 mn de nulle part
Par KARELLE BOURGUEIL|Ecrit pour TF1|2011-05-24T15:33:00.000Z, mis à jour 2011-05-24T15:57:05.000Z

Une femme très catholique, vivant dans le sud de la France avec son mari et ses nombreux enfants, voit sa vie chamboulée après l'arrivée d'une famille belge chez ses voisins. Lio s'est glissée avec enthousiasme dans la peau de cette bourgeoise catholique coincée et peu épanouie.

Comment s'est présentée l'opportunité de jouer ce rôle ?
C'est ma sœur, Helena Noguerra, qui m'en a parlé et m'a présenté le réalisateur Arnauld Mercadier. Je lui ai expliqué comment j'imaginais le personnage de Marie, à mi-chemin entre Mireille Mathieu et Chantal Goya, et ma description l'a convaincu. La perspective de jouer la femme d'un mari très catholique m'intéressait particulièrement car j'ai connu de nombreuses femmes dans cette situation au Portugal.

Ce rôle n'est-il pas à contre-emploi ?
Ce n'est pas un contre-emploi, juste une surprise parce que d'habitude, on ne me propose pas ce genre de rôle. Le côté hystérique de Marie rejoint mon hypersensibilité. Il n'est pas très difficile de passer de l'un à l'autre. A cette époque, je m'étais coupé les cheveux et tout le monde trouvait que je ressemblais à Mireille Mathieu. Je l'imagine très bien en fervente catholique.

Vous êtes-vous amusée à endosser ce look ?
J'aurais aimé aller encore plus loin ! Pour la première scène, nous avions trouvé une robe absolument fabuleuse avec une grande collerette blanche, des petites fleurs vertes et des manches à gigot. Quand j'écartais les bras, je ressemblais aux anges bon marché que l'on trouve dans les foires ! Je la trouvais superbe mais Arnauld Mercadier préférait contenir un peu le personnage. Malgré cette petite divergence, nous étions sur la même longueur d'onde.

Votre personnage évolue tout au long de l'histoire. Quelle facette était la plus intéressante ?
Son hystérie contenue et son bouillonnement intérieur étaient fascinants à jouer. J'ai aimé ses entrées et ses sorties de scène et ses «hello!». Marie ne comprend pas trop ce qu'il se passe mais elle veut absolument donner le change. Quand elle décide de se lâcher et de braver les interdits, la situation devient à la fois pathétique et ridicule.

Vous tourniez pour la première fois avec Arnauld Mercadier. Quel genre de réalisateur est-il ?
Il a une idée très précise de ce qu'il veut pour chaque scène. Malgré tout, il reste très ouvert à nos suggestions. Son solide travail préparatoire lui permet de lâcher prise. Il est ouvert à la discussion et se prend au jeu de la rigolade. C'est très gratifiant pour un acteur de faire rire une équipe.

Quelle ambiance régnait sur le tournage ?
L'atmosphère était très bon enfant et très agréable. Je me suis régalée notamment avec mon partenaire, Laurent Bateau. C'était un vrai bonheur de travailler avec un tel comédien. J'étais très heureuse d'être, pour la première fois, à l'affiche du même film que ma sœur. Je me suis beaucoup amusée à la voir jouer.

Connaissiez-vous les autres comédiens ?
J'ai eu la chance d'être entourée de personnes que j'appréciais. Je connaissais bien Agnès Soral. Je l'avais rencontrée par l'intermédiaire de Coluche après son rôle dans Tchao Pantin. Nous nous sommes retrouvées plusieurs fois au Festival du film pour enfants de Lans-en-Vercors. C'est une boulimique de travail et je la trouve excellente dans son personnage. Le couple qu'elle forme avec Wladimir Yordanoff fonctionne parfaitement.