Frédéric Diefenthal interprète Tib, une brute au grand coeur

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Facteur chance
Par Gaël Giordana|Ecrit pour TF1|2009-05-15T10:25:00.000Z, mis à jour 2009-05-15T10:25:00.000Z
Tib, réparateur d'ascenseur et surfeur amateur, n'a pas sa langue dans sa poche. Volontiers machiste, son attitude met en péril le couple qu'il forme avec Mélanie (Gwendoline Hamon), amoureuse transie et ingénue. Coincé dans l'agence postale qu'il tente de braquer le soir du nouvel an avec ses deux comparses, Jef (Lorànt Deutsch) et Miko (Edouard Montoute), il va tout faire pour reconquérir sa dulcinée... à distance !
Frédéric Diefenthal, coproducteur du film, interprète ce rôle de brute au grand cœur.

Facteur chance est un peu votre «bébé». Quelle est son histoire ?
La clef du film se trouve dans ses premières minutes : Luna, une jeune femme désespérée par l'amour, s'enferme dans une agence postale afin de récupérer une lettre de rupture qu'elle a envoyée. Dans le même temps, trois lascars, par revendication sociale, décident de cambrioler la même agence qui vient de licencier de nombreux salariés. Les situations improbables vont alors s'enchaîner...

Ce film est donc à la croisée de plusieurs genres...
Oui, mais c'est avant tout une comédie que je qualifie volontiers de «décalée». Pour autant, je n'enferme pas Facteur chance dans une case prédéfinie. Je prends exemple sur des films anglais comme The Full Monty ou Billy Eliott, dans lesquels le contexte social difficile donne naissance à des rires et à des pleurs. Les spectateurs ont besoin de voir de jolies choses en ce moment.

En parlant de climat social, l'histoire s'inspire-t-elle de l'actualité ?
Cela résulte plutôt d'une coïncidence. Facteur chance a été écrit il y a déjà six ans ; entre-temps la fiction a rejoint la réalité. Le script a été adapté pour que cela paraisse plus actuel, mais les scénaristes Julien Séri et Philippe Lyon n'ont pas pris prétexte de la crise actuelle.

Vous êtes coproducteur du film, pourquoi ce choix ?
Par envie de me lancer dans un projet de qualité et d'avoir une nouvelle expérience. La production est intéressante pour les comédiens car ils peuvent s'investir davantage dans la création. C'est un vrai rapport artistique qui nous est donné avec les chaînes de télévision et les autres professionnels. Le scénario m'a également séduit : il change de l'ordinaire et permet à mes camarades de jouer des rôles à contre-emploi...

Est-ce un nouveau défi ?
Plutôt une «proposition» et une envie de fiction différente. J'aime interpréter des rôles qui cassent un peu la routine, par exemple lorsque je tourne dans Flics ou Clara Sheller. En tant que producteur, je pense évidemment la même chose.

Vous êtes très proche de vos partenaires à l'écran...
Ce film est avant tout une histoire de famille, à la ville comme à l'écran. Je souhaitais retrouver un esprit de troupe, avec des acteurs soudés comme dans une tournée. Etre entouré de Lorànt Deutsch avec qui je viens de partager la scène (L'importance d'être constant d'Oscar Wilde, ndlr) et d'Edouard Montoute, que je connais depuis vingt ans, est une bénédiction pour moi...

Hormis ce trio masculin, les femmes jouent également un rôle important dans le film...
Oui, jouer avec des comédiennes aussi talentueuses est toujours très agréable. Les femmes ont définitivement pris le pouvoir dans Facteur chance (rires) ! Estelle Vincent (Luna, ndlr) a une gouaille inimitable, qui me fait penser à Annie Girardot à ses débuts. Quant à Gwendoline Hamon, elle est parfaite dans le rôle de Mélanie, la nunuche sympathique. Elle apporte un côté solaire à l'intrigue.

Facteur chance est votre première collaboration avec Julien Séri, quel réalisateur est-il ?
Julien possède une énergie débordante et un esprit vif. Cela se voit dans sa façon de travailler : il est efficace dès la première seconde où il tourne. Avec Philippe Lyon, qui est lui aussi d'une efficacité redoutable, ils forment un tandem d'une intelligence rare.

Après la production, pensez-vous à réaliser un long métrage ?
Certainement ! Il est en cours d'écriture... Et je souhaiterais que mon épouse, Gwendoline Hamon, en soit l'héroïne principale. Côté production je vais également m'atteler à d'autres projets à la télévision.