Ingrid Chauvin alias Sandra Longo, la Commissaire au coeur sombre

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La Taupe 2
Par Gaël Giordana |Ecrit pour TF1|2009-05-06T18:32:00.000Z, mis à jour 2009-05-06T18:32:00.000Z

Ingrid Chauvin retrouve son rôle de Sandra Longo dans LA TAUPE 2.


Après ses exploits aux douanes de Bordeaux, Sandra Longo est promue commissaire divisionnaire à la Crim'. A la tête d'une épineuse enquête dans le quartier chinois à Paris, elle retrouve par hasard son amie et ancienne inspectrice Laure Fanisse (Linda Hardy) qui est menacée à son tour par la mafia et son chef Nicolas Cheng. Cette affaire personnelle va révéler toute la détermination, le courage mais aussi la fragilité et la noirceur de Sandra. Ingrid Chauvin retrouve avec envie cette femme aux cœur sombre et aux multiples facettes.

Qu'est ce qui vous a décidée à reprendre le rôle de Sandra Longo dans La Taupe 2 ?
Le résultat du premier volet, tout simplement. Vraiment ravie du rendu et de l'accueil du public, j'ai décidé de tourner un nouvel épisode.

Comment décririez-vous Sandra, a-t-elle changé entre les deux épisodes ?
Tout d'abord, elle a été promue commissaire divisionnaire, mais cela ne l'a pas changée pour autant au niveau de son caractère. Elle est dans une logique de carrière : elle agit avec son cœur, de manière spontanée et reste fidèle à elle-même, quel que soit son poste. En revanche, étant personnellement impliquée dans l'histoire qui met en danger son amie Laure, elle souffre et révèle d'avantage une noirceur qu'on ne lui connaissait pas. Quelque part, je la sens plus fragile ; elle subit cette affaire.

Ce côté sombre rend-il le rôle difficile à interpréter sur un plan psychologique ?
Oui, ce n'est parfois pas simple car je ne suis heureusement pas comme Sandra dans la vie (rires) ! Replonger dans un univers aussi sombre, au moment où je sortais d'une comédie (Les Toqués, ndlr), n'était pas évident. Le contraste a été assez énorme, et m'a demandé beaucoup de travail sur moi-même. Je me suis remémorée le travail que j'avais réalisé avec Vincenzo (Marano, le metteur en scène, ndlr) lors du premier épisode. C'est le premier réalisateur qui a réussi à me pousser dans mes retranchements et à révéler des éléments obscurs que je ne soupçonnais même pas.

Justement, que pensez-vous de son travail ?
Vincenzo est une personne atypique et un réalisateur hors norme ! Il possède une «patte» bien à lui, et ne filme pas comme tout le monde car il se fie à son instinct et à une imagination débordante. Les résultats sont là et donnent une réalisation forte, qui sort des clichés traditionnels.

Comment qualifieriez-vous cette fiction ?
Je ne la mets pas dans une case définie car elle mélange plusieurs genres. La Taupe 2 se rapproche d'un polar très sombre, dans lequel la noirceur est beaucoup plus présente que dans le premier épisode.

La Taupe a été un joli succès d'audience, comment l'expliquez-vous ?
Si l'on connaissait les ingrédients de la réussite, cela serait simple ! Cependant, le film est original et diffère des séries policières françaises. Le format, à l'époque, était également innovant. La Taupe a annoncé une couleur et une réalisation différente.

Comment s'est déroulé le tournage ? Difficile ?
En effet, car nous avons tourné à une époque de l'année où les températures avoisinaient les -4°C à Paris. La neige et la pluie, additionnées au froid, n'ont rien arrangé, mais cela colle à l'ambiance du film. Le résultat est saisissant.

Réalisez-vous vos cascades ?
Oui, même si je les apprécie moins qu'à mes débuts. En général, je tiens à les effectuer moi-même car elles nourrissent le vécu du personnage. J'y vais parfois à reculons, mais une fois la scène tournée, cela me fait vraiment plaisir de l'avoir faite.

Y a-t-il une scène qui vous a frappée en particulier ?
Oui, celle où Sandra retrouve Laure au début du film. Cela ne se voit pas à l'image, mais Linda Hardy et moi avons dû refaire la prise de nombreuses fois, car il neigeait des énormes flocons. Ce fut très drôle mais aussi très difficile à tourner.

En parlant de Linda Hardy, quelques mots sur votre partenaire... ?
Tourner avec une comédienne comme Linda est toujours agréable car elle s'implique toujours énormément dans le projet. Malgré le scénario qui ne nous pousse pas à une franche rigolade, l'ambiance sur le plateau était vraiment bonne. Côté jeu, elle essaie toujours de faire «mieux», et faire ressortir le plus d'émotions possibles, notamment pour rappeler le passif qui unit ses deux femmes.

Vous alternez entre comédie et drame, est-ce une dualité que vous appréciez ?
Ce sont des choix ; j'aime faire des choses différentes et diversifier les personnages. C'est pour cela que j'avais quitté Femmes de Loi, il y a quelques années. Aujourd'hui, j'ai plus envie d'aller dans la comédie car les gens en ont besoin en ce moment.

Vous enchaînez les succès sur TF1, comme récemment Les Toqués, quel est votre secret ?
Si seulement j'en avais un (rires) ! J'essaie simplement de faire partager des émotions, en faisant voyager les gens. Je travaille avec mon cœur, et souhaite être la plus sincère possible. Acteur n'est pas un métier, c'est une vraie passion. Il me fait du bien, et j'essaie de rendre la pareille aux spectateurs.


Gaël Giordana