Linda Hardy alias Laure Fanisse, l'amie menacée

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La Taupe 2
Par Gaël Giordana |Ecrit pour TF1|2009-05-06T18:37:00.000Z, mis à jour 2009-05-06T18:37:00.000Z

Laure Fanisse, ancienne inspectrice des douanes, a coupé court au passé en partant se ressourcer en Asie, puis en ouvrant une boutique de décoration dans le quartier chinois à Paris. Désormais apaisée, elle a retrouvé l'amour et vit avec son neveu Eric. Tout bascule lorsque le mafieux Nicolas Cheng commence à la faire chanter et à la menacer, en kidnappant Eric. Déterminée à le sauver, Laure va retrouver sa témérité et sa rage d'antan. A quel prix ?
Linda Hardy incarne ce rôle difficile, entre émotion et femme d'action.

Pourquoi avoir accepté de reprendre le rôle de Laure Fanisse dans La Taupe 2 ?
J'ai accepté à deux conditions. Premièrement, je souhaitais que les auteurs et producteurs m'offrent un rôle aussi fort, voire même plus intense que celui que j'avais eu la chance de jouer dans La Taupe. Au vu du très beau personnage qu'ils m'ont proposé, je n'avais aucune raison de refuser. L'autre volonté était de retrouver Vincenzo Marano, le réalisateur du premier épisode.

Pourquoi cette seconde condition ?
Car Vincenzo est un réalisateur que j'admire beaucoup, avec ce côté passionnel italien et sa manière unique de filmer les scènes. Dans le premier épisode, nous apprenions à nous découvrir comme deux animaux revêches qui se reniflent. Nous nous sommes mieux compris sur le deuxième ; le feeling est très bien passé. Il sait qu'il peut désormais avoir confiance en moi, et inversement.

Comment a évolué votre personnage entre les deux épisodes ?
Laure a changé. Professionnellement, elle s'est détournée de son premier métier qui l'a entraînée trop loin d'un point de vue affectif et psychologique. Sur le plan personnel, elle apparaît ainsi, au début du film, plus épanouie, plus simple et amoureuse. Elle ne cherche plus le risque, et aspire juste à la tranquillité dans un cadre familial avec son neveu. La suite va la transformer...

Justement, au fil de l'épisode, on la découvre déterminée, avec un tempérament de feu, vous ressemble t-elle ?
D'une certaine façon, oui. Un personnage représente toujours une énorme partie de soi, avec des facettes exacerbées bien sûr. La rage que Laure peut avoir à certains moments, même décuplée, reste la mienne. La détermination fait également partie de ma personnalité ; Laure possède un coté «je pars au front» qui me ressemble (rires) !

La Taupe 2 possède t-il un côté «deux fois plus» par rapport au premier épisode ?
Les deux films se ressemblent mais il y a en effet plus de suspense et d'émotion. Les scénaristes sont allés plus loin au niveau de l'intrigue policière, qui se déroule dans un milieu plus mystérieux. La réalisation de Vincenzo Marano amène aussi quelque chose d'impalpable.

L'histoire change de l'ordinaire... est-ce un pari osé pour un téléfilm ?
Aujourd'hui, les gens sont de plus en plus habitués à voir un certain réalisme dans les téléfilms. Je ne suis pas de celle qui croit au côté aseptisé et enjolivé des fictions ! Bien sûr, réaliser un tel film représente toujours un pari car nous avons très envie que le téléspectateur soit au rendez-vous. Mais ceci est la base de notre métier : nous faisons les choses parce que nous y croyons, c'est un pari permanent.

Avez-vous subi une préparation particulière, notamment lors des scènes d'action ou d'explosion ?
Pas du tout (rires) ! L'important réside surtout dans l'intensité des sentiments et des émotions. Quand on essaie de posséder cette base, et d'être crédible, le corps parle de lui-même.

La relation avec Ingrid Chauvin était-elle la même qu'à votre rencontre en 2007?
Lors du premier tournage, tout était différent car nous avions eu très peu l'occasion de se croiser et peu de scènes tournées ensemble. Sur cet épisode, nous partageons plus de moments intenses. Cela a été très agréable. Ingrid est une actrice généreuse et j'ai été très heureuse de la retrouver. Notre complicité est également importante pour la crédibilité des personnages.

Vous alternez théâtre, cinéma, et télévision, chacun est complémentaire ?
Oui, chaque métier implique une manière de travailler qui n'est pas du tout la même. Je recherche surtout la diversité des rôles et l'étonnement face à des personnages différents. Le théâtre demande une grande technique et une formation que je n'avais pas forcément. Il m'aide ensuite lorsque je tourne au cinéma ou pour la télévision. Le mieux, pour un acteur, est de rester trois mois au théâtre et d'alterner.

Linda Hardy a notamment tourné dans un épisode de The Philanthropist, une série américaine avec Neve Campbell et dans plusieurs épisodes de la nouvelle saison de Section de recherches diffusés prochainement sur TF1.


Gaël Giordana