Lorànt Deutsch dans la peau de Jef, un postier syndicaliste

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Facteur chance
Par Gaël Giordana|Ecrit pour TF1|2009-05-15T10:43:00.000Z, mis à jour 2009-05-15T10:43:00.000Z
Jef est un jeune postier syndicaliste qui voit ses idéaux partir en fumée le jour de l'annonce de la privatisation de l'Agence postale. Prêt à rendre justice à ses collègues licenciés, il décide, avec ses amis Tib et Miko, de cambrioler son lieu de travail. Il y fait alors la rencontre de Luna (Estelle Vincent), une jeune femme déçue par l'amour. Lui qui n'en a jamais connu les fruits, va tenter de la séduire... discrètement. Lorànt Deutsch se glisse dans la peau de ce révolutionnaire romantique.

Qu'est-ce qui vous a poussé à accepter ce rôle ?
Quand Frédéric Diefenthal a évoqué une histoire de braquage avec trois Pieds Niquelés, j'ai tout de suite été intéressé. Il souhaitait vraiment parler des difficultés quotidiennes des gens et des tragédies qui arrivent au nom du profit, tout en les racontant comme un conte de Noël, en restant au contact du réel. Cela m'a séduit sur le fond et la forme.

Comment décririez-vous votre personnage de Jef ?
Jef est un facteur utopiste, un syndicaliste qui rêve d'idéaux sociaux. Il ressemble en quelque sorte à Olivier Besancenot ! Mais contrairement à lui, ce n'est pas le Zorro isolé, plutôt l'Aramis des Trois Mousquetaires. Frédéric Diefenthal et Edouard Montoute complètent ce trio en Athos et Porthos. Le chien du film, «Jeanpoil», joue quant à lui d'Artagnan (rires) !

Jef est également un «loser» en amour, lui ressemblez-vous ?
J'espère lui ressembler car il est loyal et d'une fidélité à toute épreuve. Je ne dirais pas qu'il est nul en amour ; il ne le connaît simplement pas et n'a pas encore commencé à le comprendre. Mais je suis tout de même content d'avoir eu un parcours sentimental un peu plus précoce (rires) !

Vous êtes-vous inspiré de films célèbres de braquages durant le tournage ?
Facteur chance m'a en effet rappelé Pour 100 briques t'as plus rien !, peut-être à cause de la ressemblance physique entre Frédéric Diefenthal et Daniel Auteuil quand il était plus jeune. J'ai pensé également au casse raté de Pierre Richard dans Les Fugitifs, et légèrement à George Clooney dans Ocean's Eleven. Ce n'est pas une particularité française que de rater les braquages, mais nous voulions à la fois faire passer un message social et garder un ressort comique. Nous n'avons rien à envier aux Américains.

Quelle a été l'ambiance sur le plateau avec vos deux autres comparses ?
Elle ne pouvait qu'être bonne. Avec Frédéric, nous sommes amis dans la vie, c'est même mon témoin de mariage ! Nous sommes quasi pacsé au cinéma et au théâtre ! Je connais, en revanche, un peu moins Edouard. J'ai découvert en lui un vrai talent et une vraie force de proposition lorsque nous adaptions le scénario avec Julien Séri et Philippe Lyon.

Justement, ce sont vos premiers pas devant la caméra de Julien Séri...
Oui, j'ai beaucoup aimé travailler avec Julien car il est avant tout un réalisateur de films d'action. Il utilise ici son savoir-faire au profit de la comédie. Ses effets de caméras sont ultra-efficaces et rendent le film «punchy». J'aime ce côté dynamique, il apporte ainsi un côté incisif et haletant à Facteur chance.
Lorànt Deutsch est actuellement à l'affiche de Humains, un thriller de Jacques-Olivier Molon et Pierre-Olivier Thévenin.