Muriel Robin dans Folie Douce

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Folie douce
Par Aurélie Binoist|Ecrit pour TF1|2010-02-18T14:06:00.000Z, mis à jour 2010-02-18T14:06:00.000Z

Trois ans après Marie Besnard, Muriel Robin revient sur TF1 dans un nouveau rôle plus léger. Elle interprète Juliette, épouse et mère de famille dévouée, qui simule une amnésie passagère pour attirer l'attention de ses proches... Lundi 8 mars à 20h45

Amnésie passagère
Interview de Muriel Robin / Juliette

Folie douce

Trois ans après Marie Besnard, Muriel Robin revient sur TF1 dans un nouveau rôle plus léger. Elle interprète Juliette, épouse et mère de famille dévouée, qui simule une amnésie passagère pour attirer l'attention de ses proches...

Comment est né ce projet ?

Je connais Nicolas Bedos (le scénariste de Folie douce, ndlr), depuis qu'il a une douzaine d'années. Il avait envie d'écrire pour moi et j'avais conscience de son talent depuis longtemps. Lorsque j'ai su que TF1 souhaitait collaborer une nouvelle fois avec moi, j'ai pensé à lui. Dans la famille Bedos, après le père... je prends le fils ! Nous avons ensuite rapidement rencontré Laurent Storch pour évoquer différents thèmes. L'idée de départ de ce scénario a séduit à la fois la chaîne et Josée Dayan.

Comment décririez-vous Juliette ?

Elle fait partie de ces héroïnes du quotidien qui forcent mon admiration depuis mon plus jeune âge. Je pense à toutes ces femmes qui travaillent, s'occupent de leur maison, élèvent leurs enfants mais doivent également rester séduisantes et spirituelles pour que leurs maris aient envie d'elles et n'aient pas honte de les amener à un dîner professionnel... J'appelle d'ailleurs à une standing ovation tous les soirs pour ces femmes qui parviennent à tout cumuler de la sorte. Interpréter l'une d'entre elles m'a immédiatement intéressée.

Pourtant, Juliette finit par craquer...
Oui, totalement éreintée et à bout de nerfs, elle part un soir de chez elle, bien décidée à changer pour quelques jours son quotidien. Elle a alors l'idée de feindre une crise d'amnésie afin que sa famille s'occupe un peu mieux d'elle. Et les circonstances vont la pousser à jouer la comédie plus longtemps qu'elle ne l'avait prévu ! Il faut dire qu'elle n'a pas beaucoup de chance avec son mari et ses enfants. Evidemment, Juliette a sa part de responsabilité dans sa situation. Elle s'est laissée enfermer dans un rôle qui ne lui convient pas. Finalement, cette décision va marquer le reste de sa vie puisqu'elle va arrêter de s'oublier totalement pour sa famille et penser enfin un peu plus à elle. Peut-être que cette fiction donnera des idées à certaines téléspectatrices !

Trois ans après le rôle de Marie Besnard, vous retrouvez un personnage plus léger mais pourtant pas uniquement drôle...
Oui, j'ai aimé cet aspect dans Folie douce. La fiction joue globalement sur le ton de la comédie avec des situations comiques, un peu dans le genre de La Guerre des Rose, mais le fond de l'histoire reste sérieux parce qu'il traite d'un sujet de société épineux. Nicolas Bedos n'a pas choisi d'exploiter uniquement le ton de la comédie et je dois dire que nous avions tous les deux la même vision de cette histoire. Notre principal objectif était d'aboutir à un résultat sincère.

Vous retrouviez Josée Dayan pour la seconde fois en très peu de temps. Cela correspondait-il à une volonté particulière ?

C'était plutôt une histoire de circonstances même si, évidemment, l'envie était présente. A l'origine, je devais participer à un autre projet. Comme l'écriture ne m'a pas plu, j'ai changé d'avis. J'ai pris ma décision alors que je travaillais encore avec Josée Dayan sur Mourir d'aimer. Nous nous étions très bien entendues lors de notre première collaboration et lorsque j'ai évoqué mon refus, elle a pensé que nous pourrions nous retrouver sur un autre projet. Nous avons cherché... et avons fini par trouver ! Professionnellement, je comprends naturellement son fonctionnement et vice-versa, comme une évidence. Elle est réalisatrice, moi comédienne, autant en profiter !

Avez-vous rencontré des difficultés lors du tournage ?
Non, parce que je travaille beaucoup en amont. S'il y a des écueils dans un rôle, je les ai traversés chez moi. Lorsque j'arrive sur un plateau, je connais mes dialogues sur le bout des doigts, une façon pour moi d'être détendue. Je pense que l'actrice principale d'un film a un rôle important dans l'ambiance générale d'un tournage. Si elle est calme, tranquille et prête, tout le monde se met au diapason.

Pouvez-vous nous dire un mot sur vos partenaires de jeu ?
J'étais très heureuse de tourner avec Jacques Weber. C'est un acteur formidable, qui dégage une grande force. J'ai également eu le plaisir de retrouver Jacques Spiesser et Annie Gregorio. Elle avait un petit rôle, sorte de clin d'œil, qu'elle a accepté pour me faire plaisir. J'ai également eu un partenaire qui avait une place particulière dans mon cœur... puisqu'il s'agissait de mon chien ! Il faisait ses premiers pas à la télévision (rire). Je l'ai fait appeler Gratos pour ce film car il était le seul à ne pas avoir de cachet. Prochaine étape pour lui : il s'appellera Euros quand il sera payé !