Un dur au coeur tendre

Voir le site Téléfilms

Photo De feu et de glace
Par Karelle BOURGUEIL|Ecrit pour TF1|2009-04-20T10:04:00.000Z, mis à jour 2009-04-20T10:04:00.000Z

Interview de Jacques Rocaille alias Christophe Malavoy, dans "De feu et de glace" lundi 20 avril à 20h45 sur TF1.

Ancien champion de patinage artistique en quête de résurrection, Jacques Rocaille rencontre Alexia alors que sa vie s'écroule après sa blessure à la cheville. Touchée par la jeune femme, il décide de la remettre sur pieds et sur les patins. Christophe Malavoy se glisse dans la peau de cet entraîneur exigeant.

Qu'est-ce qui vous a séduit dans ce scénario ?
Le scénario aborde un univers assez peu visité à la télévision: le patinage artistique. L'idée est originale et la distribution audacieuse. Lors de ma rencontre avec Lorie, j'ai été touché par son enthousiasme à découvrir un autre monde, son envie de devenir comédienne et sa volonté de bien faire. Cette histoire est inspirée de sa vie. Notre rencontre a permis d'allier mon expérience à ses premiers pas dans un film.

Qui est Jacques Rocaille ?
Il a le même parcours qu'Alexia. Il dissimule une blessure qui ne s'est jamais totalement refermée. Jacques est assez dur et exigeant. Il semble en retrait et n'a pas la récompense facile. Mais malgré sa rudesse et son exigence, il cache une grande générosité. Il veut faire remonter Alexia sur la glace et la mener jusqu'au podium.

Quelle satisfaction éprouve-t-il à l'entraîner ?
L'échec d'Alexia le touche profondément. Grâce à elle, il renaît de ses cendres. Jacques vit des moments intenses et va au bout de ce qu'il a entrepris avec une grande sincérité. Après l'avoir repoussé, Alexia finit par accepter ses conseils. Cette histoire prouve qu'il est important d'aller au bout de ses rêves et d'avoir de l'audace. Tout est possible. Il faut faire preuve de volonté et de persévérance. C'est une fable positive.

Connaissiez-vous le milieu du patinage artistique ?
J'ai un peu pratiqué ce sport et je regardais avec une grande curiosité les retransmissions télévisées des Jeux Olympiques. C'est un spectacle d'une grande beauté. Les patineurs arrivent à faire des choses prodigieuses. Arriver au plus haut niveau demande un travail phénoménal. Tout paraît léger sur la glace mais ils endurent plusieurs heures de souffrance. Lorie me confiait qu'elle avait parfois les pieds en sang après ses entraînements.

Comprenez-vous cet acharnement ?
J'ai fait beaucoup de judo pour accéder aux Championnats de France. J'adore la compétition. Le sport est une hygiène de vie. Il enseigne le dépassement de soi et développe notre esprit combatif. J'aime l'ivresse ressentie lors d'un championnat et sur un podium. Le cœur palpite, un peu de la même façon que sur scène avant le lever du rideau.

Quels conseils avez-vous donnés à Lorie ?
Je lui ai conseillé de s'accaparer le rôle et d'être sincère, sans essayer de ressembler à quelqu'un d'autre. Pour les scènes plus délicates où elle devait crier, je l'ai aidée à libérer une énergie et à avoir confiance en elle.
Les scènes d'émotion sont toujours difficiles en tant qu'acteur. Il faut laisser venir. Si les larmes ne viennent pas ce n'est pas grave, l'important c'est la véracité de l'expression. J'étais vraiment étonnée de sa rapidité d'apprentissage. A la fin du film, elle en savait presque autant que des acteurs professionnels. C'est une acharnée du travail qui possède une grande soif d'apprendre.

Connaissiez-vous la réalisatrice Joyce Buñuel ?
Nous avions déjà tourné un téléfilm ensemble il y a une quinzaine d'années. J'avais gardé un excellent souvenir de sa personnalité, de sa réactivité, de son humour et de sa façon d'être sur un plateau. Elle a porté une attention particulière à Lorie qui avait une partition importante. J'ai beaucoup apprécié la qualité d'interprétation dans ce film. Les actrices qui m'entourent ont beaucoup de talent.

Christophe Malavoy est en tournée jusqu'en juin avec son spectacle sur la vie de Romain Gary qu'il a coécrit, mis en scène et joué au Petit Montparnasse en 2008.