2006-2010 : Avoir grandi... ou pas

2006-2010 : Avoir grandi... ou pas
En 2006, ils ont mis le monde à leurs pieds. Ces six hommes se sont révélés sur la scène internationale lors de la dernière Coupe du monde : Ribéry, Maxi Rodriguez, Grosso, Asamoah, Toni, Podolski. Tous n'ont pas assumé...

Exploser en Coupe du monde, est-ce s'assurer une carrière en haut de l'affiche ? Pas forcément. Les exemples sont nombreux de joueurs capables de flamber un mois avant de disparaitre de nouveau. Salvatore Schillacci, bouillant lors du Mondial italien (6 buts en 7 matches) avant de retomber de là où il venait, dans l'anonymat, en est l'exemple le plus frappant. En Allemagne, en 2006, ils sont nombreux à avoir crevé l'écran pour leur première expérience dans un grand tournoi international. Certains ont capitalisé sur leur tournoi de feu pour s'installer sur les cimes du foot mondial. D'autres n'ont pas su assumer leur notoriété naissante et les belles promesses semées. Revue d'effectif.


. ILS ONT CONFIRMÉ


FRANCK RIBÉRY (de Marseille au Bayern Munich, présent en Afrique du Sud) :


En 2006, Franck Ribéry arrive en Allemagne dans la peau d'un joker et joue la finale dans celle d'un pion incontournable. Son but face à l'Espagne (3-1) en huitièmes lance la folle aventure tricolore. Sa fraîcheur et sa faculté à faire basculer à lui seul un match charment les grands clubs européens. De 2006 à 2010 ? Du haut de tableau en Ligue 1 avec l'OM au sommet de l'Europe avec le Bayern Munich. Deux titres de champions d'Allemagne et une finale de la Ligue des Champions plus loin (même s'il était suspendu), il a conquis la Bavière qui l'a intronisé comme son nouveau Kaiser. Bien sûr sa dernière saison fut morose, mais à voir l'empressement des dirigeants munichois pour faire rempiler leur milieu offensif grâce à un point d'or, il n'est pas certain que le Bayern lui en tienne rigueur.


MAXI RODRIGUEZ (de l'Atlético Madrid à Liverpool, présent en Afrique du Sud)


Le destin de Lukas Podolski, c'est l'histoire de l'un des plus gros gâchis de ces quatre dernières années. Un flop retentissant. Tout débute bien pourtant. Trois buts lors d'un Mondial à domicile, un titre de meilleur jeune devant Cristiano Ronaldo ou Lionel Messi. A 21 ans, Podolski est la nouvelle coqueluche de l'Allemagne. Le conte de fée s'arrête net. Il n'encaisse pas son changement de statut. De Cologne au Bayern, il se perd en route et traverse ses trois saisons bavaroises comme un fantôme (71 matchs de Bundesliga, 14 buts). Seul l'Euro 2008 lui offre une douce parenthèse, la sélection comme bouée de sauvetage. 2009, retour à la case départ, Cologne avec un gros constat d'échec à la clé. Même dans son club formateur, il ne s'en sort plus. Pendant ce temps-là, Messi et Ronaldo récoltaient un Ballon d'Or chacun... Heureusement pour lui, Joakim Löw continue de lui faire confiance. Sans lui, Podolski aurait définitivement disparu de la circulation.

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