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2015 : une année à oublier pour le Real Madrid

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Par Loïc CHENEVAS-PAULE|Ecrit pour TF1|2015-12-06T08:30:00.497Z, mis à jour 2015-12-06T10:50:11.700Z

Entre performances décevantes sur le terrain, problèmes de vestiaire et couacs administratifs, le club de la capitale espagnole est dans la tourmente depuis l'été dernier.

Palmarès à l'appui, le Real Madrid est le plus grand club de l'histoire du football. Ses 32 Liga et dix Ligue des champions, entre autres, en sont la preuve. Pourtant, depuis l'été 2015, le géant espagnol traverse un cauchemar qui est malheureusement loin d'être terminé pour ses supporters. Entre performances en dents de scie sur le terrain, problèmes de vestiaire et boulettes administratives, la maison blanche n'a jamais semblé aussi fragile. Mais comment une institution de cette envergure a-t-elle pu en arriver là ? Décryptage.

Ancelotti et Casillas virés comme des malpropres

Le premier est l'un des plus grands entraîneurs des dernières années, le second l'un des meilleurs gardiens du XXIe siècle. Pourtant, Carlo Ancelotti et Iker Casillas ont été débarqués de la maison blanche d'une manière plus que discutable. Vainqueur de la Ligue des champions (la fameuse décima) un an avant son licenciement, l'ex-coach du Milan AC et du Paris Saint-Germain pouvait compter sur le soutien de la majorité de ses joueurs, dont celui de la star Cristiano Ronaldo. Florentino Perez n'en a pas tenu compte et a nommé Rafael Benitez pour le remplacer. Quant au légendaire gardien de but merengue, ses adieux au club en conférence de presse, seul, en larmes et sans aucun dirigeant autour de lui, ont été d'une tristesse indigne de son immense carrière.

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Relations tendues entre Benitez et les cadres du vestiaire

« C'est le moment de donner une nouvelle impulsion pour gagner de nouveaux titres et atteindre notre meilleur niveau ». Tels étaient les mots de Florentino Perez au moment d'introduire Rafael Benitez en fin de saison dernière. Presque six mois plus tard, « l'impulsion » se fait toujours attendre. Le costume d'entraîneur du Real Madrid est particulier et l'ex-coach de Liverpool, même s'il est un grand entraîneur comme en témoigne son palmarès, est trop petit pour le porter. Le vestiaire l'a rapidement compris et la presse espagnole ne cesse de relater les relations tendues avec certains cadres comme Cristiano Ronaldo, Sergio Ramos ou encore James Rodriguez.


CR7 toujours indispensable à Madrid ?

Si le Real est redevenu l'une des meilleures équipes du monde sur le plan sportif ces dernières années, c'est sans aucun doute grâce à la contribution de Cristiano Ronaldo. La star portugaise a enfilé les buts depuis son arrivée dans la capitale espagnole (329 toutes compétitions confondues en un peu plus de six saisons) et a remporté tout ce qui pouvait l'être, à savoir la Ligue des champions, la Liga ou encore le Ballon d'Or à deux reprises. Pourtant, CR7 ne semble plus aussi incontournable par le passé. Lui qui aura 31 ans le 5 février prochain ne rayonne plus autant sur le rectangle vert et son attitude face au Paris Saint-Germain où il a chuchoté des mots doux à l'oreille de Laurent Blanc n'a fait que renforcer la spéculation d'un départ. Ses nombreuses virées en jet privé au Maroc pour rejoindre son ami Badr Hari, kick-boxeur après les entraînements seraient également vues d'un mauvais œil par la maison blanche.

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Le Clasico, l'humiliation de trop

Le manque de cohésion entre un entraîneur et son groupe se voit toujours sur le terrain. Mais au regard des éléments décrits ci-dessus et des récentes performances du Real, c'est plus qu'un gouffre qui semble séparer Rafael Benitez de ses joueurs. La claque reçue à Santiago Bernabeu lors du dernier Clasico (défaite 0-4 des Madrilènes) a été le point d'orgue d'une équipe qui a perdu tout son extroardinaire allant offensif depuis l'arrivée du technicien espagnol. Le public de Bernabeu ne s'est d'ailleurs pas trompé en manifestant – déjà – sa colère contre le PSG (victoire 1-0 des Madrilènes) en Ligue des champions avant de sortir les mouchoirs blancs face aux Blaugrana et réclamer la tête de Florentino Perez et celle de l'homme qu'il a installé sur le banc de touche.

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Des boulettes administratives qui font tâche

C'est un fait assez rare pour être souligné : le Real Madrid ne disputera pas les huitièmes de finale de la Coupe du Roi début janvier. Si elles ont remporté leur 16e de finale aller contre Cadix (1-3), les troupes de Florentino Perez ont commis une incroyable erreur administrative en alignant Denis Cheryshev, pourtant suspendu pour cette rencontre à cause d'une accumulation de cartons jaunes dans la compétition avec Villarreal, son précédent club. La fédération espagnole n'a pas mis longtemps pour appliquer le règlement et la sentence qui allait avec. Un couac qui n'est malheureusement pas le seul raté depuis le début de la saison, David De Gea n'ayant pas pu venir dans la capitale à cause d'un document envoyé deux minutes après la fermeture officielle du marché des transferts selon la version de Manchester United.


Benzema, un caillou dans la chaussure du Real

S'il a immédiatement été soutenu par ses dirigeants, Karim Benzema a malgré tout écorné l'image du plus grand club de l'histoire. Mercredi dernier, l'attaquant de l'équipe de France s'est exprimé dans l'affaire de la sextape de Mathieu Valbuena, estimant qu'il « n'est pas coupable » et déplorant « avoir été traîné dans la boue comme un criminel ». S'il est indispensable d'attendre les conclusions de l'enquête, cette affaire extra-sportive n'arrange en rien une équipe qui manque cruellement de sérénité. Heureusement pour le Real, l'ancien avant-centre de l'Olympique Lyonnais semble avoir un mental à toute épreuve comme en témoigne son remarquable doublé samedi après-midi contre Getafe (4-1). Comme dirait l'autre, « c'est déjà ça de gagner »...

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