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Le 5-étoiles "nécessaire et utile"

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Le 5-étoiles 'nécessaire et utile' (Domenech)
Par Maxime DUPUIS (à Knysna) et C.R.|Ecrit pour TF1|2010-06-10T08:15:00.000Z, mis à jour 2010-06-10T08:15:00.000Z

Si les Bleus vivent dans une bulle idyllique, c'est pour être bons sur le terrain. C'est ainsi que Raymond Domenech a défendu son choix, mercredi. L'un des dirigeants de la FFF, Jean-Louis Valentin, s'est lui aussi justifié des procès faits à l'équipe de France.

"Cadre idyllique". Raymond Domenech assume. Ses Bleus, à l’hôtel Pezula de Knysna, se lovent dans le bien-être le plus total. C’était calculé et cela n’a rien de bling-bling. Le sélectionneur cherchait "des conditions exceptionnelles pour pouvoir s'entraîner" et hisser les joueurs au meilleur niveau possible. C’est ce qu’il explique ce mercredi dans une vidéo postée sur le site de la FFF. Avec ce cadre de travail, le staff va "leur enlever toute excuse, pour leur dire : "Ce sont vos performances qui vont faire la différence. Tout le reste, vous ne pourrez jamais rien dire. Tout a été pensé, réfléchi, mis en place pour que cela fonctionne bien." Ils ont pris conscience si besoin de l‘importance et de l’impact de la Coupe du Monde et de ce qu’on attend d’eux." La réponse à Rama Yade est limpide : la secrétaire d’Etat attendait d’être "éblouie par les performances de la France" plutôt que par leur lieu de villégiature.


Il faut croire quand même que ses petites phrases de dimanche ont fait mouche, couplées au repli manifesté par l’équipe depuis son arrivée en Afrique du Sud. Pendant que ce film était publié sur le site de la Fédération, Jean-Louis Valentin, son directeur délégué, est venu au devant de la presse pour dégonfler quelques polémiques naissantes. Au sujet de l'hôtel des Bleus et l'ambiance ultra-sécuritaire y régnant, Valentin a confié que l'Etat sud-africain était à l'origine du dispositif. "Il n'y a eu aucune demande supplémentaire de la France", a-t-il expliqué. "Nous respectons des contraintes de sécurité sans alourdir le dispositif".


Township : "Nombre de joueurs sont enthousiastes"


Concernant le terrain d'entraînement des Bleus, inaccessible au public, le directeur délégué de la 3F a confié que la France "n'avait pas demandé à ce que le Field of Dream soit affecté à la France." Le Lorie Park – utilisé par les Danois - devait revenir aux Bleus. Valentin a confirmé que la délégation avait "saisi la FIFA et les autorités danoises pour avoir un certain nombre de créneaux pour y organiser des entraînements publics." Sous la pression ? Pas du tout : "C'est la volonté de la France et de Raymond Domenech." Au sujet de la visite d'un township prévue dimanche et de la pose de la première pierre pour la rénovation d'un terrain, Jean-Louis Valentin a révélé que les joueurs n'étaient pas obligés d'y aller mais que "nombre de joueurs sont enthousiastes à cette idée."


Raymond Domenech veut rassurer les inquiets : "Il y a quelque chose de différent, un groupe qui a envie d’être ensemble, de faire quelque chose, mais il faudra montrer sur le terrain que ces conditions étaient ce qui est nécessaire et utile pour aller loin." C’est certainement ce qu’a fait William Gallas, mardi, en n’assumant pas son tout devant les médias. "Nous avons établi des droits et obligation dans la charte, celle-ci est un élément de responsabilisation des joueurs mais pas de sanction, rassure Jean-Louis Valentin. Ce n'est pas à moi en tant que directeur délégué d'en dire plus, sinon qu'il est concentré sur un objectif sportif."