Dans l'actualité récente

Abidal: "On compte sur Henry"

Voir le site Téléfoot

Abidal: 'On compte sur Henry'
Par AFP|Ecrit pour TF1|2010-05-30T16:44:06.000Z, mis à jour 2010-05-30T16:44:06.000Z

Eric Abidal a longuement évoqué la situation en équipe de France de son coéquipier à Barcelone, Thierry Henry. Pour le défenseur des Bleus, "Thierry Henry est encore là, au service de l'équipe" qui "compte sur lui" pour la Coupe du monde.

Comment sentez-vous Thierry Henry, à court de forme ou pas?


Eric Abidal: J'ai eu la chance de jouer avec lui au Barça cette année. De janvier à mai, ça a été compliqué pour lui. Mais c'est un joueur qui pensait déjà au Mondial et qui se préparait déjà au Mondial, aux entraînements notamment, même s'il ne jouait pas en match. Ca lui a permis d'être là à Tignes. Il a joué une mi-temps contre le Costa Rica, il était bien en jambes. On peut compter sur lui. Après il y a un choix de l'entraîneur, qui n'est pas évident à faire. Mais entre nous, on compte sur lui. On compte les uns sur les autres, on vit bien ensemble.


Raymond Domenech avait parlé de blessure d'amour propre pour lui après sa saison difficile...


E.A: Pour lui l'équipe de France est une bouffée d'oxygène. Il a connu cinq mois et demi difficiles, mais ça ne change pas les qualités du joueur, il est encore là, au service de l'équipe. L'entraîneur fait des choix, des fois ce n'est pas facile à accepter, mais l'esprit du groupe est fort.


Vous sentez-vous installé en défense dans l'axe?


E.A: C'est mon poste de prédilection, dans l'axe, mais je suis content de jouer à gauche en club. Mais même si j'étais sur le banc en équipe France, pas de problème: l'important est de tout donner pour le groupe, même si on préfère être sur le terrain. Ca reste un choix du coach, il faut le respecter.


Vous avez revu le but du Costa Rica?


E.A: Non, je ne l'ai pas revu, mais je sais ce qui s'est passé. "Je sors? Je ne sors pas?", ça dure deux secondes. C'est un choix, je l'avais bien senti, au final je recule... Et voila, il tire, il marque... Ca reste à rectifier, c'est dommage, on en avait parlé à Tignes. Soit tu fais le bon choix ou le mauvais choix, mais en face il y a des équipes de qualité. La frappe a fait mouche, ça reste un détail à rectifier, mais ce genre de détail peut faire perdre les matches.


Les 15 jours de stage ont-ils été importants pour travailler avec William Gallas dans l'axe de la défense?


E.A: J ai eu la chance de jouer la première mi-temps avec William contre le Costa Rica. Ca s'est bien passé. On a la chance de jouer dans des grands clubs et de bien se connaître, de savoir ce que chacun aime sur le terrain.


Comment sentez-vous William Gallas? En forme?


E.A: William, ça va. Moi je n'avais pas de doute. Dès que je l'ai vu à Tignes, je lui ai demandé comment il allait. Il m'a répondu +ok+. L'entraîneur a fait le bon choix en lui faisant jouer seulement une mi-temps contre le Costa Rica, ce n'était pas le moment de lui mettre des kilomètres dans les jambes.


Raymond Domenech avait dit que la défense restait en chantier: le fait d'avoir changé de système est-il plus dur encore pour vous en défense centrale?


E.A: Non, ce n'est pas plus dur. On avait l'habitude de jouer en 4-4-2. Maintenant, en 4-3-3, il y a moins de monde au milieu (pour défendre), mais on rectifie par le discours: ce système, c'est tout nouveau, il faut trouver des automatismes, et pour ça parler les uns avec les autres, identifier les problèmes de placement.