Arbitrage bon "à 96%"

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Arbitrage bon 'à 96%'
Par C. R. (avec AFP)|Ecrit pour TF1|2010-07-10T23:00:03.000Z, mis à jour 2010-07-10T23:00:03.000Z

La FIFA a réalisé une étude montrant que 96% des décisions arbitrales avaient été les bonnes, durant cette Coupe du monde. Pour l'arbitre de Pays-Bas - Espagne, l'Anglais Howard Webb, "les deux meilleures équipes ont atteint la finale". Sans aucune aide involontaire des juges du jeu...

Pas fiable l'arbitrage ? Peut-être pas à 100%, mais à 96%, clairement. Ce chiffre magique, la FIFA l'a publié ce samedi pour desserrer un peu la pression sur ce sujet sensible. Elle n'a l'a pas sorti de son chapeau mais d'un constat scientifique. L'Espagnol José-Maria Garcia Aranda, le patron des arbitres de la Coupe du Monde, a présenté fièrement, à Pretoria, les chiffres d'une étude poussée des 62 premières rencontres du Mondial 2010. Avec cette précision qu'apprécieront les acteurs du jeu : "Il y a ici les meilleurs joueurs du monde, et sur 15 penalties, 9 ont été marqués, soit 60% de précision. Comparé aux 96%, je pense vraiment que l'arbitrage a été plus que bon dans cette Coupe du monde".


Au matin de la "petite finale", et la veille de la grande, qu'il aura l'honneur de diriger, l'Anglais Howard Webb a tenu une conférence de presse du même acabit. Confiant, relax, comme pour faire oublier les gros couacs des huitièmes de finale (but refusé à l'Angleterre, hors jeu flagrant pour l'Argentine). A une question sur son arbitrage contesté lors de Suisse - Espagne (1-0), le Britannique a opposé un flegme très "UK". "C'était un match propre, nous n'avons eu aucune difficulté, avec aucune des deux équipes. Et les deux finalistes sont fair-play, ils ont bonne réputation tous les deux, ils ont eu peu de problèmes disciplinaires." M. Webb approuve la conclusions de l'étude de la FIFA : "On ne peut pas savoir ce qu'une erreur a changé dans un match, et on ne le saura jamais, c'est impossible. Nous pouvons juste assumer si nous commettons une erreur, mais franchement, il y en a eu si peu... Les deux meilleures équipes ont atteint la finale, et ne le doivent pas à une décision d'arbitrage."


"Le nombre de blessures est très bas"


"Nous allons assurer", a asséné M. Webb. "Evidemment, un bon match serait qu'on ne parle pas des arbitres mais de l'excellent match qui se sera déroulé. Dans la mesure du possible, nous devons nous préparer de la même façon que d'habitude. Nous essayons. Pour nous comme pour les joueurs, c'est un immense événement." Le "nous" dont M. Webb ne s'est jamais départi englobe Mike Mullarkey et Darren Cann, ses assistants. En attendant l'ultime match, qui peut placer l'arbitrage au premier plan des débats, comme en 2006 avec l'attitude de M. Elizondo lors du coup de tête de Zidane, la FIFA dresse le constat d'un tournoi réussi : "Il y a eu cette année nettement moins de cartons rouges et jaunes, souligne José-Maria Garcia Aranda, et surtout le nombre de blessures est très bas, surtout comparé aux précédents tournois. Cela signifie que les arbitres ont contrôlé le jeu et protégé les joueurs".