Arrigo Sacchi : "Je ne suis pas raciste mais..."

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Par Laurent TITY|Ecrit pour TF1|2015-02-19T13:47:00.000Z, mis à jour 2015-02-19T13:54:17.000Z

Les propos tenus par Arrigo Sacchi en début de semaine sur la présence de joueurs de couleur dans les équipes de jeunes en Italie ont fait grand bruit et ont créé la polémique.

Une bombe, voilà ce qu'Arrigo Sacchi a lâché lundi soir lors de la cérémonie de remise du Trophée Maestrelli, qui récompense le meilleur entraîneur d'Europe. Le fameux technicien italien a en effet déploré le trop grand nombre de joueurs de couleur dans les équipes de jeunes en Italie selon lui. Des déclarations qui ont évidemment suscité un tollé en Italie et en Europe cette semaine :

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« L'Italie a perdu sa fierté »
Pour l'ancien sélectionneur de l'Italie (1991-1996) et entraîneur du grand Milan AC (1987-1991 puis 1996-1997), l'un des problèmes actuels du football italien est le suivant : « L'Italie a perdu sa dignité et sa fierté, parce qu'elle fait jouer trop d'étrangers dans les équipes de jeunes. Chez nos juniors, il y a trop de joueurs de couleur. » Arrigo Sacchi ayant pris soin de commencer son propos par : « Je ne suis pas raciste, et mon parcours d'entraîneur le démontre. »

La condamnation de Blatter
Sur son compte Twitter, Sepp Blatter a enfilé son costume de président de la FIFA pour se déclarer « choqué par les commentaires d'Arrigo Sacchi (...) La fierté et la dignité ne sont pas des questions de couleur de peau. Ça suffit. »

Pride and dignity is not a question of skin colour. Shocked by Arrigo Sacchi's comments. Stop it.

— Joseph S Blatter (@SeppBlatter) 18 Février 2015

Le soutien de Capello
Fabio Capello est l'une des rares voix à s'être élevées pour défendre Arrigo Sacchi. L'actuel sélectionneur italien de la Russie a défendu son compatriote sur la radio espagnole Onda Cero en expliquant : « Ce qu'il a dit n'est pas raciste. Nous avons besoin de plus de joueurs italiens dans nos centres de formation, qui ont une identité italienne. Nous avons des joueurs noirs qui sont italiens mais il faisait référence aux équipes de jeunes qui possèdent huit ou neuf joueurs étrangers. »

Le football n'avait en tout cas pas besoin d'une nouvelle polémique de ce genre.